02/05/2010

Université de Technologie: une mise au point s'impose!

« Le dossier de l’Université de Technologie appelle de ma part une mise au point.
Il y a un peu plus d’un an, à l’arrivée de Monsieur Christian Philip au poste de Recteur de l’Académie de Montpellier, nous avons tous deux décidé de réfléchir à l’implantation d’une Université de Technologie à Nîmes.
 
Lui en tant que Recteur avait participé à l’ouverture de l’Université de Technologie de Troyes ; moi, en tant que parlementaire à une étude sur ce type de structure. J’en ai donc informé Monsieur Jean Paul FOURNIER,  Maire de Nîmes.
 
Un dossier d’une telle importance ne peut être conduit que dans la plus grande discrétion dans la mesure où de nombreuses villes du sud de la France souhaitent cette ouverture. Nous avons eu un grand nombre de contacts dans les ministères, organisé des visites à Troyes et dans d’autres universités. Cela en concertation avec l’école des Mines d’Alès qui ne pouvait pas ne pas être associée à ce projet.
 
Ce travail a donc été réalisé dans la discrétion donc, mais non dans le secret. Et, en l’espèce, dire comme le fait Monsieur MARIGNAN, Président d’Unimes, que les universitaires n’ont pas été informés est faux : le Recteur et moi même l’avions invité à nous accompagner lors d’une rencontre avec les responsables de l’UT de Troyes.
 
Dès lors, on voit bien que les «
réticences » sont plus politiques qu’objectives. Quand Monsieur LANCELOT, Directeur du département Sciences et Art d’Unîmes, parle de « coup politique », j’ai envie de lui demander s’il considérait comme tel, l’installation de son laboratoire à Nîmes dans les locaux de la Chambre de Commerce obtenue avec le soutien du Conseiller régional en charge de l’enseignement supérieur que j’étais à l’époque…
 
Je remercie donc Jean-Paul FOURNIER qui, pour sa part, voit avant tout l’intérêt de la ville, et va accueillir les membres qui, demain, formeront le comité de pilotage pour travailler sur ce dossier.
 
Je préfère le travail à la polémique.
 
Ce travail qui m’a permis au cours de mon premier mandat de député  d’obtenir l’autonomie de l’Université qui aujourd’hui a sauvé Unimes. Ce travail qui a pour but, au cours de ce second mandat,  de tout mettre en œuvre pour développer l’enseignement supérieur dans notre ville et notre département.
 
Celles et ceux qui s’opposeront à ce projet pourraient priver  Nîmes d’une bouffée d’oxygène et d’une vitrine d’excellence.
 
D’autres villes ne manqueront pas d’essayer de la récupérer , les nîmois peuvent compter sur moi pour ne pas la laisser partir. »

Yvan LACHAUD - Député du Gard