08/10/2006

Constitution pour une 6ème République

Je crois que les français ne pourront pas se laisser déposséder très longtemps encore de leur destin.

Aujourd’hui le vrai problème, c’est que les français n’ont l’occasion de choisir une politique, ou, du moins, ce qui vont la mener, qu’une fois tous les cinq ans : à l’occasion des élections générales qui renouvellent en même temps la Présidence de la République et l’Assemblée Nationale.

Pendant ces 5 ans, quoiqu’il arrive, quoiqu’ils expriment dans les référendums ou les élections intermédiaires comme les régionales, les français savent qu’ils ne pourront pas infléchir la politique du gouvernement.

Pour ce faire aujourd’hui ils n’ont que deux moyens : manifester dans la rue, ce qui est loin d’être un gage de démocratie, et qui provoque plus de blocages que d’avancées ; ou bien, lors des élections générales suivantes, donner un grand coup de barre de l’autre côté pour redresser la vapeur…

C’est ce qu’ils ont fait en 1993, en 1997, et en 2002. Redonner le pouvoir à ceux qui l’avaient précédemment : pour défaire ce qui venait d’être fait !

Voilà comment en France depuis 25 ans nous sommes restés dans l’immobilisme et que l’on a été incapables de produire de véritables réformes.

Il est temps aujourd’hui de sortir de cette impasse. Et je crois qu’un Parlement aux pouvoirs retrouvés, c’est à dire un Parlement qui redeviendrait un lieu de débat, mais aussi un lieu de décision, un Parlement qui représenterait vraiment l’opinion française pour ce qu’elle est, de l’extrême gauche à l’extrême droite, je crois donc qu’un Parlement retrouvé serait capable de proposer aux français des réformes que les français approuveraient.

C’est quand même navrant de constater qu’en France, tout le monde s’accorde à dire que nous avons besoin de réformer notre modèle social pour mieux le protéger ; qu’une large majorité de français soit d’accord pour mettre en œuvre ces réformes ; mais que parce que cette majorité ne correspond pas à la sacro-sainte ligne de fracture droite-gauche, il y a en effet des réformateurs, au PS, comme à l’UMP et à l’UDF, toute réforme soit bloquée par des minorités de blocage que l’on active selon que cette solution soit proposée par l’un ou l’autre camp.

C'est pourquoi je suis heureux que l'UDF et ses groupes parlementaires aient présenté, cette semaine, un projet pour une nouvelle constitution en France.