21/09/2012

La sage décision des Sages

Je salue la décision du Conseil Constitutionnel de conforter la tauromachie et la corrida dans les communes et territoires disposant d’une tradition locale ininterrompue en la matière.

C’est une reconnaissance importante à l’heure où certaines associations voulaient faire croire que cette partie  de notre identité était menacée. 

Après le triomphe de José Tomas dans l’écrin des arènes de Nîmes qui a porté l’art taurin à un niveau rarement atteint, après le succès populaire d’une Féria des Vendanges dont quasiment toutes les corridas ont affiché complet, cette décision vient parachever une semaine qui restera dans la mémoire des aficionados comme un grand moment à marquer dans les annales.

Je m’en félicite et se réjouisse de voir que la France ne renie pas ses traditions, mais restons vigilants car tous les problèmes actuels de la tauromachie ne se sont pas envolés à la suite de cette belle semaine.

19/10/2011

Yvan LACHAUD écrit à ses collègues députés et prend l'engagement solennel de défendre les traditions tauromachiques

Ayant reçu, comme tous les autres parlementaires, des mails de militants anti-corrida visant à exploiter les incidents de la finale de Graine de Torero à Rodilhan pour demander soutien à la proposition de loi d’une parlementaire visant à interdire la corrida en France, le député Yvan LACHAUD, a décidé d'apporter à ses collègues députés, un certain nombre d'arguments et de précisions. 

 « Ces images « dé-contextualisées » ne peuvent que choquer. Mais elles sont le fruit d'une opération de communication menées à cet effet. Je sens que certaines personnes sont troublées, et inconsciemment peuvent faire un lien entre aficion et violence. Cela me révolte, et c'est la raison pour laquelle j'ai décidé d'écrire à mes collègues députés» a-t-il déclaré. 

Le courrier du député indique donc qu'il « condamne la violence et la réaction de certains individus que l'on peut voir sur cette vidéo, et en appelle à la décision de la justice à leur égard »... il précise également qu'il condamne tout autant  « l'action menée par les militants anti-corridas, visant manifestement à provoquer de tels incidents, et à les filmer afin de réaliser une opération de communication grossière et surtout illégale », il demande, là encore à la justice d'être très ferme à leur égard.

Il récuse  « tous propos visant à assimiler et à stigmatiser l'aficion rodilhanaise, à la vue de ces images. Le public taurin s'est, dans son immense majorité, et comme à l'accoutumée, conduit avec patience, et mesure à l'égard de provocateurs dont il faudra à l'avenir veiller à ce qu'ils soient tenus éloignés des arènes pour assurer l'ordre public. »

Enfin, il prend « l'engagement solennel de mettre tout en œuvre pour préserver le patrimoine et la culture du Sud de la France, y compris tauromachiques, contre toutes les actions qui seront menées dans un esprit jacobin, centralisateur et méprisant à l'égard de notre identité. »

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YVAN LACHAUD

Député du Gard

Vice-Président de NIMES-METROPOLE

Adjoint au Maire de Nîmes

 

 

Nîmes, le 18 octobre  2011

 

 

          Objet : défense de la tauromachie.

  

Madame la députée, Monsieur le député, chers collègues

 

Des militants anti-corrida vous ont récemment adressé le mail d'une vidéo prise à Rodilhan, commune de ma circonscription, à l'occasion de la finale d'un concours de jeunes toreros. Ces incidents ont provoqué le spectacle affligeant que vous avez pu constater.

Bien qu'arrivé en retard, et au terme de ces échaufourés, je tiens cependant à vous faire part d'un certain nombre de précisions.

Je condamne fermement la violence et la réaction de certains individus que l'on peut voir sur cette vidéo. Il est nécessaire qu'enquête soit menée, et que la justice soit saisie pour sanctionner les individus coupables de coups et de violence à l'égard des manifestants.

Mais, je condamne tout aussi fermement l'action menée par les militants anti-corridas, visant manifestement à provoquer de tels incidents, et à les filmer afin de réaliser une opération de communication grossière et surtout illégale. Il appartient là encore, à la justice de se saisir de ces images et de poursuivre les participants à cette opération.

Je récuse tous propos visant à assimiler et à stigmatiser l'aficion rodilhanaise, à la vue de ces images. Le public taurin s'est, dans son immense majorité, et comme à l'accoutumée, conduit avec patience, et mesure à l'égard de provocateurs dont il faudra à l'avenir veiller à ce qu'ils soient tenus éloignés des arènes pour assurer l'ordre public.

Enfin, je prends l'engagement solennel de mettre tout en oeuvre pour préserver le patrimoine et la culture du Sud de la France, y compris tauromachique, contre toutes les actions qui seront menées dans un esprit jacobin, centralisateur et méprisant à l'égard de notre identité.

Espérant que ces précisions vous permettront de mieux comprendre ce qui s'est passé le 8 octobre à Rodilhan mais aussi de mieux comprendre l'enjeu de la défense de la tauromachie.

Je vous prie de croire, Madame la député, Monsieur le député, cher collègue, en l’expression de mes salutations les plus cordiales.

 

 

Yvan LACHAUD

                                                                       

 

 

 

      Permanence Parlementaire-35, avenue Georges Pompidou-30900 NIMES

Tél : 04 66 02 11 50

Mail : ylachaud@assemblee-nationale.fr


07/10/2010

Yvan Lachaud rend hommage à Mario Vargas Llosa, Prix Nobel de Littérature

mario_vargas_llosa_0039.jpgYvan Lachaud, président du groupe d’amitié France-Pérou, salue l’attribution aujourd’hui du Prix Nobel de littérature à l’écrivain péruvien Mario Vargas Llosa. Le député du Gard y voit une reconnaissance officielle de son engagement en littérature, mais aussi  dans l'univers politique.

Mario Vargas Llosa a enrichi la littérature par ses images aiguisées de la résistance de l'individu, de sa révolte et de son échec, et par les formes narratives innovantes de son œuvre.

Le Pérou peut s’honorer de compter parmi ses citoyens un des grands noms de la littérature mondiale, qui a su conquérir un large succès public et critique.

La France est également fière de ce choix de l’Académie Nobel, qui récompense un écrivain qui a passé de nombreuses années à Paris et partage encore aujourd’hui son temps entre Paris, Madrid et Lima.

L’apport inestimable de Mario Vargas Llosa tient à sa haute conception de la littérature : il refuse de la réduire à un amusement, et Yvan Lachaud rappelle cette phrase édifiante : « La vie splendide de la fiction donnait la force de supporter la vie véritable. Mais la richesse de la littérature rendait plus pauvre, aussi, la réalité réelle. »

 

28/07/2010

Interdiction de la corrida en Catalogne: le fruit d'une alliance de circonstance

"Je suis très triste de voir les catalans que je sais attachés à leurs traditions, payer le prix d'un compromis politique, de toute évidence, boîteux. Car, ne nous leurrons pas, le vote, à une très courte majorité, de cette interdiction, n'est que le fruit d'une alliance de circonstance entre les minorités anti-taurines, et les nationalistes catalans.
 
Il faut sans doute y voir également une réaction nationale catalane à la suite de la décision du tribunal constitutionnel espagnol rejetant certaines revendications identitaires le 28 juin dernier. Les catalans ont toujours considéré la tauromachie comme une pratique symbolisant le "pouvoir central madrilène" et ont vue dans cette "initiative législative populaire" l'occasion de porter un coup à ce pouvoir.
 
On ne peut que regretter cette situation. Tant du point de vue catalan dont je respecte et défends l'identité forte, que du point de vue des traditions tauromachiques sans cesse attaquées par des "majorités vaguement indifférentes"..."

26/01/2010

Comme l'occitan, le provençal doit être une langue régionale à part entière

Yvan Lachaud, député du Gard, a interpellé aujourd'hui Frédéric Mitterrand, ministre de la culture et de la communication, au sujet de la reconnaissance du provençal comme langue régionale à part entière.


Dans le cadre des questions orales sans débat à l'Assemblée nationale, le député du Gard a attiré l'attention du ministre de la culture sur la nécessité pour l'Etat de reconnaître, promouvoir et développer les langues régionales dans notre pays. Après la reconnaissance dans la Constitution des langues régionales en 2008, la liste nominative des langues régionales officiellement reconnues dans la Constitution sera publiée cette année. Si certaines d'entre elles, comme le breton, le corse, le basque, le catalan, l'occitan, le picard, sont à peu près assurées d'être officialisées, il n'en est pas de même pour le provençal, alors que la langue provençale est parlée par 500 000 personnes et comprise par 1500000 personnes.


Le député du Gard a souligné l'importance du provençal, qui possède sa grammaire, ses dictionnaires réactualisés depuis le XVIIIe siècle et qui est la seule langue régionale à avoir été honorée d'un prix Nobel - honorant Frédéric Mistral en 1904 - et, de nos jours encore, de véritables chefs-d'œuvre littéraires sortent chaque année.
Il est donc normal, a rappelé Yvan Lachaud, que la langue provençale soit reconnue à part entière, et non comme un « sous-dialecte occitan ».
En réponse, le ministre de la Culture a rappelé que le provençal est considéré depuis la loi Deixonne de 1951 comme « une variété d'une langue commune – l'occitan, ou langue d'oc – qui se réalise sous différentes formes ou dialectes selon les régions ». « Ces différents parlers figurent dans la « Liste des langues de France » diffusée par le ministère de la Culture et de la Communication. Chacun d’eux possède ses spécificités, qui cependant ne vont pas jusqu’à remettre en cause l'unité de cette langue occitane. Chaque variété en est donc la forme pleine et entière, et non pas un quelconque « sous-dialecte ». Il n'est pas question pour lui de parler d'occitan à la place d'autres langues, mais, « comme on le fait pour le français ou encore l’arabe, de désigner sous une appellation commune des usages différents, mais cependant assez voisins pour former unité dans leur diversité ».


Yvan Lachaud a tenu à faire valoir que l'occitan présente une grande variabilité, avec pas moins de six dialectes, dont le provençal, l'auvergnat ou le gascon, toutes langues différentes et autonomes, et même qu'à partir du XIIIe siècle et jusqu'au début du XXe siècle, on utilisait fréquemment le terme de « provençal » pour désigner l'« occitan ».


Le député du Gard a répété son engagement de continuer à intervenir pour obtenir la reconnaissance du provençal. Une langue est une culture, une manière de penser et de vivre. Défendre les langues régionales c'est développer notre richesse cultuelle. Cet héritage que nous avons reçu, nous devons à notre tour le transmettre.

15/09/2009

Yvan Lachaud rapporte la position du groupe NC sur Hadopi II

Un nouvel équilibre entre les droits des auteurs et les droits des citoyens...

Yvan Lachaud, député du Gard et Secrétaire général du Nouveau Centre, a affirmé dans le cadre de l'explication de vote de la loi Hadopi que "Parce que nous espérons que ce projet de loi garantira un nouvel équilibre entre les droits des auteurs créateurs et le droit des citoyens d’accéder à la culture et aux savoirs, une large majorité des députés du groupe Nouveau Centre le votera. Parce qu’internet, puissant outil de démocratisation culturelle, est aussi un espace qui doit garantir le respect des droits et des devoirs de chacun. Au nom d’un seul objectif : voir fleurir et prospérer la culture en France. "

Le discours d'Yvan LACHAUD (seul le prononcé fait foi...) 

Projet de loi relatif à la protection pénale de la propriété littéraire et artistique sur internet (n° 1841)

Mardi 15 septembre 2009

 

Nous écrivons aujourd'hui le dernier chapitre de la discussion du projet de loi HADOPI, dont les rebondissements et les discussions passionnées n'ont d'égal que ceux des séries télévisées à succès.

Je voudrais vous inviter à prendre un peu de hauteur et à imaginer quelle sera la vie culturelle dans une vingtaine d'années, si nous laissons libre cours au téléchargement illégal : quasiment plus personne n'achètera de CD ni de DVD, les maisons de disques verront leur chiffre d'affaires disparaître, licencieront en masse et ne signeront plus de contrats de nouveaux artistes, il n'y aura plus de maisons de disques indépendantes, plus personne ne fréquentera les salles de cinéma, dont la plupart fermeront et seront transformées en supermarchés...

Est-ce ce que nous voulons, pour nous et pour nos enfants ? Pour en rester à la production française, êtes-vous prêts à accepter qu'il n'y ait plus de films d'Alain Resnais, plus de Cédric Klapisch, plus d'Alain Souchon, plus de Christophe...

C'est finalement de la survie de l'exception culturelle française qu'il s'agit ici : l'enjeu n'est pas mince, et il nécessite de dépasser les clivages politiques.

Je voudrais tout d'abord saluer l'excellent travail de mon collègue Jean Dionis du Séjour, qui a su poser les bonnes questions, et présenter ici la position de ceux, majoritaires, qui ont décidé d'adopter ce projet de loi.

Oui, nous approuvons le choix qui a été fait de la pédagogie, de la prévention et de la responsabilisation.

Oui, la riposte graduée et progressive est une solution de bon sens.

Oui, ce texte est équilibré et garantit les libertés, toutes les libertés : la liberté des créateurs et des artistes, avec des droits qu'il faut leur reconnaître ; la liberté d'expression des internautes ; les libertés fondamentales des citoyens, garanties par l'autorité judiciaire. 

Rappelez-vous cette phrase de Lacordaire : « entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c'est la liberté qui opprime, et la loi qui affranchit ». La liberté des pirates s'exerce au détriment des artistes et conduira à leur disparition. Quand il n'y aura plus d'artistes, qu'est-ce que les pirates pourront télécharger ? On le voit bien, ce système fondé sur l'illégalité et le pillage, court à sa propre perte.

Je voudrais juste rappeler que, au Nouveau Centre, certains d'entre nous avaient dès le début plaidé pour que le juge intervienne pour prononcer la suspension de l'accès à internet. Nous avons également insisté pour renforcer les garanties apportées aux internautes.

Ce projet de loi va assurer la sauvegarde de milliers d'emplois et de la vitalité de la création qui caractérise notre pays. Et, ainsi, internet, merveilleux vecteur de diffusion, cessera de constituer une menace pour l'exception culturelle française - nous gardons le bon Dr Jekyll, et nous nous débarrassons du dangereux Mr Hyde.

Pour autant, ne croyons pas, et je m'adresse en particulier au Ministre de la Culture, que nous sommes arrivés au bout du chemin. Il nous reste à réfléchir à l'après-HADOPI : comment assurer la pérennité du financement de la création et imaginer un nouveau modèle économique ? Comment faire émerger une offre légale attractive ? Puisque les technologies numériques évolueront toujours plus vite que le droit, le Parlement devra se réunir régulièrement pour adapter cette loi.

 Nous souhaitons également qu'une concertation s'engage au niveau européen pour repenser en commun, dans l'ensemble des États membres, les nouveaux modèles économiques de consommation des œuvres culturelles.

Dans tous ces chantiers, le Nouveau Centre est déterminé à vous apporter son concours.

Parce que nous espérons que ce projet de loi garantira un nouvel équilibre entre les droits des auteurs créateurs et le droit des citoyens d'accéder à la culture et aux savoirs, une large majorité des députés du groupe Nouveau Centre le votera. Parce qu'internet, puissant outil de démocratisation culturelle, est aussi un espace qui doit garantir le respect des droits et des devoirs de chacun. Au nom d'un seul objectif : voir fleurir et prospérer la culture en France.

 

21/07/2009

HADOPI II: une majorité de députés centristes votera le nouveau texte... pour les garanties apportées aux internautes

Dans le cadre de l’examen par l’Assemblée Nationale du projet de loi HADOPI II, Yvan LACHAUD, député du Gard, a exprimé la position du groupe Nouveau Centre, dont la majorité des députés s’est montrée favorable au nouveau texte gouvernemental.

Soulignant la contribution des députés centristes à l’amélioration du texte en faveur des libertés fondamentales des internautes (les sanctions devront être prises par un juge, garantissant l’impartialité de la décision ; information des abonnés sur les sanctions encourues ; non-inscription des sanctions au casier judiciaire ; assistance d’un avocat ; interdiction de la surveillance du courrier électronique), Yvan LACHAUD a estimé que « tous ces éléments permettront de sécuriser la procédure, en apportant toutes les garanties indispensables à la tenue d’un procès équitable. »

Il a, en revanche, regretté, sur la forme, le manque de concertation dans ces débats, notamment au niveau de l’Assemblée, et en particulier de la commission des lois, qui aurait du, selon lui être en première dans la rédaction d’un texte qu’il juge malgré tout équilibré.

« Ces regrets ne doivent pas éclipser l’enjeu fondamental inhérent à ce projet de loi », en l’occurrence, la sauvegarde de la création culturelle dans notre pays (les ventes de CD et DVD ont connu une chute de 18,5% lors du premier trimestre 2009 ; 30% d’emplois en moins dans les maisons de production). Ces éléments montrent, pour Yvan LACHAUD, « qu’il était temps de rappeler aux internautes que le téléchargement illégal est un manque à gagner considérable pour notre industrie culturelle dont nous sommes si fiers ».

Si HADOPI II n’est donc pas « la solution providentielle », ni « un remède miracle », « elle n’en constitue pas moins la meilleure réponse qu’il nous ait été donné d’examiner pour endiguer le téléchargement illégal des œuvres culturelles, quatre ans après le naufrage législatif de la loi DADVSI. »

Il n’en reste pas moins, pour le député Nouveau Centre, que « l’impulsion nécessaire à l’émergence d’un nouveau modèle économique » doit être donnée par les professionnels de la production artistiques, et de souhaiter que s’ouvre, dans les années qui viennent, « une large concertation au niveau européen » pour les y aider.