26/01/2010
Comme l'occitan, le provençal doit être une langue régionale à part entière
Yvan Lachaud, député du Gard, a interpellé aujourd'hui Frédéric Mitterrand, ministre de la culture et de la communication, au sujet de la reconnaissance du provençal comme langue régionale à part entière.
Dans le cadre des questions orales sans débat à l'Assemblée nationale, le député du Gard a attiré l'attention du ministre de la culture sur la nécessité pour l'Etat de reconnaître, promouvoir et développer les langues régionales dans notre pays. Après la reconnaissance dans la Constitution des langues régionales en 2008, la liste nominative des langues régionales officiellement reconnues dans la Constitution sera publiée cette année. Si certaines d'entre elles, comme le breton, le corse, le basque, le catalan, l'occitan, le picard, sont à peu près assurées d'être officialisées, il n'en est pas de même pour le provençal, alors que la langue provençale est parlée par 500 000 personnes et comprise par 1500000 personnes.
Le député du Gard a souligné l'importance du provençal, qui possède sa grammaire, ses dictionnaires réactualisés depuis le XVIIIe siècle et qui est la seule langue régionale à avoir été honorée d'un prix Nobel - honorant Frédéric Mistral en 1904 - et, de nos jours encore, de véritables chefs-d'œuvre littéraires sortent chaque année.
Il est donc normal, a rappelé Yvan Lachaud, que la langue provençale soit reconnue à part entière, et non comme un « sous-dialecte occitan ».
En réponse, le ministre de la Culture a rappelé que le provençal est considéré depuis la loi Deixonne de 1951 comme « une variété d'une langue commune – l'occitan, ou langue d'oc – qui se réalise sous différentes formes ou dialectes selon les régions ». « Ces différents parlers figurent dans la « Liste des langues de France » diffusée par le ministère de la Culture et de la Communication. Chacun d’eux possède ses spécificités, qui cependant ne vont pas jusqu’à remettre en cause l'unité de cette langue occitane. Chaque variété en est donc la forme pleine et entière, et non pas un quelconque « sous-dialecte ». Il n'est pas question pour lui de parler d'occitan à la place d'autres langues, mais, « comme on le fait pour le français ou encore l’arabe, de désigner sous une appellation commune des usages différents, mais cependant assez voisins pour former unité dans leur diversité ».
Yvan Lachaud a tenu à faire valoir que l'occitan présente une grande variabilité, avec pas moins de six dialectes, dont le provençal, l'auvergnat ou le gascon, toutes langues différentes et autonomes, et même qu'à partir du XIIIe siècle et jusqu'au début du XXe siècle, on utilisait fréquemment le terme de « provençal » pour désigner l'« occitan ».
Le député du Gard a répété son engagement de continuer à intervenir pour obtenir la reconnaissance du provençal. Une langue est une culture, une manière de penser et de vivre. Défendre les langues régionales c'est développer notre richesse cultuelle. Cet héritage que nous avons reçu, nous devons à notre tour le transmettre.
15:39 Publié dans Culture, traditions, mémoire | Lien permanent | Commentaires (214) | Envoyer cette note | Tags : provençal, langues régionales
24/01/2010
Jacky Raymond revient sur la cérémonie de voeux 2010
Vendredi soir 22 janvier 2010, près de deux mille personnes ont répondu à l'invitation, dans les salons de l'hôtel Holiday Inn à Nîmes, d'Yvan LACHAUD, député de la première circonscription du Gard, et de sa suppléante, Hélène ALLIEZ-YANNICOPOULOS - militants et sympathisants du Nouveau centre, auxquels se sont joints des membres de l'UMP du Gard, nombreux maires et élus du département ; responsables du monde de l'économie, de la culture et des associations.
A la tribune, à leurs côtés, étaient présents les maires de la circonscription, les deux conseillers généraux centristes, le représentant du Sénateur-Maire de Nîmes... ainsi que les jeunes et brillants Julien DEVEZE, chef de file gardois du Nouveau Centre pour les Régionales 2010, et Damien ABAD, le tout nouveau député européen.
Comme à l'accoutumée, les invités ont été accueillis à la fois par des Camarguais et Provençaux dans leurs magnifiques costumes traditionnels, un accueil empreint de beaucoup de chaleur et de simplicité, à l'image de celui du député et de son épouse Mireille. En fin de soirée, ces mêmes Camarguais et Provençaux ont offert aux dames de superbes roses, blanches ou colorées.
C'est avec une attention et un intérêt soutenus que les participants, malgré leur nombre impressionnant, ont écouté successivement Damien ABAD et Yvan LACHAUD, tous deux aussi sereins que déterminés dans leurs convictions. Nos concitoyens sourds et malentendants en ont également bénéficié, grâce à la traduction simultanée en langue des signes.
Damien a remercié avec beaucoup de sincérité et une profonde émotion son parrain en politique, Yvan LACHAUD, faisant référence, avec une tendre ironie, à trois coups de téléphone de son mentor, appels déterminants pour son irrésistible ascension politique... malgré quelques traquenards locaux. Il a ensuite évoqué à grands traits sa mission au sein de la commission des finances du Parlement européen et invité les élus locaux à faire plus largement appel aux aides européennes. Il a enfin regretté le silence et l'absence de l'Union européenne au regard de la tragédie haïtienne.
Yvan a expliqué son choix d'intervention pour les vœux 2010. Il n'a pas souhaité, pour rompre avec une tradition installée depuis maintenant huit ans, procéder à une rétrospective exhaustive de son action, tant nationale que locale, et tracer des perspectives pour la nouvelle année, dans un contexte qui reste difficile.
Il s'est délibérément placé sur le terrain du quotidien, dans l'univers familier de chacun, avec ses interrogations, ses craintes, ses indignations - comme cette condamnation de certaines pratiques de grands patrons, alors qu'un nombre croissant de Français connaît le chômage, la précarité, les souffrances d'un quotidien très difficile. Chacun aura senti vibrer la corde sociale et humaniste d'un député du Nouveau Centre. Il n'en a pas moins affirmé ses convictions et un optimisme mesuré pour une année 2010 du renouveau, dans une France « apaisée ».
Il a, chemin faisant, souligné certaines dimensions de son action, aussi efficace qu'opiniâtre, de parlementaire engagé au service de ses concitoyens, en permanence à leurs côtés et à leur écoute - interventions vigoureuses pour une solution positive sur le site de la base aéronavale de Nîmes-Garons ; défense de l'autonomie de l'université de Nîmes et annonce du processus en cours pour la création, en complément, d'une université de technologie.
Après les vifs applaudissements qui ont salué sa très belle intervention, dans le rythme comme dans le contenu, il a invité l'imposante assemblée à chanter notre hymne national, puis la légendaire « Coupo Santo », deux pièces majeures de notre identité, la seconde enracinant la première dans les traditions languedociennes.
Il a enfin récompensé quatre personnes qui se sont distinguées pour leur engagement et la qualité de leur action : la présidente d'une association pour handicapés ; le créateur et dirigeant d'une dynamique société du virtuel ; l'initiateur apprécié de moult cavaliers camarguais ; l'infatigable promoteur, en dépit des critiques et attaques subies, de la belle équipe du Nîmes Olympique.
Cette magnifique soirée, préparée avec le plus grand soin par de fidèles militants du Nouveau Centre, s'est poursuivie, autour de bien agréables buffets, par les multiples échanges et conversations de gens heureux de se retrouver.
Une belle soirée ! Une très belle soirée... qui témoigne de l'attachement bien compréhensible de très nombreux citoyens de la première circonscription à leur député, Yvan LACHAUD.
23:15 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07/01/2010
Hommage à Philippe Seguin
Yvan Lachaud, député du Gard et Secrétaire général du Nouveau Centre, déclare :
"J’ai appris avec une grande tristesse le décès prématuré de Philippe Seguin. Attaché à donner une grande place à la culture et à l’histoire dans le débat politique, grand républicain, il nous laisse une haute vision de ce qu’est la France et de ce qu’est la République. Fidélité à ses convictions, courage et liberté d’esprit, c’est ce qui l’a toujours caractérisé, et ce sont d’ailleurs les trois qualités qui font la noblesse d’un homme politique. En tant que député, je salue aussi la mémoire d’un grand président de l’Assemblée nationale, qui n’a eu de cesse de défendre le rôle du Parlement dans nos institutions. Nous n’avons pas toujours soutenu les mêmes combats, en particulier au moment du référendum de Maastricht, mais je veux souligner sa hauteur d’esprit et son courage à défendre ses idées, avec toujours comme objectif la défense de l’intérêt général. Porteur de l’héritage gaulliste, il a incarné une certaine idée de la France, et il manquera à la vie politique française."
10:18 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : philippe séguin





