03/02/2009

Pour le gouvernement, la gare TGV de Manduel présente des "avantages certains"

img-zonenimes.jpgComme il l'avait annoncé lors de ses voeux, Yvan Lachaud, député du Gard, a décidé de s'engager sur le contournement TGV Nîmes-Montpellier et la gare TGV de Manduel. Il a déjà fait savoir qu'il soutien le projet d'une gare TGV en site propre à Manduel. Il a ainsi posé à l'Assemblée nationale une question orale sans débat au Secrétaire d'Etat chargé des Transports Dominique BUSSEREAU sur ce sujet.

« Ma question porte sur le contournement TGV Nîmes-Montpellier. Le 17 juin, vous avez signé à Montpellier le protocole d'intention préalable à la réalisation du contournement ferroviaire à grande vitesse de Nîmes et de Montpellier. L'accord, portant sur 1,46 milliard d'€, prévoit que l'Etat participera à hauteur de 685 millions d'€, les collectivités locales à hauteur de 420 millions d'€, le reste étant financé par RFF et l'Europe.
Malgré leur attachement à ce projet, les élus de Nîmes-Métropole dont je suis, ne se sont pas joints à vous pour la signature de ce protocole.
Nous estimons, en effet, que les engagements de l'Etat concernant la future gare TGV de Nîmes-Manduel et concernant la plateforme multimodale qui y est liée sont insuffisants à ce jour. Nous ne pourrons souscrire à ce projet si celui-ci devait remettre en cause la qualité de desserte de l'agglomération nîmoise sur la ligne du TGV-Méditerranée.
C'est pourquoi, Monsieur le Ministre, à l'heure où des interrogations se sont faites jour sur le moment de la réalisation de ce projet, je vous demande de confirmer les engagements de l'Etat sur les échéances de livraison, et surtout sur la réalisation d'une gare TGV Nîmes Manduel et de sa plateforme multimodale la reliant au centre-ville.
»

En réponse, le secrétaire d'Etat Christian Blanc a nettement réaffirmé « l'engagement de l'Etat à conduire dans les meilleurs délais la réalisation du contournement de Nîmes et de Montpellier ». Il a souligné que le gouvernement considérait la qualité de la desserte ferroviaire à grande vitesse de l'agglomération nîmoise comme un sujet essentiel qu'il examinait avec toute l'attention requise. Si l'Etat ne peut pas prendre une position sur l'intérêt et le choix de l'implantation d'une gare nouvelle à Nîmes avant le débat public consacré au projet de ligne nouvelle entre Montpellier et Perpignan, qui aura lieu du 1er mars au 30 juin prochain, le secrétaire d'Etat a toutefois observé que le site de Manduel présente d'ores et déjà des avantages certains : il offre notamment l'intérêt d'une interconnexion entre les réseaux TER et TGV et permettrait une ouverture sur l'est du Gard et les territoires voisins. Voilà une réponse qui va dans le bon sens, a souligné Yvan Lachaud.