29/09/2011
Europe - Grèce: Bravo au Bundestag pour son vote salutaire et consensuel
Yvan LACHAUD, Président du Groupe Nouveau Centre à l’Assemblée nationale, avec Jean-Marie CAVADA et Philippe VIGIER, porte-paroles du Nouveau Centre, tiennent à exprimer leur profonde satisfaction à la lecture du résultat du vote du Bundestag. Le Parlement allemand a approuvé par 523 voix, les décisions du sommet franco-allemand du 21 juillet portant sur le deuxième plan d’aide à la Grèce.
Ceci constitue un virage important vers une attitude européenne plus décisive en matière de solidarité collective des pays membres de l’Union européenne, dès lors qu’ils sont en difficulté. Il n’échappe à personne que la crainte étant en l’occurrence bonne conseillère, les spéculateurs sont d’autant plus rassasiés, que l’absence de solidarité apparaissait grande.
Il ne faut pas non plus sous-estimer le réalisme allemand, dont le gouvernement a subi la pression des syndicats, du patronat, d’une partie de la classe politique et de l’opinion allemande en faveur de l’aide à la Grèce. De même que l’on ne peut pas oublier que plus des ¾ des excédents d’importation allemands, sont réalisés dans la zone euro.
Dans cette crise sans précédent, la leçon est claire. Le traitement de la dette grecque ne doit pas mettre à genoux l’économie du pays : il faut donc restructurer cette dette. L’Europe n’est menacée que par elle-même. C’est parce qu’il n’y a pas assez d’intégration en matière économique, budgétaire, financière, fiscale et sociale, que le champ est ouvert à toutes formes de faiblesses et de spéculations.
Devant l’urgence de la situation européenne, on ne peut pas ne pas s’alarmer de la lenteur de certains parlements des 17 à se prononcer sur ce texte. Pendant que des milliards d’Euros s’envolent en fumée sous les effets des attaques dont sont victimes les bourses, 6 pays de la zone euro ne se sont pas encore prononcés.
Devant les risques d’une déflagration financière, donc économique, donc sociale, donc de profonds bouleversements politiques d’où surgissent les extrémistes, le Nouveau Centre appelle les dirigeants européens à franchir la porte de l’histoire en mettant clairement la question du fédéralisme économique et financier sur la table des discussions du prochain sommet du 17 octobre.
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27/09/2011
Discussion budgétaire : "Il faut arrêter de taper sur la classe moyenne"
Yvan Lachaud, nouveau président des députés Nouveau centre, a affirmé mardi que son groupe "affirmera ses exigences", notamment à l'occasion de la discussion budgétaire.
"C'est la majorité dans son ensemble qui a perdu au Sénat", a déclaré Yvan Lachaud devant la presse à l'issue de la réunion hebdomadaire des députés NC. "Mais je constate que c'est une division au sein-même de l'UMP qui a fait perdre les élections dans plusieurs départements".
S'appuyant sur cette analyse, M. Lachaud a ajouté que le Nouveau centre voulait "être plus et mieux entendu". "Nous affirmerons nos exigences, à l'occasion du débat budgétaire, notamment sur le fait que l'on doit taxer les plus riches aujourd'hui".
"Avec la crise que connaissons aujourd'hui, il faut arrêter de taper sur la classe moyenne: nous affirmerons que les seuils retenus ne sont pas suffisants et qu'il faut les abaisser, que ce soit dans le cadre d'une nouvelle tranche d'imposition ou d'une taxe. On ne lâchera pas là-dessus!", a-t-il ajouté.
Jean Dionis du Séjour (NC, Lot-et-Garonne) a cité "un autre point dur": la mise en place d'une répertoire national du crédit afin de lutter contre le surendettement. "Pratiquement tous les pays de l'UE l'ont mis en place et l'an dernier Christine Lagarde s'était engagée à le faire", a-t-il fait valoir. "Le gouvernement est maintenant au pied du mur au moment où le surendettement concerne quelque 2 millions de personnes", a-t-il ajouté en soulignant que le groupe NC "demand(ait) l'application de cette mesure que nous portons depuis 9 ans".
15:19 Publié dans Assemblée Nationale, Economie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
26/09/2011
Médias:Revue de Presse sur la création des EPPOO
Jeudi 23 septembre, La Gazette fait sa une sur la mise en place à Nîmes du nouvel établissement de placement immédiat proposé par Yvan LACHAUD.
Samedi, la plupart des grands medias nationaux reprennent la dépêche de l'AFP: Le Figaro, Europe 1, Elle, Le Progrès, ou encore le Parisien...
Midi-Libre est revenu quant à lui, plus longuement, lundi 26 septembre, sur la mise en place des comités de pilotage dans les cours d'appel de Nîmes et Lyon de vendredi dernier.
10:56 Publié dans Justice & Sécurité, Medias | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25/09/2011
Sénatoriales: "Le Nouveau Centre transforme l'essai".
Yvan Lachaud, Président du Groupe Nouveau Centre à l'Assemblée nationale, se réjouit de la progression du Nouveau Centre ce soir au Sénat, dans un contexte pourtant difficile pour la majorité présidentielle.
Le Nouveau Centre, élection après élection vient de confirmer son implantation territoriale dans la continuité des dernières élections municipales, régionales, et cantonales.
C’est donc en toute logique, que le Nouveau Centre transforme aujourd’hui l’essai, en passant de 9 à 13 sénateurs. Yvan Lachaud félicite les nouveaux élus et souligne que le Nouveau Centre est la seule composante centriste qui progresse aujourd’hui numériquement au Sénat.
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16/09/2011
On ne peut plus se contenter d'annonces, il faut des faits, et des résultats!
A la lecture de l’article du Midi Libre du jeudi 15 septembre relatant les propos de la Ligue des Droits de l’Homme relativisant l’augmentation de la délinquance des mineurs, et stigmatisant une volonté « d’enfermement », Yvan LACHAUD précise :
« En premier lieu, mes propositions ne sont pas du ressort législatif, il ne s’agit donc pas d’une « énième loi », mais de l’application de nouvelles méthodes, qui vont être expérimentées très concrètement dans le ressort de trois cours d’appel que sont celles de Nîmes, Versailles et Lyon.
Je partage le point de vue selon lequel, on ne peut plus se contenter d’annonces, qu’il faut des faits, et des résultats, et l’objet de mon rapport est de comprendre comment y parvenir sans que le coût de ces moyens, même s’il en faudra, ne soit exorbitant, car ce sont aussi nos impôts qui sont en jeu.
En revanche, je considère les propos des représentants de la LDH comme caricaturaux, et orientés idéologiquement, quand ils considèrent qu’il n’y a pas d’augmentation de la délinquance des mineurs. Sur le terrain, il est rare que le constat du sentiment d'impunité chez les jeunes ne soit pas partagé, quelle que soit d’ailleurs son orientation politique.
Il est de notre devoir de républicain de rendre à l’Etat son autorité, la cohérence de ses représentants, et donc sa capacité de dissuasion. Et pour ce faire, j’ai proposé de méthodes qui ont fait leur preuve aux Etats-Unis et qui assure une meilleure coordination de l’action publique, entre l’école, la police et la justice. En matière de délinquance des mineurs, il est clair qu’il est nécessaire de décloisonner et de redonner du sens à la période de l’adulte, qu’il soit professeur, policier, éducateur, ou juge.
Pour ce faire, nous allons expérimenter des brigades spécialisées sur les mineurs délinquants, et des Etablissements de Placement Provisoire d’Observation et d’Orientation (EPPOO) et ce, d’ici le 30 novembre prochain. »
Le comité de pilotage de ce dispositif se réunira, pour la Cour d’Appel de Nîmes, le 23 septembre prochain.
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13/09/2011
FACE A LA DELINQUANCE DES MINEURS, TOUTES LES MESURES QUI REAFFIRMERONT L’AUTORITE DE L’ETAT SONT BONNES A PRENDRE
Après les annonces du Président de la République concernant l’encadrement militaire des jeunes délinquants, Yvan LACHAUD, président du groupe centriste à l’Assemblée nationale, actuellement en mission parlementaire expérimentant de nouveaux dispositifs dans le cadre de la justice des mineurs, estime qu’il est nécessaire d’envisager toutes les solutions qui permettront de « ré-affirmer l’autorité de l’Etat face aux mineurs délinquants, dont le sentiment d’impunité est aujourd’hui quasi absolu ».
Le député du Gard avait formulé une proposition de loi allant dans le sens de l’encadrement militaire des jeunes au mois de novembre 2010 et l’avait conduit aux Etats-Unis au mois de mars dernier pour étudier le système des teen-boot camps.
Selon lui, plus que la forme militaire ou non, ce qui importe, « ce sont les moyens donnés à la justice des mineurs, pour la rendre plus rapide, plus efficace, et au final, plus dissuasive ».
C’est pourquoi, il se réjouit de ces annonces qui « vont dans le bon sens », et entrent en parfaite complémentarité avec les établissements de placement d’observation et d’orientation (EPPOO), ainsi que les brigades de police spécialisés dans la délinquance des mineurs, qu’il doit mettre en place en collaboration avec la Protection judiciaire de la jeunesse et les services de police, dans le ressort des cours d’appel de Versailles, Lyon et Nîmes d’ici le 30 novembre prochain.
Inspirés des méthodes new-yorkaises, ces établissements et ces brigades veilleront à établir diagnostic et surveillance pour ne pas laisser les jeunes s’enfoncer trop profondément dans la spirale de la délinquance.
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11/09/2011
Nous devons défendre nos idées et nos valeurs centristes!
Intervention d'Yvan LACHAUD, Président du groupe Nouveau Centre à l'Assemblée nationale, dans le cadre des universités d'été de l'Alliance, dimanche 11 septembre 2011 - La Grande Motte.
"Mes chers amis,
C’est un grand plaisir pour moi de vous accueillir dans le Languedoc. Il est vrai que le Sud n’a pas une ancienne tradition de centrisme : historiquement, vous êtes ici dans le Midi rouge, socialiste ou communiste.
Mais les temps ont changé, et nous cheminons, efficacement, sûrement, pour ancrer l’Alliance avec toutes ses nuances, centriste, républicaine, radicale, écologique, libérale-sociale, dans la terre languedocienne et roussillonnaise jusqu’à la Provence et au Comté niçois.
Le 11 septembre fait partie de ces dates tellement marquantes qu’on se rappelle tous ce que l’on faisait, où l’on était, quand on a appris la tragique nouvelle : ç’a été le cas de l’assassinat de Kennedy, des premiers pas de l’homme sur la Lune, de la chute du mur de Berlin. Ou du 11 septembre 2001.
"Al-Qaida a perdu la guerre, grâce à la mobilisation coordonnée des puissances mondiales."Avec le recul, nous avons compris que le 11 septembre ne nous a pas fait entrer dans un monde dominé par le « choc des civilisations ». Certes, le terrorisme n’est jamais complètement vaincu, mais on peut considérer qu’Al-Qaida a perdu la guerre, grâce à la mobilisation coordonnée des puissances mondiales.
Le 11 septembre a constitué un révélateur et un accélérateur de l’Histoire, en particulier du fait de la mobilisation des Etats-Unis contre le terrorisme fondamentaliste et de leur intervention en Irak, au prix d’un lourd coût financier, moral et diplomatique.
Le message que j’en tire aujourd’hui, c’est que la vigilance doit être sans faille pour faire progresser, partout dans le monde, la démocratie, le respect des droits de l’homme et la paix – et l’Europe a en la matière une responsabilité particulière, j’y reviendrai tout à l’heure.
Dans mon combat politique, depuis des années, il y a deux convictions : d’abord, le centre a des valeurs et un message à porter, qui suffisent à justifier une candidature centriste à l’élection présidentielle, et le centre doit se rassembler pour être plus fort, car l’émiettement est cause d’impuissance.
Hervé, tu as su, en créant le Nouveau Centre, faire vivre depuis 2007 un centre indépendant, et nous y avons travaillé chaque jour, en faisant nôtre la devise « Je maintiendrai », la devise des princes d’Orange.
"Oui, la sensibilité centriste existe, les valeurs centristes existent : l’humanisme, l’attachement à la démocratie et au dialogue, le souci des plus faibles, la conviction que l’économie est au service du social, la construction européenne…"
Jean-Louis, tu as fait sortir le Parti radical de l’UMP pour renforcer la famille centriste. Tu as eu le courage de nous rejoindre dans cette aventure que nous menons depuis 2007. Et ta présence est une chance pour nous tous.
Jean-Marie, toi qui viens de plus loin encore – enfin, de Mulhouse, tu nous permets d’enrichir ce rassemblement avec ta sensibilité et d’élargir encore plus notre corpus d’idées.
Nous représentons un courant de pensée qui compte et ce courant, de quelque façon que ce soit, doit être présent dans le débat présidentiel.
Oui, la sensibilité centriste existe, les valeurs centristes existent : l’humanisme, l’attachement à la démocratie et au dialogue, le souci des plus faibles, la conviction que l’économie est au service du social, la construction européenne…
Oui, les idées centristes existent, nous les défendons sans cesse : réduire l’endettement public qui pèsera sur les générations futures ; mettre en tête de nos priorités l’école, vecteur de la promotion sociale et de l’égalité des chances ; favoriser une politique de croissance économique en misant sur les PME et réduire les charges qui pèsent sur le travail pour libérer l’emploi ; mettre en œuvre une solidarité active, au service des plus faibles ; donner les moyens d’une justice indépendante et efficace ; préserver les services publics et organiser un Etat efficace ; redonner un nouveau souffle à l’Europe…
"Nous avons besoin d’une majorité équilibrée sur ses deux jambes : cela nécessite la création d'un centre solide et rassemblé.L’important, c’est de savoir dans quel camp nous sommes. Nous le réaffirmons, nous sommes dans une majorité de droite et du centre."
Je rappelle que Nicolas Sarkozy nous a dit en 2007 : restez tels que vous êtes, nous avons besoin d’une majorité équilibrée sur ses deux jambes : cela nécessite la création d'un centre solide et rassemblé.
L’important, c’est de savoir dans quel camp nous sommes. Nous le réaffirmons, nous sommes dans une majorité de droite et du centre.
Et je le dis à nos camarades de l’UMP : quel que soit le chemin que nous prendrons, quelle que soit la vigueur du combat, nous nous devons d’être respectueux, de nos amis et de nos adversaires politiques.
L’élection présidentielle se déroulera dans plusieurs mois, et il faut que ces mois soient des mois utiles. La majorité présidentielle a pris des engagements clairs auprès des Français, et je sais que les parlementaires centristes resteront mobilisés jusqu’à la fin de la législature pour achever le programme qu’elle s’est fixé et répondre aux attentes des Français dans un contexte économique et social particulièrement difficile.
Les Français ne nous pardonneraient pas, et ils auraient raison, de délaisser les vrais problèmes — l’emploi et l’activité économique, le pouvoir d’achat, la réduction des déficits publics, la priorité à accorder à l’école, la sécurité…
Oui, la sécurité : cela peut vous surprendre qu’un centriste en parle, mais la sécurité c’est du thème social, c’est la protection des plus faibles d’entre nous, les plus jeunes et les personnes âgées. Et dans des régions telles que la nôtre, ce sujet doit être abordé ouvertement et nous devons trouver des solutions.
J’ai l’honneur, et le plaisir aussi, d’avoir été élu par mes camarades Président du groupe Nouveau Centre à l’Assemblée nationale. C’est une équipe riche de personnalités différentes, de parlementaires reconnus dans leur domaine d’expertise, humainement attachants.
Je veux vraiment les remercier de la confiance qu’ils m’ont témoignée et je m’engage à défendre les propositions que nous portons.
Mon rôle, c’est qu’après l’élection présidentielle ce groupe soit pérenne, que nous restions solidaires et unis quels que soient les chemins pris par chacun d’entre nous, pour pouvoir continuer à constituer un groupe et promouvoir nos idées.
"Combien de fois avons-nous réclamé d’harmoniser la fiscalité qui pèse sur les revenus du travail et sur les revenus du patrimoine, et de supprimer les niches fiscales et sociales dont l'utilité n'est plus avérée !"
Je veux vous parler de la règle d’or.
Dès cet été, nous avons appelé solennellement le Président de la République à convoquer le Congrès pour inscrire dans la Constitution une règle d'or de stabilité budgétaire.
Un exemple nous vient de l’Espagne, où la droite et la gauche se sont rassemblées pour faire voter ce principe. J’appelle les socialistes français à faire preuve du même esprit de la responsabilité venant des générations futures.
Je rappelle que, dès le début de cette législature, les parlementaires du Nouveau Centre n’ont cessé de demander l'inscription de cette règle d'or dans la Constitution, et déposé — dès janvier 2008, bien avant la crise financière ! — une proposition de loi constitutionnelle relative au « retour à l'équilibre de nos finances publiques ». Combien de fois avons-nous réclamé d’harmoniser la fiscalité qui pèse sur les revenus du travail et sur les revenus du patrimoine, et de supprimer les niches fiscales et sociales dont l'utilité n'est plus avérée !
Si nous disons qu’il faut retrouver le chemin d’une saine gestion de nos finances publiques, ce n’est pas pour nous plier aux injonctions des agences de notation ou de la finance internationale : c’est pour nous-mêmes que nous le faisons, pour dégager des financements pour les investissements et les mesures d’avenir dans les secteurs prioritaires : l’école, la recherche, l’emploi, l’environnement… C’est-à-dire pour nous redonner les moyens d’être maîtres de notre destin. Plus que de rigueur budgétaire, il s’agit tout simplement de bon sens et de responsabilité !
Nous devons faire participer davantage les plus hauts revenus à l'effort, nous devons créer une nouvelle tranche marginale d’impôt sur le revenu à 45 % pour les revenus excédant 150000 euros annuels par part (450000 euros par an pour une famille avec deux enfants). Qui peut s’opposer à cette mesure ?
Cette crise économique et financière aura, à mon sens, révélé une chose essentielle, et qui va dans notre sens : la nécessité d’aller plus loin dans la construction européenne, c’est-à-dire de mettre en place des institutions européennes fortes, pour mettre en œuvre l’harmonisation fiscale, le fédéralisme économique, la convergence sociale, la protection de nos frontières européennes…
Nous souffrons de pas assez d’Europe. (ici, dans notre région, l’agriculture par rapport à l’Espagne)
"Nous avons le devoir de dépasser nos orgueils personnels, de mettre quelqu’un devant, qui va défendre nos idées et proposer une alternative au pays."
Nous devons prendre en compte le désarroi des ouvriers dont les usines ferment parce que la France est de moins en moins un pays de production, un pays d’industrie ; la lassitude des entrepreneurs confrontés à la sclérose des structures et à la lourdeur des charges ; l’écœurement des producteurs de fruits et légumes qui produisent à perte tandis que des mères de famille se désolent que dans leur supermarché ces fruits et légumes soient trop chers pour leur porte-monnaie ; le ras-le-bol des jeunes couples qui voudraient acheter un logement, mais à qui les banques refusent de prêter parce qu’ils n’ont pas le CDI qu’il faut, alors que ces mêmes banques engrangent des profits records ;
la difficulté de certains lycéens issus de milieux populaires qui, malgré leur bon carnet de notes, ne réussissent pas à intégrer des filières prestigieuses, parce qu’ils n’ont pas les codes et les réseaux qu’il faut ; la dépression des salariés usés par le stress, les technologies ou la course à la rentabilité et à l’efficacité ; la solitude des personnes âgées laissées à elles-mêmes ; le sentiment d’abandon de ceux qui vivent l’insécurité au quotidien…
Notre mission est là !
Pour finir, je voudrais vous dire quelque chose du plus profond de moi-même.
Aujourd’hui, le pays est dans une situation de crise, et nous avons la chance, nous centristes, d’appartenir à un courant d’idées fantastique, porteur d’humanisme, de solidarité, de conviction européenne. Mettons nos idées en avant, et nos egos en arrière. Je le dis à Hervé, à Jean-Louis, à Jean-Marie : nous avons le devoir de dépasser nos orgueils personnels, de mettre quelqu’un devant, qui va défendre nos idées et proposer une alternative au pays. Arrêtons les querelles d’ego, les chicayas, les déclarations intempestives, qui décrédibilisent la vie politique et éloignent les Français de nous.
Bref, sans fausse promesse, parlons autrement de la France et des Français, parlons autrement à la France et aux Français, avec respect, confiance et reconnaissance.
Seul le prononcé fait foi.
16:58 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : alliance, centre, europe, crise, presidentielle







