07/02/2011

Convention du projet centriste sur l'école: "Tout ne marche pas si mal à l'école..."

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"Mesdames, messieurs, mes chers amis,

J'entends souvent dire autour de moi qu'il y a un problème avec l'école. Je ne partage absolument pas ce sentiment. D'abord, parce que tout ne marche pas si mal que cela à l'école. L'école a dû s'adapter à l'accueil de plusieurs millions d'élèves, 12,5 millions à la rentrée 2010, elle a réussi à amener la quasi-totalité d'une classe d'âge au brevet (que moins de 30 % des élèves obtenaient en 1980) et 70 % en terminale (contre seulement 10 % à la fin des années 1950, 30 % au début des années 1970), ce qui constitue deux objectifs réellement extraordinaires. Pour la grande majorité des élèves, 80 %, l’école française réussit bien, mieux que dans aucun autre pays comparable.

On ne peut pas tout attendre de l'école. Elle a pour mission d'instruire pour certains, d'éduquer pour d'autres, mais l'éducation appartient d'abord à la famille, un rôle qu'elle n'assume pas toujours autant qu'elle le devrait.

Face au désengagement de la famille et dans une société qui devient de plus en plus consumériste, le travail des enseignants devient plus compliqué.

Je pense qu'il faut donner aux enseignants la possibilité de changer de métier, comme on a su le faire dans l’armée au bout de quinze ans de service. Ce qui est particulier avec les enseignants, c'est qu'ils ne quittent jamais le cartable qu'ils avaient quand ils étaient élèves. Il peut paraître difficile, a fortiori aujourd’hui dans un monde qui bouge, d'exercer le même métier pendant quarante ans, qui plus est face à des jeunes qui ont profondément changé.

Certes, le dispositif de « seconde carrière » existe déjà, mais cela reste peu su et peu attractif ; il faut le développer et surtout le rendre naturel, habituel.

 

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Je vais commencer par l'école primaire, qui ne marche pas si mal. Regardons tout ce qui réussit : tous les enfants de l'école primaire passent au collège, c'est une belle réussite de notre école et de notre société. D’autre part, le travail par cycles donne de bons résultats, comme les décloisonnements.

Pour autant, il reste des questions : pourquoi les contenus ne sont-ils pas aussi acquis, en français, mathématiques ? Pourquoi des résultats aussi mauvais concernant la maîtrise des fondamentaux ? C’est qu’on a admis le principe que pour passer en collège, l'âge prime sur la compétence : à douze ans, un élève passe en collège même si les fondamentaux ne sont pas acquis. Il y a ici un chantier important à mener pour que les élèves sachent mieux écrire et calculer.

Il y a une vraie révolution à faire pour l’apprentissage des langues vivantes : créer à l’école primaire des classes bilingues. On peut apprendre en même temps l'anglais et la géographie ou l’histoire, c’est-à-dire apprendre l'histoire-géographie en anglais. Les enfants ont à cet âge précoce une facilité d’apprentissage qu’il serait regrettable de ne pas mettre à profit.

Dans le monde globalisé du XXIe siècle, dans le « village planétaire », les élèves doivent apprendre deux ou trois langues étrangères. Quant au choix de ces langues, anglais, allemand, espagnol, russe, chinois, arabe, même langues régionales, n’imposons rien. Ne nous illusionnons pas : le français n'est pas plus appris à l'étranger que l'allemand chez nous.

On me répondra : comment organiser l’apprentissage des langues étrangères dans des classes où cohabitent dix, quinze langues maternelles ? Quel sens y a-t-il à enseigner l’anglais ou l’allemand à des enfants qui ne maîtrisent pas le français ? Je pense que la priorité doit rester l’apprentissage du français, et qu’il faut donc renforcer l'enseignement en français pour ceux qui en ont besoin, et leur permettre aussi d’apprendre une langue étrangère. C’est aussi un moyen de donner des chances de promotion sociale à tous les jeunes, en particulier à ceux qui n’auront pas les moyens de faire un séjour linguistique en Angleterre.

 

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Un mot sur les rythmes scolaires. Je suis favorable à une semaine de 4 jours et demi, au choix le mercredi ou le samedi matin. Il faut surtout prendre en compte, au-delà du temps de l'élève, le temps de l'enfant. Les enfants suivent le le rythme des familles qui travaillent, d’où des journées très longues : garderie de 7h à 8h30, restauration le midi, accueil périscolaire le soir jusqu'à 19h parfois. Si on réduit le temps scolaire d'une heure l'après-midi, que se passera-t-il ? Les élèves resteront une heure de plus en garderie le soir, sans aucun bénéfice pour eux ! Il faut développer une approche qualitative des temps passés à l'école en articulant les temps de classe et les temps de garderie.

 

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Venons-en au collège. Pour aider les élèves à trouver leur voie et à développer leurs capacités, il doit prendre en compte leur singularité, soutenir au bon moment celui qui en a besoin, offrir des parcours diversifiés, faire preuve de souplesse. Peut-on encore en rester au collège unique qui uniformise les pratiques d'enseignement ?

Les enjeux de notre société de la connaissance sont tels que les élèves en difficulté se sentent parfois abandonnés au collège. Quand les jeunes sont aigris, on ne peut pas leur demander de faire tous la même chose. L’objectif de la même formation pour tous est souhaitable, mais il faut l'adapter. Face à des jeunes en situation d'extrême difficulté, il vaut mieux leur proposer autre chose plutôt que d'en faire des délinquants.

 

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Le lycée assure-t-il vraiment la réussite de chaque élève ? Quand, chaque année, plus de 50 000 jeunes quittent le lycée sans le baccalauréat et quand un étudiant sur deux échoue en première année universitaire, le lycée ne doit-il pas changer ses modes de fonctionnement ?

Une donnée domine tout : les lycéens ont trop d'heures de cours. Avec le choix des options, certains lycéens comptent plus d'heures de cours qu'un salarié à 35 heures. On devrait donc réduire d'au moins une heure ou deux par semaine les enseignements généraux ou optionnels. Et ne touchons pas aux enseignements de langues vivantes, pour lesquels il faudrait développer le travail en demi-groupes, le travail en immersion.

 

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Je voudrais conclure sur la nécessité du sentiment d’appartenance. Le malaise des jeunes, qui débouche pour certains sur la déscolarisation et la délinquance, est lié à l’absence d’un sentiment d’appartenance collectif, au manque d’orientation claire dans le présent, qui devient pour les jeunes le plus en difficulté ou les plus fragiles un trou dans l’espérance. L’école doit donner aux jeunes des perspectives d’avenir. C’est la condition pour que le présent garde son sens premier, qui est de rêver, penser, construire les lendemains. Il nous faut donc présenter l’école comme une des matrices essentielles de la société, afin de permettre à tous les jeunes de retrouver ou trouver le chemin de l’école, et surtout le goût de l’école."

15/11/2010

Le premier budget de l'Etat n'est plus celui de l'éducation nationale, c'est celui du service de la dette...

A l’Assemblée Nationale, durant les discussions budgétaires, il était habituel de présenter le budget de l’Education nationale comme le premier budget de l’Etat. Et bien ce n’est plus vrai : le premier poste budgétaire de l’Etat, c’est aujourd’hui celui du service de la dette. Cela a une portée considérable : cela veut dire que nous consacrons davantage à régler nos dépenses courantes qu’à préparer l’avenir de nos enfants.

 Dans ces conditions, l’impératif de réduction des dépenses publiques, auquel la mission « enseignement scolaire », avec un budget de  60,5 milliards d'euros en hausse de 1,6 %, se conforme d’ailleurs, apparaît manifestement nécessaire et légitime.

 Je voudrais attirer votre attention, M. le Ministre, sur les sujets qui tiennent à cœur aux députés centristes.

 Premièrement, la connaissance fine des moyens et des besoins de l'éducation nationale pourrait être améliorée, notamment en ce qui concerne l'évolution des effectifs des élèves qui justifie chaque année la suppression ou la création d'emplois. Cette connaissance devrait être accompagnée d'une meilleure évaluation des mesures décidées et mises en œuvre. Ainsi, le pilotage par objectif doit être développé.

Quant aux effectifs, nous attirons votre attention sur le fait que les schémas d'emplois mis en œuvre ne doivent pas remettre en cause la capacité de l’école à remplir de manière satisfaisante ses fonctions. L’enjeu d’une gestion saine des finances publiques n’est pas d’adopter une simple logique comptable de suppressions de postes, mais de faire en sorte que les moyens affectés à l’Education nationale soient utilisés au mieux pour assurer la réussite des élèves. Centrer la politique scolaire exclusivement sur la diminution du nombre de fonctionnaires se traduirait, sur le terrain, par la fragilisation systématique des académies les plus en difficulté.

 Venons-en à l’école élémentaire. Son évolution est continue depuis quelques années : nouveaux programmes, nouvelle organisation horaire, nouvelles évaluations...

Mais la question de la gouvernance pédagogique dans l’intérêt des élèves demande d’expérimenter de nouvelles réponses. Ainsi souhaitons-nous que certaines recommandations du rapport présenté par mon collègue Frédéric Reiss soient mises en œuvre,  en écho avec la réflexion sur les rythmes scolaires ou en complément du plan de lutte contre l’illettrisme: Il met notamment l’accent sur l’impossibilité d’élaborer un modèle unique en raison des fortes spécificités territoriales. Je rappelle que la question des responsabilités et des charges des directeurs d’école n’a toujours pas été réglée, et qu’un bon nombre d’entre eux sont actuellement mobilisés.

 Vient ensuite le collège. Vous le savez, nous émettons depuis longtemps des réserves contre le collège unique, qui n’a pas empêché une école à plusieurs vitesses et la suppression de la carte scolaire n’a rien amélioré.

La volonté de réduire les inégalités sociales, louable dans son principe, a débouché sur un égalitarisme républicain poussé à l’extrême, niant toute différence entre les aptitudes des élèves. Mettre fin au collège unique permettrait aux parents de choisir l’enseignement le mieux adapté aux goûts et aux aptitudes de leurs enfants, au lieu d’un tronc commun niveleur entre 11 et 15 ans, mais aussi d’en finir avec les classes hétérogènes. Sur ce sujet, comme sur d’autres, nous vous invitons au courage !

 Nous saluons par ailleurs la poursuite de l'individualisation de la prise en charge des élèves. Il est important de porter attention à la réussite de chaque élève, en particulier par la multiplication des dispositifs d’aide personnalisée ou de remises à niveau propres à chaque situation.

Nous vous faisons cette proposition : revoir l'organisation d'ensemble en privilégiant l'autonomie et la responsabilité des établissements en la matière.

 Un mot évidemment sur les 9500 établissements d'enseignement privé sous contrat, qui scolarisent plus de 2 millions d’élèves et emploient près de 200 000 personnels. Dans ce budget, comme dans les précédents depuis la loi de finances de 1985, s'agissant des emplois, le principe de parité a été appliqué conformément aux usages et à la règle non écrite des « crédits limitatifs ». Ces crédits limitatifs, je le rappelle, ont été établis pour faire en sorte que "les établissements privés ne puissent se créer en dehors des schémas prévisionnels [...] de façon à éviter les doubles emplois et les gaspillages antérieurs".

Ils ont eu pour effet, évident, de brider l’expansion de l’enseignement privé, contre la volonté des familles qui sont toujours plus nombreuses à faire confiance aux établissements d’enseignement privé sous contrat.

 Au Nouveau Centre, nous pensons qu’il faut accompagner l’évolution des effectifs dans l’enseignement privé. Le rapport de 80/20 est aujourd’hui dépassé : eu égard à la mission de service public assumée par l’enseignement privé sous contrat, il faut revoir ce ratio, sans pour autant rallumer la guerre scolaire. 20 % des emplois retirés dans l’enseignement public sont retirés dans l’enseignement privé, sans tenir compte ni des besoins réels ni des effectifs ni du taux d’encadrement.

 Si cette mesure perdurait uniquement par souci d’économie budgétaire, on pourrait s’interroger quand on constate qu’un enseignant du privé coûte à l’Etat 2,5 fois moins en charges patronales qu’un fonctionnaire. Le rapporteur spécial l’avait souligné dans son rapport il y a déjà deux ans, et je pense qu’il est temps de reprendre cette réflexion.

 Autre sujet d’inquiétude majeur, l'enseignement technique agricole. Nous tenons à exprimer, avec la plus grande fermeté, notre opposition au transfert du programme budgétaire 143 de la mission « Enseignement scolaire » vers la mission « Agriculture, pêche, alimentation, forêt et affaires rurales ». La diminution des moyens en personnels et les fermetures de classe ne vont-elles pas remettre en cause la qualité de cet enseignement ?

Ce transfert, engagé sans aucune concertation avec les acteurs de l'enseignement agricole, risque de signer un recul inévitable du service éducatif rendu, sans même résoudre les problèmes de financement de l'enseignement agricole. Prenons garde à ne pas ignorer la législation spécifique qui fonde les missions de l’enseignement agricole et celle particulière également des relations contractuelles entre les établissements privés et l'Etat. Alors que ce transfert risque de conduire à une déstabilisation générale de l'enseignement agricole, la solution résidait au contraire, comme cela vous avait été proposé, M. le Ministre, lors de votre audition à l'Assemblée nationale en juin, dans un renforcement de la coordination entre les deux ministères.

Voici, M. le Ministre, les remarques essentielles que les députés centristes tenaient à vous présenter au sujet de ce budget. Je veux rappeler notre attachement à une politique ambitieuse qui permette d'assurer l'égalité des chances et la qualité des enseignements, d’aider les élèves méritants issus de familles modestes à poursuivre leurs études, et d'améliorer la vie des élèves et des enseignants ; à la conduite d’expérimentations adaptées aux situations diverses, afin de tenir compte des réalités sociales ou territoriales ; à la mise en valeur des initiatives des équipes enseignantes ; à la recherche de partenariats nouveaux, notamment entre État et collectivités.

05/11/2008

Yvan LACHAUD rencontre le monde de l'éducation sur la Réforme des Lycées

Yvan LACHAUD, député du Gard et porte-parole du Nouveau Centre pour l’éducation, a rencontré mercredi 5 novembre, les principaux représentants du monde de l’éducation (lycéens, enseignants et parents d’élèves) pour évoquer la réforme du lycée.

Ces entretiens fructueux ont montré la nécessité d’une réforme de la classe de seconde, pour lutter contre les échecs des lycéens en seconde et d’un certain nombre de bacheliers à l’université, et ainsi pour faire réussir davantage d’élèves.

La réforme proposée par le Ministre de l’éducation nationale va dans le bon sens, considère le député Nouveau Centre : elle permet d’alléger le nombre d’heures de cours des élèves, aujourd’hui trop important, et elle donne la possibilité aux élèves de mieux choisir leurs enseignements en fonction de leurs choix personnels d’orientation, tout en garantissant à tous un tronc commun qui leur assure un enseignement suffisant dans les principales matières. Enfin, l’accompagnement individualisé, qui ne sera pas réservé aux élèves en difficulté, pourra être une vraie plus-value pour les lycéens.

Tout au long de la maturation de ce projet de réforme de la classe de seconde, le Groupe Nouveau Centre sera force de propositions. Yvan LACHAUD émet ainsi plusieurs recommandations :
• prendre en compte réellement les profils divers des élèves pour sortir de la logique hiérarchisante des filières, notamment en obligeant les élèves à choisir au premier ou au second semestre des modules de 2 ou 3 familles différentes
• prévoir des stages en entreprise pour les élèves dans le cadre de l’accompagnement éducatif
• prévoir une formation complémentaire pour les enseignants à de nouvelles pratiques (tutorat, accompagnement individualisé)
• enseigner les langues vivantes, comme aujourd'hui en terminale : 2 heures par groupe d’une quinzaine d’élèves

Enfin, si la réforme doit être appliquée dès la rentrée 2009, une attention particulière doit être portée à la situation des élèves de troisième, qui choisiront leur orientation dans les prochaines semaines. Il faut donner plus rapidement les informations sur la nouvelle organisation de la classe de seconde. La condition première de la réussite de cette nouvelle classe de seconde réside finalement dans la réussite des choix et de l’orientation des élèves : il faudra donner aux élèves les moyens d’une éducation aux choix.



http://www.dailymotion.com/mychannel/Bestofseychelles/video/x7barw_reforme-du-lycee-yvan-lachaud-a-lec_news

03/11/2008

Assemblée Nationale, Permanence à Garons, et rendez-vous vendredi...

Plusieurs rendez-vous cette semaine:

De lundi à mercredi soir, Yvan LACHAUD sera à Paris pour, entre autres, voter le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale, mais également effectuer des auditions sur les écoles primaires et élémentaires dans le cadre de la préparation du Budget de l'Education Nationale.

Jeudi de 10h à 12h, il tiendra sa permanence à Garons. Rendez-vous à l'Hôtel de Ville si vous souhaitez le rencontrer.

Enfin vendredi soir à 19h, à la permanence de l'avenue Georges Pompidou, il fera un point sur l'actualité autour d'un verre de l'amitié au cours du traditionnel rendez-vous convivial du vendredi soir. Vous êtes tous les bienvenus.

29/10/2008

Contrats Aidés: Face à la crise, soyons solidaires...

Yvan LACHAUD, Secrétaire Général du Nouveau Centre et Député du Gard, réagit à l'annonce de la création de 100000 emplois aidés par l'Etat afin de lutter contre les effets de la crise financière sur l'économie réelle.

"Il s'agit d'une décision pragmatique et de bon sens. J'avais déjà rencontré le Secrétaire Général de l'Elysée pour lui faire part de la nécessité de maintenir les contrats aidés dans des domaines où ils ont fait la preuve de leur efficacité comme celui de l'Education Nationale.

A l'heure où le Président de la République annonce la création de près de 100000 d'entre eux, et que, par ailleurs, près de 40% seront destinés à l'Education, je ne peux que me réjouir d'avoir été entendu.

Je fais partie des parlementaires qui, il y a cinq ans, ont incité les proviseurs à accepter ces contrats sachant qu'il permettrait un meilleur accueil à l'école des enfants en difficulté et des enfants handicapés. Cela a été le cas, et le sera d'autant plus avec ces nouveaux emplois.

Face à la crise, c'est de solidarité dont nous avons besoin, je crois que nous avons, là, l'occasion, en particulier pour les jeunes, de le démontrer."