13/10/2010
Réaction à l'émission "Appels d'Urgence" diffusée hier soir sur Tf1

Une nouvelle politique pour lutter contre la délinquance des jeunes mineurs
Un versant sombre de la vie nîmoise a été montré hier à la télévision, et beaucoup de Nîmois, et sûrement beaucoup de Français aussi, ont dû être choqués de l'image qui a été donnée de Nîmes.
Les caméras ont montré une réalité partielle de notre ville, celle de l'insécurité, qui a surpris désagréablement beaucoup de mes concitoyens, et a rappelé de mauvais souvenirs à d’autres. Depuis plusieurs années, je travaille sur ces questions, et ces images n’ont fait que confirmer le constat que nous partageons depuis plusieurs années avec les forces de l’ordre. Les mineurs délinquants sont de plus en plus violents. C’est un phénomène qui touche toute la France, et je récuse toute stigmatisation à l’égard de ma ville.
J’espère néanmoins que ce reportage fera réfléchir tous ceux qui doutaient de la difficulté de l’Etat à faire valoir son autorité, puisqu'il met en évidence la difficulté du travail des policiers, confrontés à des jeunes de plus en plus violents et qui agissent en toute impunité.
L'insécurité au quotidien, les agressions, les vols, les insultes, la peur constante de beaucoup de nos concitoyens ne peuvent plus être tolérés... Il faut remettre les choses à leur place, remettre de l'ordre, et réinstaurer la crainte de la sanction chez les délinquants !
Nos concitoyens exigent légitimement de la République qu’elle garantisse leur sécurité. Ils attendent une réponse ferme face au développement grandissant de la délinquance et à la gravité de faits commis par des mineurs de plus en plus jeunes.
Il faut reconnaître que les outils qui existent, avec la Protection judiciaire de la jeunesse, ne permettent pas toujours de faire face aux cas les plus graves, et encore moins d’opposer une dissuasion des actes délictuels. C'est pourquoi je suis convaincu qu'il nous faut imaginer d’autres solutions que les traditionnels placements en foyer ou en établissements pénitentiaires pour mineurs, ou que les récents et coûteux centres éducatifs fermés.
Je propose une action fondée sur trois principes : refuser une logique répressive de « tout sécuritaire » et d’exclusion sociale dès le plus jeune âge ; réaffirmer la nécessité d’un travail d’éducation et de réinsertion sociale ; imaginer une solution qui soit différente du système disciplinaire carcéral, car la place des enfants n’est pas en prison, et aucun travail éducatif n’y est possible.
C'est pourquoi je propose, dans une proposition de loi, de créer des établissements d’éducation, de discipline et de réinsertion, qui peuvent constituer une réponse efficace à la délinquance des mineurs.
A l’heure où de nombreuses voix s’élèvent pour réclamer le rétablissement du service militaire pour permettre aux jeunes d’avoir, au moins une fois dans leur vie, un contact direct avec les valeurs de la République, il me paraît urgent d'étudier une action de ce type, plus ciblée, plus précoce et donc plus efficace. De tels établissements offriraient un mode d’éducation, de sanction et de réinsertion adapté aux élèves les plus difficiles, en permettant l’éducation (notamment sociale et civique), la formation professionnelle et la réinsertion des délinquants mineurs par le biais d’un encadrement et d’une discipline stricts.
10:42 Publié dans Justice & Sécurité | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : emission, tf1, appels d'urgence, nîmes, sécurité, encadrement militaire





