28/02/2012

Replacer la famille, les valeurs d'autorité, de responsabilité et de mérite, au coeur de l'école de la République

Sarko Montpellier.jpgJe me félicite que Nicolas SARKOZY, lors de son discours de Montpellier, après la réussite de la transformation de l’Université au cours du premier quinquennat, se soit engagé à transformer l’Ecole pour l’adapter au XXIe siècle lors des cinq prochaines années.

Alors que la France doit faire une priorité de la lutte contre les déficits, Nicolas Sarkozy a réussi à sortir des logiques quantitatives archaïques pour transformer l’éducation nationale, et proposer des solutions nouvelles en replaçant la famille et les valeurs d’autorité, de responsabilité et de mérite au cœur de son projet de transformation de l’école de la République.

Le centre du projet c’est de redonner aux enseignants un sentiment de reconnaissance trop souvent perdu, et de retisser le lien avec les familles. C’est le sens de l’espace de travail individuel dont bénéficieront les professeurs, qui leur permettront de recevoir les parents en début d’année scolaire. Ce projet implique une présence plus importante des enseignants dans nos écoles, et c’est pourquoi le Président de la République propose en contrepartie, à ceux qui le souhaitent, d’augmenter leurs salaires de 25%.

Loin de la promesse irresponsable aux vues de nos finances publiques de 60000 enseignants supplémentaires, Nicolas Sarkozy a tenu un grand discours de transformation de l’école sans annoncer une énième « grande réforme », proposée rituellement à chaque campagne électorale. Son engagement, c’est de redonner à nos jeunes la perspective du mérite et de la récompense de l’effort.

07/02/2011

Convention du projet centriste sur l'école: "Tout ne marche pas si mal à l'école..."

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"Mesdames, messieurs, mes chers amis,

J'entends souvent dire autour de moi qu'il y a un problème avec l'école. Je ne partage absolument pas ce sentiment. D'abord, parce que tout ne marche pas si mal que cela à l'école. L'école a dû s'adapter à l'accueil de plusieurs millions d'élèves, 12,5 millions à la rentrée 2010, elle a réussi à amener la quasi-totalité d'une classe d'âge au brevet (que moins de 30 % des élèves obtenaient en 1980) et 70 % en terminale (contre seulement 10 % à la fin des années 1950, 30 % au début des années 1970), ce qui constitue deux objectifs réellement extraordinaires. Pour la grande majorité des élèves, 80 %, l’école française réussit bien, mieux que dans aucun autre pays comparable.

On ne peut pas tout attendre de l'école. Elle a pour mission d'instruire pour certains, d'éduquer pour d'autres, mais l'éducation appartient d'abord à la famille, un rôle qu'elle n'assume pas toujours autant qu'elle le devrait.

Face au désengagement de la famille et dans une société qui devient de plus en plus consumériste, le travail des enseignants devient plus compliqué.

Je pense qu'il faut donner aux enseignants la possibilité de changer de métier, comme on a su le faire dans l’armée au bout de quinze ans de service. Ce qui est particulier avec les enseignants, c'est qu'ils ne quittent jamais le cartable qu'ils avaient quand ils étaient élèves. Il peut paraître difficile, a fortiori aujourd’hui dans un monde qui bouge, d'exercer le même métier pendant quarante ans, qui plus est face à des jeunes qui ont profondément changé.

Certes, le dispositif de « seconde carrière » existe déjà, mais cela reste peu su et peu attractif ; il faut le développer et surtout le rendre naturel, habituel.

 

***

Je vais commencer par l'école primaire, qui ne marche pas si mal. Regardons tout ce qui réussit : tous les enfants de l'école primaire passent au collège, c'est une belle réussite de notre école et de notre société. D’autre part, le travail par cycles donne de bons résultats, comme les décloisonnements.

Pour autant, il reste des questions : pourquoi les contenus ne sont-ils pas aussi acquis, en français, mathématiques ? Pourquoi des résultats aussi mauvais concernant la maîtrise des fondamentaux ? C’est qu’on a admis le principe que pour passer en collège, l'âge prime sur la compétence : à douze ans, un élève passe en collège même si les fondamentaux ne sont pas acquis. Il y a ici un chantier important à mener pour que les élèves sachent mieux écrire et calculer.

Il y a une vraie révolution à faire pour l’apprentissage des langues vivantes : créer à l’école primaire des classes bilingues. On peut apprendre en même temps l'anglais et la géographie ou l’histoire, c’est-à-dire apprendre l'histoire-géographie en anglais. Les enfants ont à cet âge précoce une facilité d’apprentissage qu’il serait regrettable de ne pas mettre à profit.

Dans le monde globalisé du XXIe siècle, dans le « village planétaire », les élèves doivent apprendre deux ou trois langues étrangères. Quant au choix de ces langues, anglais, allemand, espagnol, russe, chinois, arabe, même langues régionales, n’imposons rien. Ne nous illusionnons pas : le français n'est pas plus appris à l'étranger que l'allemand chez nous.

On me répondra : comment organiser l’apprentissage des langues étrangères dans des classes où cohabitent dix, quinze langues maternelles ? Quel sens y a-t-il à enseigner l’anglais ou l’allemand à des enfants qui ne maîtrisent pas le français ? Je pense que la priorité doit rester l’apprentissage du français, et qu’il faut donc renforcer l'enseignement en français pour ceux qui en ont besoin, et leur permettre aussi d’apprendre une langue étrangère. C’est aussi un moyen de donner des chances de promotion sociale à tous les jeunes, en particulier à ceux qui n’auront pas les moyens de faire un séjour linguistique en Angleterre.

 

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Un mot sur les rythmes scolaires. Je suis favorable à une semaine de 4 jours et demi, au choix le mercredi ou le samedi matin. Il faut surtout prendre en compte, au-delà du temps de l'élève, le temps de l'enfant. Les enfants suivent le le rythme des familles qui travaillent, d’où des journées très longues : garderie de 7h à 8h30, restauration le midi, accueil périscolaire le soir jusqu'à 19h parfois. Si on réduit le temps scolaire d'une heure l'après-midi, que se passera-t-il ? Les élèves resteront une heure de plus en garderie le soir, sans aucun bénéfice pour eux ! Il faut développer une approche qualitative des temps passés à l'école en articulant les temps de classe et les temps de garderie.

 

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Venons-en au collège. Pour aider les élèves à trouver leur voie et à développer leurs capacités, il doit prendre en compte leur singularité, soutenir au bon moment celui qui en a besoin, offrir des parcours diversifiés, faire preuve de souplesse. Peut-on encore en rester au collège unique qui uniformise les pratiques d'enseignement ?

Les enjeux de notre société de la connaissance sont tels que les élèves en difficulté se sentent parfois abandonnés au collège. Quand les jeunes sont aigris, on ne peut pas leur demander de faire tous la même chose. L’objectif de la même formation pour tous est souhaitable, mais il faut l'adapter. Face à des jeunes en situation d'extrême difficulté, il vaut mieux leur proposer autre chose plutôt que d'en faire des délinquants.

 

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Le lycée assure-t-il vraiment la réussite de chaque élève ? Quand, chaque année, plus de 50 000 jeunes quittent le lycée sans le baccalauréat et quand un étudiant sur deux échoue en première année universitaire, le lycée ne doit-il pas changer ses modes de fonctionnement ?

Une donnée domine tout : les lycéens ont trop d'heures de cours. Avec le choix des options, certains lycéens comptent plus d'heures de cours qu'un salarié à 35 heures. On devrait donc réduire d'au moins une heure ou deux par semaine les enseignements généraux ou optionnels. Et ne touchons pas aux enseignements de langues vivantes, pour lesquels il faudrait développer le travail en demi-groupes, le travail en immersion.

 

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Je voudrais conclure sur la nécessité du sentiment d’appartenance. Le malaise des jeunes, qui débouche pour certains sur la déscolarisation et la délinquance, est lié à l’absence d’un sentiment d’appartenance collectif, au manque d’orientation claire dans le présent, qui devient pour les jeunes le plus en difficulté ou les plus fragiles un trou dans l’espérance. L’école doit donner aux jeunes des perspectives d’avenir. C’est la condition pour que le présent garde son sens premier, qui est de rêver, penser, construire les lendemains. Il nous faut donc présenter l’école comme une des matrices essentielles de la société, afin de permettre à tous les jeunes de retrouver ou trouver le chemin de l’école, et surtout le goût de l’école."

01/12/2010

Rythmes scolaires: contribution d'Yvan LACHAUD à la mission d'information

Cette mission a, au cours de ses travaux, réfléchi aux moyens de donner à nos élèves les moyens de réussir dans le monde du XXIe siècle. C’est une bonne chose que la conférence nationale sur les rythmes scolaires ouvre le débat de manière dépassionnée sur l’ensemble des sujets qui s’y rapportent. Particularité française, nos élèves sont ceux qui ont le plus grand nombre d’heures de cours sur le plus petit nombre de semaines d’enseignement.

Plusieurs réformes ont été menées depuis une vingtaine d’années, sans réel succès. Ainsi, la semaine de quatre jours a été mise en place sans allégement des programmes et a considérablement alourdi le temps de concentration demandé chaque jour aux élèves pour les apprentissages fondamentaux (français, calcul, mathématiques). Cette réforme s’est faite aux dépens des activités culturelles, périscolaires, mais aussi des temps de détente et d'activités ludiques.

 Notre constat

Il est temps de mettre l’élève au centre de la réflexion sur les rythmes scolaires ; il est temps de chercher la solution la meilleure possible pour trouver un compromis entre le développement harmonieux des élèves, les pratiques scolaires et le rythme de vie.

Quel constat faisons-nous, et quelle analyse en conséquence ? Nous constatons que l'organisation actuelle des rythmes scolaires ne prend pas assez en compte le rythme des enfants, ni le rythme des familles qui travaillent. Ainsi, les enseignants constatent une fatigue des élèves le lundi et le vendredi ; les élèves ayant des besoins particuliers nécessitant une prise en charge spécifique pendant ou hors temps scolaires semblent manifester plus de signes de fatigue que les autres ; le temps scolaire a été rallongé pour les enfants en difficulté bénéficiant de l'aide personnalisée, mais cette aide ne semble pas toujours efficace quand elle est située sur le temps méridien ou après la classe. Enfin, les élèves sont contraints de suivre le rythme des familles qui travaillent, ce qui entraîne pour eux des journées très longues à l'école (accueil en garderie de 7h à 8h30, restauration le midi, accueil péri-scolaire le soir jusqu'à 19h parfois).

Nous constatons également que les élèves manifestent des vitesses de développement différentes. Si on recherche la réussite de tous les élèves, il faut se poser la question de la cadence à laquelle les élèves sont soumis. Un rythme trop unique est souvent proposé, avec des exigences calendaires identiques pour tous. Par ailleurs, on observe une grande différence entre la réalité des grandes villes et celle du monde rural.

Trouver un rythme qui favorise le bien-être de l'enfant, et donc de l'élève

Notre approche, au Nouveau Centre, repose sur un principe fondamental : trouver un rythme qui favorise le bien-être de l'enfant, et donc de l'élève. Cela implique, d'abord, d'avoir une vision différenciée de la pédagogie, mais aussi de revoir les programmes qui semblent encore aujourd'hui trop lourds. Cela implique également de prendre davantage en compte les cycles, qui ont été conçus pour tenir compte des diverses potentialités des élèves ; en effet, cette possibilité qu'offre le système éducatif n'a pas été totalement explorée. Cela impose enfin de s'interroger sur les effets produits en termes d'impact psychologique sur les élèves : notre système éducatif exerce une forte pression à la réussite, de nombreuses études montrant en effet que les écoliers français sont parmi les plus stressés.

Notre école semble encore trop élitiste. L'idée forte que nous souhaitons mettre sur la table est qu'il serait souhaitable de ne pas associer le temps d'apprentissage et de formation avec le temps de la sélection. Sachons donner à chacun la possibilité d'avancer à son rythme, comme le prévoit notamment la mise en oeuvre du livret personnel de compétences.

Nous préconisons, au Nouveau Centre, d’appliquer les principes de liberté et de souplesse dans l'aménagement du temps scolaire des élèves, afin de mettre sur la table l’organisation du temps scolaire, de la journée à l’école et, plus généralement, l’organisation de la semaine à l’école, au collège et au lycée.

Pour nous, l’objectif le plus important de l’aménagement des rythmes scolaires ne se limite pas à trouver le moyen d’améliorer les performances de nos élèves. Certes, cela en constitue l’un des buts, mais pas le premier ni le plus essentiel. C’est un fait, l'école primaire stresse et fatigue les enfants sans pour autant leur donner un meilleur niveau que leurs camarades européens, les derniers résultats des enquêtes PISA le montrent. Les pays qui ont les meilleurs résultats, comme le Japon, la Finlande ou la Suède, ont beaucoup moins d'heures et elles sont plus dispersées.

Les emplois du temps surchargés du primaire mais aussi la déconnexion totale entre les temps scolaires et les rythmes de l'enfant sont responsables, au moins en partie, de l'échec, des phobies scolaires et du rejet de l'école par les enfants en difficulté. Il faut donc réorganiser l'année, la semaine mais aussi la journée. Il est tout de même étonnant de voir un tel consensus chez les professionnels et tant d'écart avec ce qui existe dans la réalité.

Nous rappelons que les experts ont montré, depuis plusieurs années, que l’aménagement des rythmes scolaires augmente le plaisir des enfants d’aller à l’école mais n’influe pas sur leurs performances scolaires, comme avait conclu en 1998 un rapport du Comité d’évaluation et de suivi des aménagements des rythmes de l’enfant (CESARE). Et augmenter le plaisir des enfants à l’école, l’envie d’école, constitue déjà en soi en objectif ambitieux.

Il faut laisser aux élèves le temps, le temps d’apprendre, de découvrir – de même qu’il faut leur laisser, à la maison, le temps de s’ennuyer, de rêver, au lieu de leur faire enchaîner les activités. Il faut laisser des temps morts, de respiration, de remise au repos, qui sont propices à l'apprentissage. Acceptons l'ennui, au lieu de céder à une exigence de performance à 100 %.

C’est dans cet esprit que nous préconisons la liberté et la souplesse, et un cadre adapté aux établissements, aux collectivités locales et aux associations.

 Remettre à plat l'organisation de la journée et de la semaine

Pour le Nouveau Centre, il faut avoir le courage de remettre à plat l’organisation de la journée, de la semaine, et même de l’année scolaire, mais aussi de faire primer l’intérêt des élèves sur les enjeux politiques, budgétaires et économiques.

Nous insistons sur la nécessité de prendre en compte, à côté des priorités liées à l'organisation de l'enseignement, celles liées à la journée de la famille : prendre davantage en compte les demandes sociales des familles (accueil, restauration, animation) ; de développer une approche qualitative de ces temps passés à l'école en articulant les temps de classe et les temps d'accueil et de garderie ; de prendre en compte les différents temps de l'enfant dans l'ensemble de sa journée, en particulier le temps du déjeuner.

Nous formulons en ce sens plusieurs propositions. D’abord, pour l'école élémentaire, revenir à une journée ne dépassant pas six heures d'activités en classe, y compris pour les élèves concernés par l'aide personnalisée. Ensuite, retarder le début des apprentissages scolaires à 9h ou 9h30, en consacrant la première heure du matin à des ateliers d'éveil, des jeux, du temps libre tout simplement, ou pour les plus grands à des révisions d'acquis. Cela permettrait aux enfants de se réveiller et de reprendre leurs repères (et, si nécessaire, de les sécuriser, en les coupant de leurs difficultés familiales, sociales, environnementales), mais aussi de démarrer les apprentissages en douceur, puisque le pic de vigilance chez les enfants autour de dix ans se situe dans la deuxième partie de la matinée.

C’est donc la fin de matinée et le milieu d'après-midi qu’il faut utiliser en priorité pour les nouveaux apprentissages, l’apport de notions nouvelles : de 9h30 à 12h et entre 14h30 et 16h30. C'est à ces horaires qu'il faut placer les enseignements qui demandent le plus de concentration.

Il faut également réfléchir à une nouvelle organisation de la semaine, pour l’adapter aux courbes de vigilance des enfants. Il est avéré qu’après un week-end de deux jours, trop long selon beaucoup de spécialistes, les élèves mettent du temps à se re-synchroniser, à se re-concentrer : le lundi doit donc être un jour de remise en route. De même, en fin de semaine, le vendredi après-midi, les enfants anticipent le week-end et leur concentration est réduite. Le milieu de semaine, notamment le jeudi et le vendredi matin, apparaissent donc comme les plus propices aux apprentissages.

Enfin, nous souhaitons développer un espace de discussion entre l'école, les parents, les associations et les communes pour réorganiser le temps suivant l'école, mais aussi le mercredi après-midi, voire le samedi, dans les familles où les parents travaillent.

Quant aux collégiens, des expérimentations ont déjà été mises en place, avec des cours le matin et du sport l’après-midi. Nous pensons qu’il serait également opportun de généraliser cette expérimentation à l’ensemble de la culture et à toutes les formes d’art. Un grand nombre d’établissements ont déjà mis en pratique le regroupement des cours jusqu’à treize heures pour libérer les élèves l’après-midi, ce qui leur permet de pratiquer du sport, des activités culturelles ou du théâtre, dans le cadre des associations, des conservatoires ou autres.

Ne sous-estimons pas l'incidence de cette nouvelle organisation des emplois du temps, réservant les matières fondamentales le matin, sur le temps de service des enseignants et sur l'éventuelle participation des familles et des collectivités territoriales.

Nous souhaitons également qu'une réflexion soit menée sur une nouvelle organisation du temps scolaire des lycéens. En effet, les lycéens aussi ont à subir un emploi du temps trop chargé. Avec le choix des options, certains lycéens comptent plus d'heures de cours qu'un salarié à 35 heures. On devrait donc réduire d'au moins une heure ou deux par semaine les enseignements généraux ou optionnels.

Nous voulons laisser à chaque collectivité et chaque école le soin de trouver des compromis pour s'organiser au mieux. Une concertation est nécessaire avec les acteurs de la communauté éducative pour permettre cette nouvelle organisation de la scolarisation des élèves, en prévoyant l'accueil des élèves bénéficiant d'un temps d'aide personnalisée, et en optimisant l'articulation sur les temps périscolaires entre ce que proposent l'école et les collectivités territoriales.

 Libération du temps et apprentissages culturels

Il est important que l’école ouvre les horizons culturels des élèves. Nous regrettons la disparition des activités de loisirs et de culture dans les emplois du temps. Le constat fait à de nombreuses reprises que les élèves français n'ont pas de bons résultats à la sortie des classes élémentaires dans les matières fondamentales (lire, écrire, compter), la réaction générale a été d’alourdir les horaires de ces matières, français et mathématiques, réduisant de ce fait les arts plastiques, les sciences expérimentales, les sciences de la vie, les temps de découverte ou de créativité. Il nous paraît important de leur accorder davantage de place dans le temps scolaire.

Il est clair que, sans accompagnement, la libération du temps n'est pas synonyme d'épanouissement pour les élèves. Au contraire, l'écart se creuse entre les enfants dont les parents peuvent leur proposer des activités extra-scolaires, et ceux qui sont inscrits au centre aéré ou restent assis devant la télé.

C’est, selon nous, le rôle aussi de l’école, qui ne se limite pas à apprendre aux élèves les connaissances fondamentales, le fameux « socle commun de connaissances et de compétences ». Evidemment, l'école ne réussira pas seule à combler tous les problèmes que la société ne sait pas résoudre par ailleurs. Pour autant, l’école doit avoir de hautes ambitions pour les élèves.

15/11/2010

Le premier budget de l'Etat n'est plus celui de l'éducation nationale, c'est celui du service de la dette...

A l’Assemblée Nationale, durant les discussions budgétaires, il était habituel de présenter le budget de l’Education nationale comme le premier budget de l’Etat. Et bien ce n’est plus vrai : le premier poste budgétaire de l’Etat, c’est aujourd’hui celui du service de la dette. Cela a une portée considérable : cela veut dire que nous consacrons davantage à régler nos dépenses courantes qu’à préparer l’avenir de nos enfants.

 Dans ces conditions, l’impératif de réduction des dépenses publiques, auquel la mission « enseignement scolaire », avec un budget de  60,5 milliards d'euros en hausse de 1,6 %, se conforme d’ailleurs, apparaît manifestement nécessaire et légitime.

 Je voudrais attirer votre attention, M. le Ministre, sur les sujets qui tiennent à cœur aux députés centristes.

 Premièrement, la connaissance fine des moyens et des besoins de l'éducation nationale pourrait être améliorée, notamment en ce qui concerne l'évolution des effectifs des élèves qui justifie chaque année la suppression ou la création d'emplois. Cette connaissance devrait être accompagnée d'une meilleure évaluation des mesures décidées et mises en œuvre. Ainsi, le pilotage par objectif doit être développé.

Quant aux effectifs, nous attirons votre attention sur le fait que les schémas d'emplois mis en œuvre ne doivent pas remettre en cause la capacité de l’école à remplir de manière satisfaisante ses fonctions. L’enjeu d’une gestion saine des finances publiques n’est pas d’adopter une simple logique comptable de suppressions de postes, mais de faire en sorte que les moyens affectés à l’Education nationale soient utilisés au mieux pour assurer la réussite des élèves. Centrer la politique scolaire exclusivement sur la diminution du nombre de fonctionnaires se traduirait, sur le terrain, par la fragilisation systématique des académies les plus en difficulté.

 Venons-en à l’école élémentaire. Son évolution est continue depuis quelques années : nouveaux programmes, nouvelle organisation horaire, nouvelles évaluations...

Mais la question de la gouvernance pédagogique dans l’intérêt des élèves demande d’expérimenter de nouvelles réponses. Ainsi souhaitons-nous que certaines recommandations du rapport présenté par mon collègue Frédéric Reiss soient mises en œuvre,  en écho avec la réflexion sur les rythmes scolaires ou en complément du plan de lutte contre l’illettrisme: Il met notamment l’accent sur l’impossibilité d’élaborer un modèle unique en raison des fortes spécificités territoriales. Je rappelle que la question des responsabilités et des charges des directeurs d’école n’a toujours pas été réglée, et qu’un bon nombre d’entre eux sont actuellement mobilisés.

 Vient ensuite le collège. Vous le savez, nous émettons depuis longtemps des réserves contre le collège unique, qui n’a pas empêché une école à plusieurs vitesses et la suppression de la carte scolaire n’a rien amélioré.

La volonté de réduire les inégalités sociales, louable dans son principe, a débouché sur un égalitarisme républicain poussé à l’extrême, niant toute différence entre les aptitudes des élèves. Mettre fin au collège unique permettrait aux parents de choisir l’enseignement le mieux adapté aux goûts et aux aptitudes de leurs enfants, au lieu d’un tronc commun niveleur entre 11 et 15 ans, mais aussi d’en finir avec les classes hétérogènes. Sur ce sujet, comme sur d’autres, nous vous invitons au courage !

 Nous saluons par ailleurs la poursuite de l'individualisation de la prise en charge des élèves. Il est important de porter attention à la réussite de chaque élève, en particulier par la multiplication des dispositifs d’aide personnalisée ou de remises à niveau propres à chaque situation.

Nous vous faisons cette proposition : revoir l'organisation d'ensemble en privilégiant l'autonomie et la responsabilité des établissements en la matière.

 Un mot évidemment sur les 9500 établissements d'enseignement privé sous contrat, qui scolarisent plus de 2 millions d’élèves et emploient près de 200 000 personnels. Dans ce budget, comme dans les précédents depuis la loi de finances de 1985, s'agissant des emplois, le principe de parité a été appliqué conformément aux usages et à la règle non écrite des « crédits limitatifs ». Ces crédits limitatifs, je le rappelle, ont été établis pour faire en sorte que "les établissements privés ne puissent se créer en dehors des schémas prévisionnels [...] de façon à éviter les doubles emplois et les gaspillages antérieurs".

Ils ont eu pour effet, évident, de brider l’expansion de l’enseignement privé, contre la volonté des familles qui sont toujours plus nombreuses à faire confiance aux établissements d’enseignement privé sous contrat.

 Au Nouveau Centre, nous pensons qu’il faut accompagner l’évolution des effectifs dans l’enseignement privé. Le rapport de 80/20 est aujourd’hui dépassé : eu égard à la mission de service public assumée par l’enseignement privé sous contrat, il faut revoir ce ratio, sans pour autant rallumer la guerre scolaire. 20 % des emplois retirés dans l’enseignement public sont retirés dans l’enseignement privé, sans tenir compte ni des besoins réels ni des effectifs ni du taux d’encadrement.

 Si cette mesure perdurait uniquement par souci d’économie budgétaire, on pourrait s’interroger quand on constate qu’un enseignant du privé coûte à l’Etat 2,5 fois moins en charges patronales qu’un fonctionnaire. Le rapporteur spécial l’avait souligné dans son rapport il y a déjà deux ans, et je pense qu’il est temps de reprendre cette réflexion.

 Autre sujet d’inquiétude majeur, l'enseignement technique agricole. Nous tenons à exprimer, avec la plus grande fermeté, notre opposition au transfert du programme budgétaire 143 de la mission « Enseignement scolaire » vers la mission « Agriculture, pêche, alimentation, forêt et affaires rurales ». La diminution des moyens en personnels et les fermetures de classe ne vont-elles pas remettre en cause la qualité de cet enseignement ?

Ce transfert, engagé sans aucune concertation avec les acteurs de l'enseignement agricole, risque de signer un recul inévitable du service éducatif rendu, sans même résoudre les problèmes de financement de l'enseignement agricole. Prenons garde à ne pas ignorer la législation spécifique qui fonde les missions de l’enseignement agricole et celle particulière également des relations contractuelles entre les établissements privés et l'Etat. Alors que ce transfert risque de conduire à une déstabilisation générale de l'enseignement agricole, la solution résidait au contraire, comme cela vous avait été proposé, M. le Ministre, lors de votre audition à l'Assemblée nationale en juin, dans un renforcement de la coordination entre les deux ministères.

Voici, M. le Ministre, les remarques essentielles que les députés centristes tenaient à vous présenter au sujet de ce budget. Je veux rappeler notre attachement à une politique ambitieuse qui permette d'assurer l'égalité des chances et la qualité des enseignements, d’aider les élèves méritants issus de familles modestes à poursuivre leurs études, et d'améliorer la vie des élèves et des enseignants ; à la conduite d’expérimentations adaptées aux situations diverses, afin de tenir compte des réalités sociales ou territoriales ; à la mise en valeur des initiatives des équipes enseignantes ; à la recherche de partenariats nouveaux, notamment entre État et collectivités.

08/07/2010

Valérie Pécresse confirme l'autonomie d'Unimes

C'est une grande satisfaction de voir aujourd'hui confirmée l'autonomie de l'université de Nîmes par la ministre Valerie Pecresse.

C'est la reconnaissance du bien fondé d'un travail de longue haleine, realisé contre vents et marée depuis le début de mon premier mandat, et qui avait abouti à l'obtention du statut autonome en 2007.

Je tiens à féliciter le monde universitaire nimois qui voit donc reconnu la qualité de son enseignement et la pertinence de leurs choix pédagogiques.

Il importe aujourd'hui de donner une nouvelle ambition à l'enseignement supérieur nimois en intégrant a UNimes des formations d'ingenieurs qui viendront compléter l'offre universitaire et répondre aux besoins reels des entreprises dans ce domaine.

Nimes mérite d'etre une ville étudiante à part entiere, condition de son dynamisme et de son attractivite. C'est le devoir des élus d'y travailler, il s'agit pour ma part, de ma priorité.

 

29/06/2010

Enseignement agricole: Yvan Lachaud interroge Bruno Le Maire

Yvan LACHAUD a interrogé Bruno LE MAIRE, Ministre de l'Agriculture, cet après-midi à l'occasion de la séance de questions au gouvernement pour alerter le Premier Ministre sur la crise que traverse aujourd'hui ce secteur essentiel à l'avenir de notre agriculture.

 

Vous trouverez ci-dessous, le texte intégral de la question:

 

"Ma question, concernant l’enseignement agricole et à laquelle j’associe notre collègue François Rochebloine, très impliqué dans ce dossier, s’adresse au ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche.

L’enseignement agricole connaît une crise importante dans notre pays. Agriculteurs, représentants professionnels du secteur agricole et agroalimentaire, enseignants, élèves, étudiants, salariés, apprentis, vivent une réelle inquiétude dans l’éventualité de restrictions budgétaires, de suppressions de postes qui pourraient mettre en difficulté de nombreux établissements.

Or force est de constater que l’enseignement agricole est une filière d’excellence en matière de formation et d’insertion professionnelle.

Dans ce secteur, de 70 à 90 % des élèves trouvent un emploi dans les quatre années qui suivent leur formation. Après leur BTS, 95 % des étudiants trouvent un emploi dans les six mois. Rares sont les formations qui peuvent se prévaloir de tels résultats.

Permettez-moi par conséquent, j’y insiste, de me faire l’écho de l’inquiétude des établissements dans la perspective de la prochaine rentrée, notre agriculture méritant un pilotage national.

Alors que nous avons entamé les discussions relatives au budget pour 2011, c’est le moment de réaffirmer la force de l’enseignement agricole dont les lois de 1984 rappelaient qu’il s’agissait de l’une des composantes essentielles du dispositif éducatif français.

Pouvons-nous compter sur votre détermination, monsieur le ministre de l’agriculture, pour réaffirmer la position de l’enseignement agricole dans notre pays ? (Applaudissements sur les bancs du groupe NC.)

Réponse de M. Bruno Le Maire, ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche. Monsieur le député Lachaud, je vous réaffirme avec force tout l’attachement que le Gouvernement de François Fillon porte à l’enseignement agricole public ou privé. Vous l’avez rappelé : il s’agit d’un enseignement de grande qualité qui regroupe plus de 175 000 élèves. Il apporte souvent des solutions à des élèves en difficulté qui ne parviennent pas à trouver leur voie dans l’enseignement général et son taux de réussite atteint plus de 80 % en termes d’emploi. C’est un exemple pour l’ensemble de l’enseignement en France. (Applaudissements sur les bancs du groupe NC.)

Nous avons organisé, en octobre dernier, les assises de l’enseignement agricole public pour en redéfinir les missions et lui offrir de nouvelles perspectives. Nous avons tiré plusieurs conclusions des travaux conduits pendant trois mois sur l’ensemble du territoire : en matière de réorganisation régionale, il s’agit de permettre à chaque établissement de disposer du maximum de disciplines possibles ; il convient ensuite d’ouvrir l’enseignement agricole à l’ensemble des disciplines ; enfin, il faudrait réorienter les métiers de la croissance verte vers ceux du développement durable qui attirent de plus en plus de jeunes, métiers que le projet de loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche propose de développer.

Il ressort de ces assises que les liens entre l’enseignement agricole et la recherche doivent être renforcés – nous y travaillons avec Valérie Pécresse. C’est en effet au sein de l’enseignement agricole que nous préparons la recherche et donc l’avenir de l’agriculture française de demain. (Applaudissements sur les bancs du groupe NC.)"

15/06/2010

Sécurité & Education au programme de la journée de demain pour Yvan Lachaud

Yvan LACHAUD consacrera sa journée de mercredi à deux thèmes principaux que sont la sécurité et l'éducation.  

Invité à déjeuner chez le Président de la République, le député du Gard, pourra rappeler à Nicolas SARKOZY la volonté qu'il avait exprimée à Claude GUEANT, Secrétaire Général de l'Elysée, de réfléchir à de nouveaux types de sanctions pour les mineurs délinquants.  

Dans la soirée, il sera porte-parole du groupe Nouveau Cenre pour apporter son soutien à la suppresion des allocations familiales pour lutter contre l'absentéisme scolaire.  

Entre temps, il aura eu le plaisir de recevoir les délégués d'élèves du collège Condorcet de Nîmes pour une séance de deux heures de travail sur le fonctionnement de nos institutions.