15/06/2010
Absentéisme scolaire: la position du groupe Nouveau Centre portée par Yvan Lachaud
" On ne passera pas notre temps à des poursuites, à des procès, à des condamnations ; ce n’est pas le gendarme qui sera le grand ressort de cette loi ; la condamnation judiciaire est nécessaire comme réserve ; mais notre loi, si vous voulez la lire, est toute faite de contrainte morale ".
Ainsi s'exprimait Jules Ferry, ici-même à l’Assemblée nationale, lors des débats sur la scolarité obligatoire, en 1882. Et le ministre de l'Instruction publique défendait déjà une position réservée face à une politique qui se réduirait à la condamnation et à la sanction. Aujourd'hui, plus de cent ans après, nous considérons que, si la morale avait un sens au XIXe siècle, elle en a toujours un au début du XXIe siècle, et il serait regrettable de remplacer la contrainte morale par la contrainte de l’argent.
Nous débattons ce soir des moyens à mettre en oeuvre pour dissuader les 300 000 élèves absentéistes de quitter les traverses périlleuses de l'école buissonnière et de retrouver les chemins balisés de l'école et du savoir.
Dès son institution dans les années 1880, l'école était gratuite, laïque et obligatoire, et ces trois éléments formaient un triptyque indissociable, aussi indissociable que le sont la liberté, l'égalité et la fraternité de notre devise nationale : l'école était gratuite, donc elle pouvait être obligatoire, et à ce titre elle devait être laïque. Il faut d'ailleurs préciser que c'est l'instruction, et non la scolarisation, qui est obligatoire. Et cette école gratuite, obligatoire et laïque a permis une scolarisation quasi-complète — donc une alphabétisation — des enfants français, s'inscrivant ainsi dans le projet des Lumières d'émancipation du peuple souverain et de démocratisation du pays.
Au Nouveau Centre, nous en sommes convaincus, l'absentéisme scolaire n'est pas le mal, c'est le symptôme : c'est souvent un révélateur, parfois le révélateur d'une souffrance. On ne peut pas le réduire à la délinquance, ni au seul problème des parents démissionnaires. C'est plutôt un signe de problèmes scolaires, qu'une origine à ceux-ci, même s'il aggrave ensuite les difficultés.
Un élève ne décroche pas de l'école de manière soudaine, et il est important de mieux prendre en compte tous les signaux d'alerte qui précèdent l'absentéisme proprement dit, qui touchent à la famille de l'élève, à son environnement social, etc. L'absentéisme scolaire délibéré est parfois le fait de jeunes qui le mettent en place à l'insu des parents.
Tout l'enjeu est donc là : comment faire prendre conscience aux élèves que c'est à l'école que leur avenir se joue, notamment parce que l'instruction et la formation conditionnent l'insertion professionnelle, et comment responsabiliser les parents, les faire réagir quand leurs enfants manquent l'école ?
Pour nous, la réponse tient dans un équilibre, certes délicat à trouver, entre l'accompagnement et le soutien des parents d'un côté, et la crainte de la sanction dissuasive et pédagogique de l'autre.
Cette proposition de loi instaure un dispositif équilibré et gradué entre accompagnement et sanction qui prévoit à chaque étape de délivrer une information détaillée aux parents sur les dispositifs d'aides existants. Cela va dans le bon sens.
Nous avons également souhaité renforcer les mesures de prévention de l’absentéisme scolaire en élargissant le panel des mécanismes d’accompagnement des parents et des élèves que le président du conseil général peut proposer aux familles. Nous sommes aussi favorables à un renforcement du dispositif d’avertissement des parents suite à la saisine de l’autorité administrative, car plus on fera appel aux mécanismes de prévention, moins le recours à la sanction sera nécessaire.
C'est pour nous un principe intangible : toujours privilégier la prévention, le dialogue et l'écoute, sur la répression. C'est pourquoi je veux affirmer que la menace de supprimer les allocations familiales aux parents dont les enfants ont des difficultés ne doit pas nous faire méconnaître la difficulté qui est celle des parents. La solution plus pertinente serait ainsi de comprendre et aider les enfants et les parents.
N'oublions pas non plus que la sanction financière risque de pénaliser les familles pour lesquelles les allocations familiales constituent une part non négligeable du revenu, et pas les autres. Pour un bon nombre de familles, sanctionner financièrement les parents ne ferait qu’ajouter la misère à la misère. Et ce, sans beaucoup de preuves que les parents « punis » auront davantage d’influence et d’autorité sur leur enfant absentéiste.
Il nous paraît très utile au contraire, et tel est l’objet de l'amendement que nous avons déposé, et qui a été adopté en commission, de mieux associer les parents à la vie scolaire de leur enfant, en étudiant la généralisation du programme de la « mallette des parents », dont l’expérimentation menée en 2008-2009 dans l’académie de Créteil a montré des succès très encourageants.
Avec un dispositif relativement léger - des réunions-débats réunissant des parents d’élèves et des acteurs du collège, et une formation des parents -, on a obtenu un net surcroît d’implication des parents, mais aussi une amélioration très sensible du comportement des enfants : moins d’absentéisme, moins d’exclusions, moins d’avertissements en conseil de classe, plus grande fréquence des distinctions (félicitations, encouragements…).
Le Nouveau Centre soutient cette proposition de loi, tout en insistant sur le volet d'accompagnement des familles d'élèves absentéistes et sur la nécessité d'une approche individualisée des élèves.
Ne l'oublions pas, la réussite d'un parcours scolaire tient à une alchimie certes délicate, mais qui a réussi à fonctionner pour des millions d'élèves depuis 1882, entre le service public de l'école, l'implication des parents et leur soutien aux enseignants, une volonté sans faille des acteurs de l'école, et évidemment, l'intérêt des élèves pour le savoir et la connaissance. Les élèves instruits seront des citoyens éclairés et libres.
13:18 Publié dans Assemblée Nationale, Education | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : absentéisme, education, allocations familiales
09/06/2010
Absentéisme scolaire: responsabiliser les parents
A l'occasion de l'examen de la proposition de loi sur l'absentéisme scolaire en commission des affaires culturelles, Yvan Lachaud, député du Gard, se félicite de l’adoption de l’amendement du groupe Nouveau Centre qui invite le gouvernement à remettre un rapport au Parlement, en décembre 2011, sur l’évaluation des dispositifs de prévention visant à lutter contre l'absentéisme des élèves, et le cas échéant des propositions sur les modifications législatives et règlementaires envisageables.
Si la présente proposition de loi prévoit une suspension automatique des allocations familiales pour les parents d’enfants trop souvent absents à l’école, le Nouveau Centre rappelle qu'elle s'inscrit toutefois dans le cadre plus large de la lutte contre l’absentéisme scolaire et de sa prévention et se félicite des engagements pris par le Gouvernement la 5 mai dernier sur la mise en place d'un certain nombre de dispositifs comme "la mallette des parents" dès la rentrée 2010.
Yvan Lachaud a rappelé que "la suppression des allocations familiales aux parents d'enfants trop souvent absents à l'école devait de toute évidence être assortie de dispositifs plus larges visant à responsabiliser et à impliquer les parents dans la vie scolaire de leur enfants, plus on fera de prévention et moins nous aurons recours à la sanction ne l'oublions pas".
Ce bilan est nécessaire puisqu'il permettra d'ajuster ou de renforcer les actions de prévention qui sont le pivot de la politique de lutte contre l'absentéisme.
17:01 Publié dans Assemblée Nationale, Education | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : education, école, absentéisme, allocations familiales
30/05/2010
Yvan Lachaud invité de La Voix est libre pour un débat sur les rythmes scolaires

Yvan LACHAUD, qui avait interrogé cette semaine Luc Chatel à propos de la future réforme des rythmes scolaires était l'invité de Thierry VALERO, pour participer à un débat sur ce thème au cours de l'émission politique de France 3 Sud, la Voix est Libre.
Il a donc défendu l'idée de "liberté" et de "souplesse" dans l'aménagement du temps scolaire des élèves face à Jean-Louis GELIE, adjoint au Maire (PS) de Montpellier en charge de l'Education, et de Fabienne GRISBART, Secrétaire Générale de la FCPE de l'Hérault, quant à eux plus sceptiques sur les propositions du gouvernement.
Sur la question, également abordée de la violence scolaire, le député du Gard, a indiqué qu'il était nécessaire de repenser le système de sanctions qui n'était pas aujourd'hui adapté à la complexité du phénomène de la délinquance des mineurs, qui s'implantent lentement mais surement dans le milieu scolaire et dont sont victimes les élèves, comme les enseignants.

http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=e31a_voixlibre&...
12:58 Publié dans Education, Medias | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france 3, la voix est libre, education, rythmes scolaires, violences scolaires
25/05/2010
Les arts et le sport au programme des après-midi des élèves de l'Education Nationale?

Yvan Lachaud, député du Gard, salue l'initiative annoncée par le gouvernement d'expérimenter une nouvelle organisation du temps scolaire.
C'est une bonne chose de repenser l'organisation du temps scolaire, qui a été souvent critiquée, notamment pour sa non-concordance avec l'horloge biologique des enfants. Le resserrement du temps scolaire diminue le temps consacré aux enseignements, accroît la fatigue des élèves et des enseignants, mais aussi réduit le temps du dialogue avec les parents. On le sait bien, les élèves de notre pays ont le plus grand nombre d'heures de cours en Europe sur le nombre de semaines le plus court.
Pour le député du Gard, l'enjeu est bien celui du rapport entre l'aménagement actuel du temps scolaire et les performances des élèves, et c'est une bonne chose que le gouvernement ait mis sur la table le sujet de l'organisation à la fois de la journée et de la semaine d'école, et que la Conférence nationale sur les rythmes scolaires discute de tout, de manière dépassionnée.
Il est temps de mettre l'élève et, au-delà, l'enfant au centre de la réflexion sur le temps scolaire. Il n'existe pas de solution idéale, il s'agit de trouver le meilleur des compromis entre le respect du développement harmonieux des élèves, le respect de leurs rythmes de vie et la réponse aux besoins des adultes.
Le gouvernement a annoncé une expérimentation associant les cours le matin et le sport l'après-midi. Or, nombre d'établissements ont déjà expérimenté des enseignements recentrés jusqu'à 13 heures, libérant ainsi les élèves pour pratiquer du sport, mais aussi de la musique, du théâtre..., notamment en dehors des établissements scolaires, en conservatoire ou dans des associations.
Pour le député du Gard, il serait utile et enrichissant pour les élèves de leur proposer de pratiquer l'après-midi, non pas seulement du sport, mais aussi de la culture et de l'art.
Fort de cette annonce, Yvan LACHAUD a interrogé le Ministre de l'Education Nationale cet après-midi pour savoir s'il comptait également insérer les pratiques culturelles et artistiques au programme de l'après-midi de ce élèves.
"On le sait bien, les élèves de notre pays ont le plus grand nombre d'heures de cours en Europe sur le nombre de semaines le plus court. Le resserrement du temps scolaire diminue le temps consacré aux enseignements, accroît la fatigue des élèves et des enseignants, mais aussi réduit le temps du dialogue avec les parents.
C'est une bonne chose, M. le Ministre, que vous ayez mis sur la table le sujet de l'organisation à la fois de la journée et de la semaine d'école, et que la Conférence nationale sur les rythmes scolaires discute de tout, de manière dépassionnée.
Nombre d'établissements ont déjà expérimenté des enseignements recentrés jusqu'à 13 heures, libérant ainsi les élèves pour pratiquer du sport, mais aussi de la musique, du théâtre..., notamment en dehors des établissements scolaires, en conservatoire ou dans des associations.
Il est temps de mettre l'élève et, au-delà, l'enfant au centre de la réflexion sur le temps scolaire. Il n'existe pas de solution idéale, il s'agit de trouver le meilleur compromis entre le développement harmonieux des élèves, leurs performances scolaires et leurs rythmes de vie.
M. le ministre, vous avez annoncé une expérimentation « cours le matin, sport l'après-midi ». Ne pourrions-nous pas étendre ce principe en consacrant l'après-midi aussi à la culture et à l'art ?"
15:52 Publié dans Assemblée Nationale, Education | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rythmes scolaires, vacances, luc chatel, education
28/09/2009
Financement des écoles: Yvan LACHAUD prône l'apaisement
Yvan Lachaud, secrétaire général du Nouveau Centre et député du Gard, a défendu une position d'apaisement dans le débat sur la proposition de loi tendant à garantir la parité de financement entre les écoles élémentaires publiques et privées sous contrat quand elles accueillent des élèves scolarisés hors de leur commune de résidence. Pour le député du Nouveau Centre, le succès de l’école libre, qui ne se dément pas année après année et est manifesté par le fait qu’un grand nombre de familles choisissent l’enseignement privé sous contrat, montre bien que l'immense majorité de nos concitoyens sont attachés à la coexistence de deux écoles, publique et privée, qui contribuent chacune à sa manière à la réalisation des mêmes objectifs, fixés par la nation.
C'est pourquoi, au moment où est abordée la question du financement des écoles primaires privées, le Nouveau Centre veut affirmer la nécessité de respecter deux exigences aussi fondamentales l'une que l'autre : d'une part la liberté de l'enseignement, ce qui suppose que les conditions de financement des établissements sous contrat permettent l'exercice effectif de cette liberté ; d'autre part la parité entre public et privé sous contrat, car c'est elle qui, depuis la loi Debré, a permis aux deux formes d'enseignement de ne plus être rivales, mais complémentaires.
Le Nouveau Centre a décidé de voter cette proposition de loi parce qu'elle institue, de manière pragmatique, un compromis juridiquement fondé et politiquement équilibré. Il nous paraît essentiel d’affirmer à la fois des obligations claires pour les communes et d’assurer aux écoles privées des financements garantis.
Yvan Lachaud a rappelé le souhait que la clarification des relations entre les écoles primaires sous contrat et les écoles primaires publiques permette de restaurer cet apaisement qui est si nécessaire, et permette surtout de traiter équitablement tous nos enfants, quelle que soit l'école qu'ils fréquentent.
22:53 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : education, budget, ecoles privées, collectivités territoriales
27/05/2009
Réforme du Lycée: revenir à l'essentiel
Yvan Lachaud estime que les orientations contenues dans le rapport de la mission d’information sur la réforme du lycée, présenté aujourd’hui par M. Benoist APPARU, rapporteur de la mission, constituent une bonne piste de travail pour la réforme à venir.
Le lycée doit s’adapter aux profondes mutations du monde du travail, que ce soit en terme de capacité d’accès au marché du travail ou en terme de maîtrise des nouvelles technologies pour assurer la mission originelle qui lui a été confiée : permettre à plus de 80 % d’une classe d’âge d’obtenir le Baccalauréat.
Il nous faut réagir devant le fort taux d’échec en Seconde. Nous ne devons pas laisser la classe de Seconde devenir une classe de « tri sélectif ». Au contraire, nous souhaitons que la Seconde soit une véritable classe de détermination, un passage juste pour tous.
L’épreuve du baccalauréat, renforcée par l’apport essentiel de nouveaux enseignements adaptés à la modernisation de notre société, doit conserver des grandes épreuves formelles, car cela participe à faire de cet examen une étape cruciale dans la formation de la jeunesse.
Préparer les lycéens au monde de demain nécessite de développer l’apprentissage des langues étrangères, indispensables à la formation de citoyens ouverts sur le monde, sur leurs voisins, sur l’Europe.
Se préoccuper des lycéens, c’est généraliser les heures d’accompagnement scolaire tout au long de l’année, pour que personne ne soit distancé. C’est aussi choisir de limiter la semaine de cours à 35 heures. Cela nous paraît raisonnable et propice au développement intellectuel, grâce à des activités parascolaires.
L’idée que nous nous faisons du lycée français face aux systèmes du secondaire européens, c’est celle d’un lycée compétitif, modernisé, qui ne laisse personne sur le bord du chemin.
Le lycée doit se réformer, certes dans la concertation la plus large possible, mais surtout, avec des moyens appropriés, constants au minimum.
La réforme du lycée n’est qu’une première étape, qui s’inscrit dans une vision plus large de l’Education Nationale en France. Ces évolutions techniques et éducatives du lycée, devront, demain, être transposées à l’enseignement supérieur.
Le contenu du rapport de la mission d’information sur la réforme du lycée ouvre de très bonnes pistes, et nous regrettons que le Parti Socialiste ne se soit pas associé au vote du rapport. Nous fondons beaucoup d’espoirs sur la décision du Ministère d’associer à titre expérimental plus d’une centaine de lycées à cette réforme.
23:18 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : education, lycée
16/12/2008
Réforme du Lycée : Yvan LACHAUD a interrogé Xavier DARCOS
Yvan LACHAUD a profité de la séance de questions au gouvernement de ce mardi pour interroger le Ministre de l’Education Nationale sur sa position à propos de la réforme du lycée, après que ce dernier ait annoncé son report.
Pour le Député du Gard, cette réforme est « juste et attendu par la grande partie silencieuse de la communauté éducative. La France est un des pays les plus mal classés dans le monde s'agissant du niveau de ses élèves ; la réforme est donc nécessaire.» Yvan LACHAUD avait, en effet, rencontré des représentants de lycéens à l’Assemblée Nationale le 5 novembre dernier qui n’avaient alors pas manifesté un tel antagonisme vis-à-vis des propositions du gouvernement.
Pour lui, ses principaux détracteurs sont avant tout motivés par des raisons d’une autre nature que le simple objet de cette réforme : « C'est parce que vous avez défini les contours des futurs lycées et que la réforme va dans le bon sens que vos adversaires ont semé l'inquiétude sur le cycle terminal. »
Yvan LACHAUD a également salué la démarche de Xavier DARCOS, estimant que le temps jouerait à présent en sa faveur.
Et le député Nouveau Centre de conclure en interrogeant le Ministre : « ceux qui, comme moi, sont favorables à la réforme, veulent être assurés de votre détermination à la mener à bien. Ma question est simple : quel est actuellement le nouveau calendrier pour la réforme des lycées, dont les jeunes Français ont besoin aujourd'hui? »
Xavier DARCOS a réaffirmé sa détermination à conduire cette refonte du lycée dans sa totalité, avec pour horizon, la rentrée 2010.
17:24 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : reforme, lycée, education, darcos





