21.11.2011

Il est indispensable d’autoriser le partage d’information entre les services de l’Etat à propos des mineurs délinquants

L’assassinat de la petite Agnès, comme celui de la petite Océane, sont des drames pour la famille, les amis et la société dans son ensemble. Face à de tels actes, les mots des représentants de la nation, les réactions sont vains, et seuls comptent le soutien moral des proches, des voisins, et la solidarité assurée mais discrète des élus.

Yvan LACHAUD, dans ce cadre, se refuse à réagir publiquement sur de telles affaires.

En revanche, au-delà des faits, les circonstances du drame de Chambon sur Lignon amène le député à exprimer la nécessité, l’urgence même, de mettre en place un certain nombre de préconisations qu’il avait émises dans son rapport.

« Ce qui s’est passé à Chambon sur Lignon, est le fruit du cloisonnement insensé et anachronique que l’état du droit inflige aux différents services de l’Etat. Dans ce collège, personne ne savait que ce jeune était déjà mis en examen pour une affaire de viol, ni même qu’il était placé sous contrôle judiciaire ! Je l’ai écrit dans mon rapport :

 

« Il est important que l’ensemble des services de l’Etat participent de la même logique. L’expérience menée dans les Etablissements de Réinsertion Scolaire (ERS) s’avère aller dans la bonne direction, doit être étendue, et bénéficier d’une pleine et entière collaboration entre les services de la justice et de l’éducation nationale.

Une approche du jeune dans sa globalité est à prendre en considération. A cette fin, nous ne pouvons que miser sur le développement des nouveaux moyens d’information afin développer des bases de données qui seront des aides précieuses à la décision. »

Le député avait en effet été frappé par le cas des professeurs de l’Etablissement de Réinsertion Scolaire de Bernay qui lui avait dit : « parfois, je ne sais pas bien comment prendre tel ou tel jeune en face duquel je suis car je ne sais pas ce qu’il a fait… ».  

Ce cloisonnement est le fruit non seulement d’un manque de considération et de confiance à l’égard des enseignants, mais aussi un problème majeur dans la cohérence éducative du mineur.

Notre pays doit apprendre à considérer le jeune non comme un élève, un délinquant, ou un enfant irresponsable… elle doit le considérer dans sa globalité en tant qu’individu et apprendre de tous ceux qui travaillent à ses côtés : professeur, policier, magistrat, éducateur… ce sont tous les corps de l’Etat qui doivent travailler en transparence et en commun dans l’intérêt du jeune délinquant comme dans celui de la société.

C’est le sens des amendements déposés par Yvan LACHAUD au mois de juin dernier visant à ouvrir les Dossiers Uniques de Personnalité aux services de police et de gendarmerie. C’est également le sens de la mise en place expérimentale par le député du Gard, d’une cellule de coordination  entre procureur, protection judiciaire de la jeunesse, police et éducation nationale.

Commentaires

LAISSONS LA JUSTICE ET LA POLICE FAIRE LEUR TRAVAIL ,ILS SERONT A MEME DE NOUS REVELER LES TENANTS ET LES ABOUTISSANTS DU RESULTAT FINAL DE LEURS INVESTIGATIONS CONCERNANT CE CRIME ODIEUX , QUI PAR LA SUITE VERRA TOUTES CES INSTANCES SE DECLOISONNER.

Écrit par : CEZ Fabrice | 21.11.2011

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