26/01/2010

Comme l'occitan, le provençal doit être une langue régionale à part entière

Yvan Lachaud, député du Gard, a interpellé aujourd'hui Frédéric Mitterrand, ministre de la culture et de la communication, au sujet de la reconnaissance du provençal comme langue régionale à part entière.


Dans le cadre des questions orales sans débat à l'Assemblée nationale, le député du Gard a attiré l'attention du ministre de la culture sur la nécessité pour l'Etat de reconnaître, promouvoir et développer les langues régionales dans notre pays. Après la reconnaissance dans la Constitution des langues régionales en 2008, la liste nominative des langues régionales officiellement reconnues dans la Constitution sera publiée cette année. Si certaines d'entre elles, comme le breton, le corse, le basque, le catalan, l'occitan, le picard, sont à peu près assurées d'être officialisées, il n'en est pas de même pour le provençal, alors que la langue provençale est parlée par 500 000 personnes et comprise par 1500000 personnes.


Le député du Gard a souligné l'importance du provençal, qui possède sa grammaire, ses dictionnaires réactualisés depuis le XVIIIe siècle et qui est la seule langue régionale à avoir été honorée d'un prix Nobel - honorant Frédéric Mistral en 1904 - et, de nos jours encore, de véritables chefs-d'œuvre littéraires sortent chaque année.
Il est donc normal, a rappelé Yvan Lachaud, que la langue provençale soit reconnue à part entière, et non comme un « sous-dialecte occitan ».
En réponse, le ministre de la Culture a rappelé que le provençal est considéré depuis la loi Deixonne de 1951 comme « une variété d'une langue commune – l'occitan, ou langue d'oc – qui se réalise sous différentes formes ou dialectes selon les régions ». « Ces différents parlers figurent dans la « Liste des langues de France » diffusée par le ministère de la Culture et de la Communication. Chacun d’eux possède ses spécificités, qui cependant ne vont pas jusqu’à remettre en cause l'unité de cette langue occitane. Chaque variété en est donc la forme pleine et entière, et non pas un quelconque « sous-dialecte ». Il n'est pas question pour lui de parler d'occitan à la place d'autres langues, mais, « comme on le fait pour le français ou encore l’arabe, de désigner sous une appellation commune des usages différents, mais cependant assez voisins pour former unité dans leur diversité ».


Yvan Lachaud a tenu à faire valoir que l'occitan présente une grande variabilité, avec pas moins de six dialectes, dont le provençal, l'auvergnat ou le gascon, toutes langues différentes et autonomes, et même qu'à partir du XIIIe siècle et jusqu'au début du XXe siècle, on utilisait fréquemment le terme de « provençal » pour désigner l'« occitan ».


Le député du Gard a répété son engagement de continuer à intervenir pour obtenir la reconnaissance du provençal. Une langue est une culture, une manière de penser et de vivre. Défendre les langues régionales c'est développer notre richesse cultuelle. Cet héritage que nous avons reçu, nous devons à notre tour le transmettre.

Commentaires

Bravo pour votre intervention et votre soutien... le problème vient que les rédacteurs des réponses ministérielles sont des occitanistes, recrutés au sein de la DGLFF (Délégation à la Langue Française et aux Langues de France), nommés là pour les besoins de leur cause.
Ainsi, le poitevin, le saintongeais ou le bourguignon sont reconnus -par la DGLF comme" langues de France", mais pas le provençal ou le gascon, noyés sous le terme "d'occitan" !...
Le but est simple: créer une "Grande Occitanie" recentrée sur le languedoc toulousain, Nîmes étant, à ce titre - vous êtes bien placé pour le savoir...- plus Provençale que Languedocienne !...
Merci encore

RemiVENTURE
Majoral du félibrige
Vice président du Collectif prouvènço

Écrit par : Remi VENTURE | 26/01/2010

Cher Monsieur,
Continuons chacun dans notre coin à défendre des confettis de langue,et pourquoi ne pas demander,en fonction des petites différences dialectales d'un village à l'autre,à proclamer l'existence de centaines de variantes: voilà le plus sûr moyen de folkloriser,d'anéantir toute chance de prise en compte du sauvetage de nos langues, qui passe par une vigoureuse prise en charge de leur enseignement par l'éducation nationale.oui le provençal est de l'occitan,que chacun l'apprenne selon la forme qu'il a dans sa région,c'est une richesse qui nous permet de comprendre très bien ou correctement la plupart des langues latines.
Toute revendication d'une multitude de spécificités ne fait qu'apporter du miel aux ennemis des langues régionales et contredit toutes analyses linguistiques sérieuses.Je suis languedocien,tarn et garonnais d'origine,et n'ai aucun mal à comprendre toutes les formes d'occitan,de l'atlantique aux vallées italiennes,alors,s'il vous plait,ne morcellez pas notre langue en une multitude de républiques de pacotille.

Écrit par : Michel FREJABISE | 27/01/2010

La province ou le nom des royaumes "vaincus" au "sud" , le nom qui a enfanté aussi , le mot provencal , provincial, (synonyme souvent d'arrièration culturelle) .
La provence a désigné longtemps la sud de la France et le provençal la langue qui y était parlé.
Jadis les troubadours se comprenaient d'un bout à l'autre de l'Occitanie. Ce n'est pas parceque cette langue est interdite de tout usage administratif , social , qu'elle ne dispose pas des medias digne de ce nom, et qu'elle es'est éparpillée en une multitude de petites declinaisons locales, variantes respectables de la langue mère, qu'on doit oublier son unité première , comme le disait le maître de Maillane. Qui a écrit lo tresor dau felibritge où l'on peut trouver( à condition de le vouloir) outre les variantes du gascon , du provençal, du limousin , du languedocien, du l'auvernhat , les parentés , espanholes , portugaises , italiennes, catalanes , roumaines,
c''est à dire situer l'occitan au sein de la grande famille des langues latines y compris celui du patois( au départ c'est le nom donné à toutes les langues) de l'Ile de France qui s'est imposé dans le paysage des langues d'oil.

Apprendre, se souvenir...Respecter le travail de Mistral
Sinon l'avenir se présente sous la forme de parcs regionals, mais aussi de petites réserves indiennes , où de rares individus témoigneront de la survivance d'un argot au demeurant bien sympathique, mais qu'ils sont les seuls à comprendre.
Un peu de hauteur de vue et d'esprit de synthèse, ne peut pas nuire à notre désir de sauver le Provençal, l'Occitan, Acquitan, (appelez la comme vous le voulez) c'est à dire la langue parlée encore dans le tiers sud de la Francel...
Et retrouver ainsi le sens du général et de notre histoire

Écrit par : fabre | 27/01/2010

1 / le languedocien n'est pas l'occitan. La confusion est systématique mais elle a surtout un but politique traditionnel du nationalisme français, diviser pour régner. Je tiens à votre disposition une série de texte sur trois siècles, textes qui indiquent que l'assersion qui voudrait que le provençal soit oublié quand on parle de l'occitan est un outil plutôt obscur du FN provençal. C'est un XIXième siècle que le terme provençal désignait tout l'ensemble de la langue occitane, un dialecte désignant l'ensenmble de la langue. C'est une tradition occitane. Je vous conseille de lire le dictionnaire de la Llengua Catalana à la ligne Llemosí, dialecte de l'occità, ancian nom de la llengua catalana ; il ne viendrait à personne l'idée de dire que le catalan est du lumousin. L'objet sémantique occitan a justement pour pour but de ne pas voloriser un dialecte sur l'autre. De plus je suis d'une région ou la population parle lengadocien et se dit gascon, de plus les espaces territorials qui permette de dire que l'occitan est un ensemble linguistique, sont des espaces linguistiques plutôt assez large et difficielle à déterminer ; il suffit de regarder les études sur le sujet ... elle date, c'est vrai, mais elle date des moment que la langue n'était embourbée par ses farlaquicas franchimandas e grandament politicas.
2 / l'occitan n'est pas une langue régionale, je vous conseille de regarder un dictionnaire étymologique pour savoir ce que veux dire "région", un espace de pouvoir (si l'occitan était une langue d'una espace de pouvoir ça se serait !). De plus l'occitan est parlé sur trois États européens (Espagne, France, Italie). En Italie, c'est l'occitan (provençal) qui est officiel ; En Aran, c'est l'occitan d'Aran ; Dans les deux cas, il ne s'agit pas d'appauvrir la langue occitan, mais bien de valoriser sa diversité linguistique. Il faudra aussi un jour que certains prennent des cours de sciences linguistiques qui ne soient pas écris par les intégristes parisiens.
Je m'étonne qu'un représentant de la république à Nimes ne sache pas tout ça... Ou es-ce ontologique à la représentation républicaine de ne plus avoir la culture locale de ceux qui firent sa région politique (Robert Lafont, François Fontan) et une certaine vision de l'Occitanie (vue de Nimes), qui soit matinée de nationalisme français ?

Écrit par : Godilhaire | 27/01/2010

Heureusement que les commentaires sont là (sauf celui de Remi Venture) pour remettre un peu de vérité...

Écrit par : Alan | 27/01/2010

L'occitan, n'ayant pas accès ni à un médium national, ni à un enseignement généralisé, se présente sous la forme naturelle de toute langue dans le même état, c'est à dire qu'il existent des variantes (gascon, la,guedocien, provençal, auvergnat) que le mouvement occitaniste (je suis membre d' l'IEO) reconnaît, respecte et même encourage. Une confusion cependant règne entre les termes "languedocien", "langue d'oc" et "occitan", confusion entretenue de bonne ou mauvaise foi par de gens dont l'action, volontaire ou pas, millite contre les langues de France.
Je suis d'origine gasconne (Gers) et je comprends complètement n'importe quel texte en provençal de manière non équivoque.
On peut toujours diviser les langues à l'infini, on connaît quelques gasconnophones qui veulent séparer le béarnais du gascon, un peu comme si la langue parlée à Oran n'était pas de l'arabe dialectal mais de l'oranais, donc différent de l'algérois par quelques termes. Cependant les scientifiques ont tranché depuis longtemps.
Merci.
Adiu ! (je ne sais pas si vous pouvez comprendre, ça se dit dans mon quartier)

Écrit par : LECLERCQ Jean-Marc | 27/01/2010

Cher Monsieur Lachaud,

Je salue le courage et la sincérité de votre prise de position concernant le Langue Provençale qui vous attire les foudres d'une poignée d'occitanistes dont le plus grand des désirs serait d'instaurer un jacobinisme Montpellierain en lieu et place d'un pseudo jacobinisme parisien .

J'affirme bien clairement que notre langue terradounenco est le Provençal et qu'a ce titre elle doit être reconnue officiellement par l'État et bénéficier des moyens financiers et humains pour se développer !
Voilà le prochain combat que nous vous proposons de mener ensemble .

Prouvençau parlo ta lengo, es la clau !

Jean Charles TABACCHI
Vice Président du Collectif Prouvènço

Écrit par : Jean Charles Tabacchi | 27/01/2010

Je suis stupéfait par le culot des occitanistes !... Ils "inventent" le postulat qu'il existe une prétendue "langue occitane" et enfoncent le clou pour que tout le monde le pense !...
La Provence, ancien état souverain - ce qui n'a jamais été le cas de "l'Occitanie"...-, est beaucoup plus grande que le pays basque qui , je le sache, n'est pas "une réserve d'indiens" !... Si les Provençux sont des "Occitans", les Corses sont des "Italiens"...
Dire aux Provençaux "vous êtes Occitans que ça vous plaise ou non", me rappelle l'argumentation de Mussolini quand il avait envahi la Corse... Et encore pourrais-je parler de l'Anschluss et de l'Alsace Lorraine !...
Rien qu'à voir les réactions des lobbys occitanistes et les pression qu'ils tentent de faire subir, on comprend qu'on est sur la bonne voie !...

Écrit par : Remi VENTURE | 27/01/2010

Monsieur Lachaut,

Je trouve votre intervention irresponsable et pitoyable. Vous cédez à un lobby haineux pour des raisons sans doute bassement électoralistes. Vous n'ognorez pas (mai peut-être l'ignorez-vous, ce serait une excuse) qu'occitan est un synonyme de "langue d'oc" et que le terme désigne la langue autochtone du sud de la France, que le terme Provençal lui-même a servi à certaines époqueet dans certains contextes, à désigner l'ensemble de la langue d'oc, que les différentes formes de cette langue : provençal, languedocien (qu'il ne faut pas confondre avec "occitan"), limousin, gascon, auvergnat, vivaro-alpin (ou "provençal alpin") ne sont pas subordonnées à un occitan unifié (qui n'existe pas), mais sont chacune une expression pleine et entière de la alngue d'oc ; que les instances dirigeantes du Félibrige et les provençaliste non-extrémistes défendent la même position sur l'unité de la langue (dans sa diversité) que les occitanistes, même s'ils préfèrent le terme "langue d'oc" à celui d' "occitan". Les terme "occitan" et "langue d'oc" ne sont d'ailleurs nullement exclusifs de "provençal", personne ne nie qu'en Provence on parle (ou on parlait" le provençal) et chacun est libre de nommer sa langue comme il l'entend. ce qui est contraire à la tradition culturelle et scientifique, ainsi qu'à l'évidence empirique et scientifique, c'est de nier le fait que le provençal soit une variété de la langue d'oc ou "occitan", laquelle langue n'est pas une langue unifiée qui se présente sous une forme unique, mais est constituée par l'ensemble de ses variétés.
En soutenant les extrémiste du Collectif Provence, vous travaillez contre le provençal en alimentant des polémique et des haines qui n'ont pas llieu d'être et qui entravent la suvegarde de la langue et rendent impossible toute politique publique sérieuse en sa vaveur.
Et je ne pense pas que vous y gagnerez des voix.

Écrit par : Laurent ALexis | 27/01/2010

Bonjour

Il y a quelques millions de personnes extraordinaires qui vivent et travaillent en Languedoc/occitanie et qui acceptent tout à fait la pluralité et la diversité des LANGUES d'oc. Il y a quelques milliers de militants occitanistes qui n'acceptent diversite, pluralité que dans d'autres régions que la leur.

Ceci dit j'ai participé aux voeux du député Yvan Lachaux, il a le courage de sas opinions. Lui n'est pas anti Français comme certains de ces militants extrèmes que l'on trouve dans les milieux occitanistes. Yvan Lachaux defend des valeurs celles de sa région, celles d'une éducation, celles d'un comportement. Mais je rassure les virulents occitanistes, le Collectif n'est plus seul, il a signé l'Alliance des langues d'oc avec Béarnais, Auvergnats, cévenols, piémontais, une alliance pour faire valoir le droit des peuples à disposer de leur destin. Le Forum de Castèu-Reinard fera avancer enpore plus la reconnaissance du Provençal distinct de l'occitan. Le même forum dans qq jours à Paris donnera l'occasion de le dire dans la capitale. Guilhem Pepin, docteur et chercheur médieviste à Oxford présentera uno dicho: "L"Absence d'une "Occitanie" dans l'histoire, mais existence de la Provence et de la Gascogne". Nous allons continuer notre combat, sans haine, la main tendue à tous ceux qui souhaitent avancer en se respectant, pour que les langues régionales de France perdurent dans la liberté, dans la pluralité et dans la diversité.

Jean-Pierre Richard
Président du Collectif Prouvènço

Écrit par : Jean-Pierre RICHARD | 27/01/2010

Monsieur le député,

Aujourd'hui, je suis fière que vous soyez mon député.

Je suis provençale, ainsi que mes aieux, mais depuis quelques années, j'habite Bouillargues. J'ai à coeur le respect des uns et des autres et c'est avec une réelle révolte que j'ai appris, entre autres inepties et de la bouche de plusieurs occitanistes très irrespectueux de ma langue et de mes traditions, que je ne parlais pas provençal mais occitan....

De ce jour, je me suis engagée aux côtés du Collectif Prouvènço, où je n'ai rencontré ni extrémistes, ni terroristes : seulement un rassemblement de personnes qui ont en commun l'amour et le respect de la langue, des traditions et de la culture provençales.

Je souhaite que ma langue soit reconnue en tant que telle, ainsi qu'elle le mérite et qu'elle puisse être fidèlement transmise à mes enfants.

Pour vous donner un exemple, ma fille a appris avec sa chorale un chant de Noël du provençal Nicolas Saboly : c'est devenu un chant de Noël "occitan". En quoi son appellation normale de chant provençal gênait-elle? Quel acharnement à vouloir tout araser dans une langue unique !

Pour répondre aux occitanistes qui pensent que vous perdrez ici des voix, je vous assure que vous gagnerez au moins la mienne. Et comptez sur moi pour en parler autour de moi, dans ma ville et alentours.

Encore merci pour cette prise de position juste et courageuse.

Laurence Raoux.

Écrit par : Laurence RAOUX | 27/01/2010

Monsieur Lachaud,

Voilà pourquoi je ne suis pas occitan (voit portrait de L. Allibert ci-dessous) & je vous soutiens dans votre combat pour la reconnaissance du Provençal Dans l'échiquier des langues parlées dans le sud de la France.
De plus j'irais plus loin, je vous demanderai de faire une proposition pour le rattachement du Gard à la Future Région Provence, car le "confetti" de l'histoire qu'est la "Septimanie" est anti- économique, anti-sociale, & anti-historique.... Cela était en 1936, la volonté des régions du Front populaires....!

Je ne suis pas de votre bord politique, je suis plutôt du contraire, ce qu'il ne m'empêche de soutenir les entreprises louables, cohérentes & courageuses...
Aussi je soutiens votre action & comprend la réaction d'une population trop souvent axée sur la pensée unique, la volonté d'un seul chef (vous verrez le pédigree du premier) es suivants sont guère mieux!!! Quelqu'un à nommer R Lafont décédé, il y a peu, il semblerait que le centre S Wisenthal ait reconnu en lui un anti-sémite ?

Le débat est ouvert....

Louis Alibert :
Né à Bram (Aude), en 1884, dans une famille de paysans où l'on parlait patois.

En décembre 1912, il épousa Marie Latour (cette dernière a vendu plusieurs résistants à la gestapo française), avec qui il eut un fils, digne de sa mère, qui mourut à la guerre en 1943 en tant que volontaire sur le Front de l'est dans la LVF section française de la SS.

Il publia en 1937, à Barcelone, la Grammaire selon les parlers languedociens. Il développa ainsi la graphie dite "classique" qui devint graphie alibertine, graphie officielle de l'IEO à ce jour. Dès 1910, on connaît ce mode d'écrire le languedocien dans le félibrige, on en trouve trace dans la revue l'Estello de Valéri Bernard, il est surtout le fait de Prosper Estieu.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Alibert s'est rangé avec son épouse, dans le camp de la collaboration, ce qui lui valut d'être condamné à cinq ans de prison à la Libération, et frappé d'indignité nationale à vie. Une enquête parue dans Lou Lugar organe officiel du PNO ( parti de la nation occitane ) en fait état, de même que la réédition de certains documents par Yves Gougaud aux éditions Aigo Vivo, qui proviennent de la même source de recherche...

Il semble qu'il ait vraiment joué un rôle actif dans la fondation de l'Institut d'études occitanes (IEO) en 1945 avec l'aide de structures stalino-cégétistes qui régnaient alors. L'IEO adopta sa norme, en se basant sur la grammaire. Le paroxysme fut atteint dans les années 70 avec le mot d'ordre "Gardarem lo Larzac" qui en fut la plus grande visibilité aux yeux du grand public.
A partir de là tout un réseau de copinage souvent fondé sur des individus membres du corps enseignant vinrent en soutien de cette structure idéologique pour qu'elle soit le seul corpus représentatif des langues d'oc. Ils envahirent tous les lieux (Télé, radio,éducation, édition, centre culturels,...) de décision pour faire valoir leur vision au détriment de toutes les autres.

A ce jour la décadence de la langue dit vivante ou originelle, fait que toutes les structures défendant les parlers d'oc se retrouvent chef d'une armée presque morte. Un pseudo union sacrée a pu avoir lieu à Béziers & Carcassonne lors de manifestations communes. Mais les troupes héritières d'Alibert ne sont jamais vraiment venues en Provence ou ailleurs en dehors de leur lieu de création en Languedoc, où elles ne représente que bien peu.
D'ailleurs par tête de pipe l'IEO n'est que bien peu, seule la visibilité de ses membres dans les différents appareils la rend viable. En fait si l'on doit résumer la vie d'Alibert & de ses "suivants", ils ne furent que des idéologues attirant les subventions pour subvenir à leurs fins. Des jusquauboutistes italiens de l'occitanisme lui ont même donné une rue à son nom dans la commune de Roccabruna en province de Cuneo.
Pour qu'une telle injure ne reste pas affichée nous allons inquiété la province de Cuneo & la région Piémont, d'une telle situation lamentable.

Alibert est mort à Montpellier en1959, que sa mémoire & sa personne soient honnies à jamais.

Écrit par : S. Goudard de Bouzigas | 27/01/2010

Merci Monsieur le Député de dire ce que vous pensez, et de demander ce que vous croyez juste. N'en déplaise aux occitanistes, nous sommes en démocratie, et leurs insultes n'ont aucun poids en terme de réflexion politique et citoyenne.
Il faut encore et toujours rappeler que le mot (latin) OCCITANIA a été employé jusqu'à la Révolution pour désigner officiellement le LANGUEDOC, et rien d'autre (cf. les très nombreux jetons de présence aux Etats de Languedoc, qui portent tous cette appellation)
Il est donc historiquement prouvé que OCCITANIE = Languedoc, et rien d'autre. Donc la "langue occitane" NE PEUT PAS être la langue provençale.
Nous les Cévenols du Gard et d'ailleurs, qui avons signé avec les Provençaux le pacte d'Alliance DES langues d'oc, nous vous soutenons parce que votre combat est celui de la pluralité, donc de la démocratie. C'est aussi simple que ça.
D'ailleurs si le provençal c'est de l'occitan, pourquoi la reconnaissance de la langue provençale fait-elle couiner si fort les occitanistes? Au contraire, ils devraient se réjouir:il leur suffit d'appeler "occitan" ce que nous disons "provençal", et ils pourront chanter victoire...
Plus sérieusement: quand ils parlent de "confettis", il faut aussi leur rappeler que dans le monde il existe au moins 80 états indépendants qui sont moins peuplés que la Provence. Et certains pas loin de la France. Que chacun révise un peu son Histoire et sa Géographie avant d'avancer de telles énormités.
Quant à moi je n'ai avancé ici que des faits vérifiables par tous.

Écrit par : yves gourgaud | 27/01/2010

Merci Monsieur le Député de dire ce que vous pensez, et de demander ce que vous croyez juste. N'en déplaise aux occitanistes, nous sommes en démocratie, et leurs insultes n'ont aucun poids en terme de réflexion politique et citoyenne.
Il faut encore et toujours rappeler que le mot (latin) OCCITANIA a été employé jusqu'à la Révolution pour désigner officiellement le LANGUEDOC, et rien d'autre (cf. les très nombreux jetons de présence aux Etats de Languedoc, qui portent tous cette appellation)
Il est donc historiquement prouvé que OCCITANIE = Languedoc, et rien d'autre. Donc la "langue occitane" NE PEUT PAS être la langue provençale.
Nous les Cévenols du Gard et d'ailleurs, qui avons signé avec les Provençaux le pacte d'Alliance DES langues d'oc, nous vous soutenons parce que votre combat est celui de la pluralité, donc de la démocratie. C'est aussi simple que ça.
D'ailleurs si le provençal c'est de l'occitan, pourquoi la reconnaissance de la langue provençale fait-elle couiner si fort les occitanistes? Au contraire, ils devraient se réjouir:il leur suffit d'appeler "occitan" ce que nous disons "provençal", et ils pourront chanter victoire...
Plus sérieusement: quand ils parlent de "confettis", il faut aussi leur rappeler que dans le monde il existe au moins 80 états indépendants qui sont moins peuplés que la Provence. Et certains pas loin de la France. Que chacun révise un peu son Histoire et sa Géographie avant d'avancer de telles énormités.
Quant à moi je n'ai avancé ici que des faits vérifiables par tous.

Écrit par : yves gourgaud | 27/01/2010

Monsieur le Député,

Bravo pour votre prise de position raisonnable, responsable et courageuse seule capable d'assurer une politique d'avenir pour notre langue provençale, entre les outrances du jacobinisme parisien et celles du jacobinisme occitan.

Écrit par : Philippe Blanchet | 27/01/2010

Merci M. Lachaud pour votre prise de parole. Vous aidez au respect de l'idée provençale et sa langue. Osco ! Non à la désinformation occitaniste qui transforme toutes les langues d'oc en occitan. Longo mai pèr Prouvènço e li lengo d'o !

Écrit par : Gouvard Nathalie | 28/01/2010

fan de bru... fan de bru .. il font du bruit ; mais que construisent-ils ?

Monsieur Lachaud :

Vous soutenez un groupuscule haineux qui ne représentent que lui-même.
Ils ne sont représentatifs ni du courant occitaniste, ni du courant provençaliste félibréen qui, en se respectant mutuellement et en conservant chacun sa sensibilité, sont arrivés à un consensus sur l'essentiel et sont capable de travailler ensemble.

Ne croyez pas que cela va voua apporter des voix. Je ne doute pas que beaucoup d'électeurs s'en souviendront ; en tout cas certains ne manqueront pas de le rappeler à l'occasion de prochaines élections.

En cédant aux pression de fanatiques qui ne font rien de constructif et ont pour seul but de détruire un ennemi fantasmé, au lieu d'apaiser les tensions et d'adopter une position raisonnable allant dans le sens d'un consensus, vous jetez de l'huile sur le feu et vous portez atteinte à la dignité de votre fonction de député.

Écrit par : Laurent ALEXIS | 28/01/2010

"groupement haineux" ? " éloge du félibrige et de sa direction actuelle" ? " fanatiques qui ne font rien de constructif et ont pour seul but de détruire un ennemi fantasmé"
Consultez donc ces deux lien Monsieur Alexis , dis moi qui sont tes amis je te dirai qui tu es........

http://recounquista.com/

http://recounquista.com/2009/03/06/pourquoi-apprendre-le-provencal-par-jacques-mouttet-capoulie-de-felibrige/#comments

Écrit par : Jean Charles Tabacchi | 28/01/2010

Monsieur le Député, j'ai eu l'occasion de vous écrire, comme présidente du CREO Lengadòc et comme secrétaire de la FELCO, au sujet de cette prise de position que vous me permettrez d'appeler soudaine concernant la prétendue pluralité des langues d'oc.
Je renvoie à ces courriers, publiés sur notre site à l'adresse :
http://www.felco-creo.org/mdoc/detail_fr.php?categ=deputat&id=187. Vous en trouverez également copie ci-dessous.
Je dis "soudaine" pour deux raisons :
1- chaque fois que la FELCO vous a demandé d'intervenir auprès du Ministère pour défendre par exemple le CAPES d'occitan-langue d'oc, nous avons pu compter sur votre soutien.
2- Vous avez manifesté à nos côtés et aux côtés de la coordination "Anem, òc" - dont le Félibrige, entre autres, est membre- à Béziers le 17 mars 2007. Vous avez pris la parole à la tribune et vous nous avez même régalés d'un morceau de musique que vous avez joué, en fin praticien.
Que s'est-il passé entre temps ? A quelles sirènes avez-vous cédé ? Avez-vous mesuré l'essoufflement évident de ces "sirènes" qui défendent "les langues d'oc" entre les 2000 manifestants alignés en Arles le 17 mars 2007 et les 500 qui ont traversé le pont de Beaucaire à Tarascon le 3 octobre dernier ?
Avez-vous mesuré le fait que ces sirènes, à force de bâtir leur discours exclusivement CONTRE (contre les méchants occitans impérialistes) voient leurs partisans se réduire aux plus sectaires et aux plus frileux ? Avez-vous pensé une seconde que les divers courriers suscités par le couleitiu Prouvènço pour demander la reconnaissance du provençal et autres formes de la langue d'oc comme langues à part entière ont pu peser dans la décision du Ministère de ne pas légiférer sur la question (annonce de Frédéric Mitterrand en novembre) ? Savez-vous que, parmi les gens qui vous félicitent sur ce forum, plusieurs sont titulaires d'un CAPES d'occitan-langue d'oc, obtenu, soit dit en passant, par ce qu'ils appellent "le lobby occitaniste" ? Savez-vous que le programme de ce concours contient systématiquement des oeuvres provençales, écrites dans la graphie de Mistral, ce qui donne l'occasion aux candidats de tout l'espace d'oc d'avoir accès à la riche littérature écrite dans le sillage du dit Mistral ?
Qu'ont perdu les collègues provençaux à travailler, lorsqu'ils préparaient leur CAPES, sur Marcelle Delpastre, Max Rouquette ou Bernard Manciet ? Ils n'ont pu y voir qu'une raison de plus de priser leur langue puisque la globalité de celle-ci, la "mirgalhadura" des différentes expressions qui la composent, l'étendue de son espace d'intercompréhension en fait la richesse, sans commune mesure avec les autres langues de France ? Savez-vous que ces collègues recrutés, lorsqu'ils enseignent en Provence, se disent, sans que personne y trouve à redire, et surtout pas moi, puisque c'est le terme élevé en dignité par Mistral, professeurs de "provençal" ?
Que veulent-ils de plus ?
Ne devraient-ils pas, dans l'unité, se battre pour qu'on en revienne à un nombre de postes au CAPES conforme aux besoins ?
Bref, Monsieur le Député, j'ai une assez vieille expérience du militantisme occitan et des audiences au Ministère pour vous dire que tout ce qui vise à diviser sur le terrain mais aussi, pour l'administration de l'Education Nationale, tout ce qui vise à complexifier techniquement la question, est un joli prétexte pour n'accorder que des miettes.
Je m'en tiendrai à ce qui est de ma compétence : l'enseignement. Toutes les mesures obtenues depuis la loi Deixonne l'ont été par le "lobby occitaniste" : prise en compte des points au bac, création du CAPES, création des sites bilingues publics, du concours spécifique langues régionales du premier degré. Ces acquis sont venus de l'action unitaire des différentes académies de l'espace d'oc, liées avec celles des académies d'autres langues de France.
A l'inverse, rien ne s'est construit dans l'intérêt global de l'enseignement de la langue d'oc, ni-même, oserais-je dire, dans celui du provençal, grâce à l'action du Couleitiu Prouvènço, créé récemment en 2000 et dont les meneurs ont perdus plusieurs des leurs entretemps.
Et j'ajouterai, puisque je suis aussi universitaire, que c'est de ce côté du Rhône, le même que le vôtre, Monsieur le Député, à l'Université Paul Valéry à Montpellier que j'ai eu la révélation de la beauté de "Mirèio", grâce aux cours de Robert Lafont, "Mirèio" que j'enseigne systématiquement à mes étudiants de première année ainsi qu'à ceux qui préparent le CAPES cette année.
Et là, Monsieur le Député, je vous avoue ma lassitude devant ces calomnies qui visent, de façon indifférenciée "les occitanistes, je vous avoue ma tristesse de ces menées auxquelles vous-mêmes et plusieurs de vos collègues vous êtes, permettez-moi de vous le dire, laissé prendre.


Marie Jeanne Verny
Maître de conférences en occitan Université Paul Valéry
Présidente du CREO Lengadòc
CRDP, Allée de la Citadelle
34064 Montpellier Cedex 2
04 67 66 33 31

le 22 août 2009


à Monsieur Lachaud, député du Gard

J’ai découvert sur le site de l’Assemblée Nationale votre question écrite au gouvernement (JO le 04/08/2009 page 7574) concernant les langues régionales. Vous y plaidez pour la reconnaissance du provençal.
Je me permets de vous faire ces quelques remarques En tant qu’universitaire, chercheuse et enseignante, spécialiste de la langue d’oc, ou occitan, présidente du CREO Lengadòc (Centre Régional de l’Enseignement de l’Occitan, académie de Montpellier1, co-secrétaire de la FELCO (Fédération des Enseignants de Langue et Culture d’Oc).
À plusieurs de vos collègues députés qui posaient une question allant dans le même sens, le Ministère a répondu d’une manière informée et parfaitement respectueuse des diversités internes de la langue d’oc.


« La ministre de la culture et de la communication rappelle que les langues régionales sont désormais inscrites dans la Constitution, à l'article 75, dans le titre XII, comme patrimoine de notre pays et confirme que le Gouvernement souhaite maintenir la dénomination d'occitan ou langue d'Oc dans les textes nationaux, tout en affirmant et protégeant l'unité de cette langue, riche de sa grande diversité dialectale. Considérant que chaque variété est l'expression pleine et entière de la langue qui n'existe de façon unitaire que par ses composantes, le Gouvernement, dans le domaine linguistique gallo-roman n'entend aucunement remettre en cause la nomenclature traditionnelle en usage dans l'administration depuis la loi Deixonne de 1951 qui reconnaît l'occitan comme une langue aux différentes variétés dialectales dont le provençal. Aussi, afin de concrétiser la reconnaissance des langues régionales, le Gouvernement envisage-t-il un cadre de référence donnant une forme institutionnelle au patrimoine linguistique de la nation et n'impliquant aucune modification de la Constitution concernant la ratification de la charte européenne des langues régionales… »


Cette réponse, parce, ne peut que satisfaire la FELCO, en tant qu’association d’enseignants qui s’attache à fédérer les collègues enseignant la langue d’oc dans sa diversité sur l’ensemble des Académies concernées. Une petite visite de notre site vous permettra de juger de la diversité des documents pédagogiques produits dans cette perspective d’enseignement ouvert. Quels effets aurait un repli localiste de chaque forme dialectale sur son terrain étroit ?
Votre passion pour le provençal devrait cependant être satisfaite par l’état actuel des textes qui reconnaissent provençal comme forme de la langue d’oc, de l’occitan (ou comme un autre nom de la langue d’oc ou occitan). Procéder ainsi, ce n’est pas moins le reconnaître que d’en faire une langue à part. Depuis le moyen âge, au-delà des formes locales plus ou moins marquées, il existe le sentiment d’une communauté de la langue d’oc. Et ce sentiment de communauté a porté une des premières littératures d’Europe, la floraison des Troubadours et du « trobar ». En sautant les siècles, c’est la même unité ressentie à travers les variétés qui fera que l’exemple de Jasmin d’Agen aura pu contribuer à inspirer Mistral, de Maillane, Bouches-du-Rhône, qui a son tour suscitera un réveil de conscience linguistique et culturelle à travers tout le pays d’oc, « dis Aups i Pirenèu » selon la formule consacrée par lui…
C’est parce que le provençal est partie de la langue d’oc que les étudiants de Montpellier, comme ceux de Toulouse de Pau, de Bordeaux, de Limoges, de Clermont et bien sûr d’Aix et de Nice, lisent et étudient Mistral, ou le cévenol La Fare Alais, ou le Gangeois Fabre d’Olivet, comme le Marseillais Victor Gelu, ou le Provençal Delavouet, ou Robert Lafont qui vient de nous quitter, grand occitaniste s’il en fut et dont toute l’œuvre littéraire est écrite en provençal. C’est dans l’unité de la langue d’oc que le provençal prend toute sa place.
Permettez-moi également de vous faire remarquer que l’Académie de Montpellier, dans le territoire de laquelle vous êtes député, la langue d’oc est enseignée sous ses deux formes dialectales : le provençal et le languedocien, celui-ci étant géographiquement majoritaire dans le territoire
Ce qui manque à la langue d’oc de Provence, au provençal… c’est que sa reconnaissance se double de mesures effectives de soutien. Ce sont en particulier des postes d’enseignants pour transmettre la langue et la faire connaître. Je suis membre jury de CAPES « d’occitan - langue d’oc » (au programme duquel figurent en bonne place des œuvres provençales (dont, depuis deux ans Mirèio de Mistral auquel votre Q.E. fait allusion) et dans le jury duquel siègent des enseignants provençaux). Depuis plusieurs années nous devons partager quatre postes (quatre : 2 +2) pour l’ensemble des pays d’oc, soit sept Académies. Merci d’intervenir pour que le nombre des postes à ce concours soit augmenté, de manière à ce que la Provence (comme le Languedoc, votre région, Monsieur le Député) puisse recevoir de nouveaux enseignants de provençal (l’incidence est dérisoire sur la masse des recrutements et nos certifiés sont tous bivalents occitan + autre discipline). Si vous y parveniez vous rendriez au provençal et à toute la langue d’oc un signalé service !
Plus globalement, permettez-moi de vous faire remarquer que les petites querelles sur le nom de la langue, entretenues par une minorité aussi activiste que… minoritaire, risquent d’être contre productives au moment où le gouvernement s’apprête à travailler sur une loi promise en 2008. Les adversaires des langues régionales risquent fort d’en tirer prétexte pour s’opposer, une fois de plus, à toute avancée dans ce domaine ;
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Député, l’assurance de toute ma considération.

Écrit par : Verny Marie Jeanne | 28/01/2010

Monsieur le Député, MERCI

Merci de vous engager en faveur de la reconnaissance du Provençal et donc pour la pluralité des langues d'Oc.
Quand au fantasme occitan, à la reverie de l'occitanie... le mensonge n'a que trop duré. Car si vous avez pris un essor considérable en vous infiltrant dans les médias, l' enseignement, la politique... là ou les provençaux ne proposaient alors que du folklore, ce temps est révolu. Je passerais donc sur vos propos outranciers (fanatiques, extremistes...) qui s'ils n'étaient pas si lourds de sens nous feraient presque sourire.

Madame Verny n'a pas de chance... car les chiffres (réels) de Carcassone nous les conaissons aussi, et pour la grande occitanie l'échec fut cuisant.
Mais que nous fussions 5000, 1000 ou 500, en tout cas nous avons toujours su a coté de qui nous marchions, nous, et les jeunessses identitaires n'étaient pas présentes dans nos manifs, contrairement aux votres.
Vous avez pour le coupfait preuve d'une grande ouverture d'esprit (en défilant aux cotés de nationalistes de la pire espèce), chose dont nous ne sommes pas capables, je vous le concède.
Amista Prouvencalo

Écrit par : rouman sébastien | 28/01/2010

Pourquoi défendre et promouvoir le provençal comme langue de France à part entière ?

La langue provençale est vivante, à l’image de la culture qu’elle porte. La vitalité de l’édition, de la chanson, de la presse d’expression provençale, du théâtre ou des associations culturelles en est la démonstration. L’audience des émissions télévisées en provençal le confirme. L’usage du provençal dans les affichages publics, panneaux et publicités, témoigne de ses fonctions identitaires et économiques.

Les enjeux majeurs du soutien à la pluralité linguistique de la France, et notamment aux langues de France dites « régionales », sont dorénavant connus et largement acceptés, même s’il reste beaucoup à faire pour mettre en œuvre une véritable politique linguistique efficace en ce sens. Car il n’en reste pas moins que le provençal est en danger. Un intérêt renouvelé lui est porté, une demande sociale de préservation s’exprime, mais sa transmission familiale est de moins en moins assurée, son enseignement reste limité, sa place dans la vie quotidienne reste discrète, et la disparition progressive des générations qui l’ont acquis en famille réduit chaque jour le nombre de ceux qui le parlent.

Ce n’est pas directement pour alerter les pouvoirs publics et l’opinion publique sur ces enjeux que le Collectif Prouvènço a appelé à manifester le 17 mars 2007 et à signer ce manifeste. C’est parce que, de façon persistante depuis quelques décennies, le provençal se voit contester par certains mouvements militants son statut de langue afin de l’intégrer de façon abusive et forcée dans une langue dite « occitane ». Ce refus de reconnaissance est régulièrement relayé par les deux grands ministères en charge des langues de France : celui de l’éducation Nationale (alors que sa position antérieure était beaucoup plus nuancée), celui de la Culture, depuis la création de la Délégation Générale à la Langue Française et aux Langues de France en 1999.

Depuis la signature de la Charte européenne des langues régionales en 1998 et la mise en place de mesures de soutien aux langues régionales qui s’en est suivie, de grands groupements d’associations provençales (comme l’Union Provençale ou le Collectif Provence aujourd’hui), appuyés par une forte majorité des élus de la région (les 3/4 des parlementaires provençaux l’ont fait au cours de la législature précédente), ont interpellé à maintes reprises les gouvernements pour faire valoir la légitimité de leur demande et la preuve de sa pertinence. A maintes reprises également, des ministres et de hauts responsables ont ouvert des perspectives, voire donné des assurances, qui n’ont jamais été concrétisées ni pérennisées.

Il faut rappeler que :

le provençal est une langue parlée ou comprise et identifiée comme telle par plusieurs centaines de milliers de personnes dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et au delà dans la "Drôme provençale", la région nîmoise et certaines vallées du Piémont italien ;
Le provençal est vécu par les Provençaux comme une langue distincte à part entière, qui jouit d’un large soutien de la population et des collectivités locales, qui bénéficie d’un net mais fragile regain dans la vie publique depuis quelques décennies (publicités, signalisation routière, festivals, théâtre, usages publics, etc.) ;
le provençal est considéré distinctement comme langue à part entière par l’immense majorité des linguistes, des institutions locales, régionales et internationales ;
le provençal, est reconnu à la fois comme langue spécifique de la Provence et comme langue menacée par l’UNESCO (Atlas des langues en péril dans le monde, UNESCO, 1996) et par le guide des langues du monde le plus reconnu au niveau international (Ethnologue, languages of the world) ;
le provençal est une langue d’expression littéraire reconnue (Prix Nobel de F. Mistral), possédant une orthographe moderne fixée au XIXe siècle et aujourd’hui employée par quasiment la totalité des collectivités, écrivains, enseignants, ouvrages linguistiques et pédagogiques… ;
il existe spécifiquement pour le provençal des grammaires, des dictionnaires, des méthodes d’enseignement, des maisons d’éditions et des centres de recherche.

Toutes les enquêtes de terrain et les études scientifiques confirment que le provençal réunit toutes les conditions de reconnaissance comme langue à part entière, dotée des moyens de sa promotion et de son enseignement. Parallèlement, toutes les études historiques montrent que l’ « Occitanie » n’a jamais existé, que ni les régions ni les parlers du grand sud n’ont jamais été unifiés dans leurs usages, leurs formes et leurs graphies. L’affirmation de l’existence d’une « Grande Occitanie » dotée de sa « langue occitane » unifiée est une construction idéologique plus que discutable, dans ses fondements comme dans ses projets.

Or, promouvoir le provençal comme langue à part entière avec des mesures adaptées à sa situation particulière est la seule possibilité pour qu’il survive. L’intégrer dans un ensemble « occitan », et lui appliquer les mesures inadaptées préconisées par les militants de cette langue artificiellement unifiée, conduira inévitablement le provençal à sa disparition. Il est clair que serait vouée à l’échec une éventuelle politique linguistique et éducative qui prétendrait concerner le provençal :

sous un nom que la population ne lui connaît pas (« occitan ») alors que le terme provençal est employé par près de 90% de la population pour le nommer ;
avec une graphie « occitane » à peu près inutilisée en Provence, sous laquelle les Provençaux ne reconnaissent même pas leur langue et dont l’archaïsme et la complication rendent l’apprentissage très difficile (90% du provençal écrit l’est en orthographe moderne dite « mistralienne » depuis plus d’un siècle) ;
en définissant une langue unique « de Nice à la Gascogne et de l’Auvergne à Toulouse » d’une façon totalement étrangère aux points de vue, aux usages et aux attentes des usagers de la langue provençale et des autres langues de la famille d’Oc.
voire en proposant un « occitan standard » de substitution à la place des variétés locales du provençal qui motivent l’essentiel de l’attachement à une langue « régionale » de proximité…
Un grand et vif débat public a eu lieu depuis plusieurs années entre les tenants d’une intégration dans un occitan unifié et les tenants des langues d’oc, chacune d’elles étant une langue à part entière. La population provençale et ses élus légitimes ont exprimé massivement un choix pour une reconnaissance du provençal comme langue à part entière. La presse, les questions écrites des députés et sénateurs, les courriers, déclarations ou adhésions au Collectif de nombreux maires et jusqu’au Président de notre Région s’en sont fait l’écho. Les principes humanistes, républicains et loyaux qui les animent sont incontestables. Des études scientifiques confirment les fondements de ce choix. Il est donc grand temps que la situation du provençal soit définitivement et démocratiquement clarifiée pour que vive dignement cette langue aux côtés des autres langues de la famille d’oc et de toutes les autres langues de France, d’Europe et du monde.

Il est de notre devoir citoyen à tous de nous engager pour cela.

Premiers signataires

Philippe Blanchet, Professeur de Sociolinguistique et Didactique des Langues – Directeur de l’équipe de recherche ERELLIF (EA3207) - Directeur de l’école doctorale 464 "Humanités et Sciences de l’Homme. Université Rennes 2 Haute Bretagne.
Edmonde Charles-Roux-Deferre, écrivain, Présidente de l’Académie Goncourt.
Jean-Pierre Tennevin, Professeur agrégé des Lettres honoraire, Mèstre en gai sabé, Majoral du Felibrige.
Jean-Pierre Richard, Président du Collectif Prouvènço, Président de Terre de Provence, Membre du Conseil Académique des Langues Régionales.
Remi Venture, Directeur de la Bibliothèque Joseph Roumanille, St Remy de Provence, Vice-président du Collectif Prouvènço, Majoral du Félibrige.
Gérard Gélas, sociétaire de la société des auteurs, écrivain et metteur en scène, directeur du théâtre du Chêne Noir.
Frédéric Reynaud, diplomé EHESS en histoire et archéologie médiévale et moderne, chargé de recherches et opération INRAP, chercheur associé UMR 5642 « Histoire et archéologie des mondes chrétiens et musulmans au Moyen-âge ».
Raoul Boyer, Professeur de Médecine, Président de l’association Lis Ami de Font Segugno, Maître en Gai savoir du Félibrige.
Thierry Lefrançois, Conservateur en chef du Patrimoine.
André Compan Docteur es lettres, Professeur de linguistique Romane à l’Université de Nice, Majoral du Félibrige.
Michel Compan, Docteur en archéologie Histoire de l’Art Professeur CIC Sophia Antipolis, Mestre d’Obro du Félibrige.
Dr J-M Jausserman, Chirurgien, Chef honoraire, Hôpital St-Joseph à Marseille.
Emmanuel Desiles-Acquito, Maître de conférences, Université de Provence.
Pauline Moroso, professeur de français.
Michel Bisquerra, Avocat, Chevalier de l’Ordre national du mérite.
Martine Bisquerra, professeur de français.
Michel Courty, professeur et écrivain d’expressions provençales.
Jean-Jacques Buffat, Médecin général Inspecteur, professeur agrégé du Val-de-Grâce, Chevalier de la Légion d’honneur, Président des Amis de Font-Ségugne.
Etienne Cotton, Ancien responsable des établissements régionaux, hospitaliers, président d’Honneur des Dindouleto dóu Roucas.
Jean-Yves Delhaye, Ingénieur général des ponts et chaussées, Chevalier de la Légion d’honneur.
Jocelyne Delhaye, professeur.
Jean Raymond, ancien professeur de Lettres Classiques.
Lucien Clergue, Photographe, Membre de l’Institut Louis Roubaud, professeur agréé de l’Université.
Nicole Niel, Professeur d’Arts Appliqués, spécialiste du Costume d’Arles.
Corinne Capircio, professeur de français
Louis Scotto, Coprésident Alpes-de-Haute-Provence de l’Unioun Prouvençalo.
Jean-Christophe Sarrazin, Coprésident Hautes-Alpes de l’Unioun Prouvençalo.
Marius Oddo, Coprésident Alpes-Maritimes de l’Unioun Prouvençalo.
Jean-Claude Chastan, Coprésident Bouches-du-Rhône de l’Unioun Prouvençalo.
André Adaoust, Coprésident Var de l’Unioun Prouvençalo.
Christian Roche, Coprésidente Vaucluse de l’Unioun Prouvençalo.
Henri Feraud, Président délégué de l’Unioun Prouvençalo.
Robert Aprin, Ex-coordonnateur auprès de la CEE (pour les pays en voie de développement).
Pierre Bernet, Syndic de la Maintenance de Gascogne-Béarn du Félibrige.
Henri Ceresola, Président des Amis du Vieil Arles.
Jacques Lovichi, Poète et écrivain, rédacteur en chef de la revue Autre Sud.
Jean-Paul Bouery, Ecrivain, Prix Mistral, Grand Prix littéraire de Provence, Chevalier de l’Ordre des Arts et Lettres.
Jules Coupier, Auteur et Créateur du dictionnaire "Coupier" Français-Provençal. Oeuvre magistrale qui a nécéssité 12 années de travail, sera réédité et réactualisé en 2008 par le Collectif Prouvènço.
Jean-Louis Gras, Tambourinaire, Directeur de Recherche au CNRS.

393 Signataires sur http://www.collectifprovence.com/spip.php?article1

776 signataires sur http://apps.facebook.com/causes/302163?m=d0fe3742&owner_id=53359064

Écrit par : Jean Charles Tabacchi | 28/01/2010

Monsieur le Député,
Il me semble qu'il faut savoir identifier les urgences. La réponse récente de M. Mitterrand à l'Assemblée expliquant sans souci exagéré de vraisemblance que somme toute tout va très bien pour les langues de France semble bien montrer le peu d'empressement de son gouvernement à faire quelque chose, si peu que ce soit, pour ces langues. Il est donc vain dans ce contexte, me semble-t-il, de s'imaginer qu'il fera une exception pour le provençal. La seule façon d'obtenir quelque chose est de le demander de la façon la plus unitaire possible, toutes langues confondues, et, à l'intérieur de l'ensemble d'oc, toutes variétés confondues. Toute division, toute polémique entre défenseurs d'une même cause ne peut que nuire à un tel objectif. Nos prédecesseurs l'avaient bien compris, qui, au moment de la préparation de la loi Deixonne, avaient su faire taire leurs âpres débats sur la graphie pour obtenir le peu qui a finalement été octroyé. Je suggère de revenir au bon sens et de suivre leur exemple. Il sera temps ensuite de reprendre les débats subtils qui nous occupent tant.
Je ne vais pas reprendre tout le dossier. J'ai eu l'occasion d'en parler avec un certain nombre de vos chauds admirateurs, même si apparemment ils ne m'ont pas entendu, ou pas cru. Sans doute me suis-je mal expliqué. Etant d'un naturel patient, je répète donc qu'il n'existe pas de danger d'un occitan standard s'imposant en Provence, (par quel moyen s'il vous plaît, en l'absence d'une armée occitane prête à égorger sans phrase quiconque ne voudra pas parler le toulousain, ou le montpelliérain, ou le carcassonnais -nos contradicteurs ne semblent pas eux même savoir au juste à quelle sauce les cruels jacobins occitans comptent les manger..
On rappelle, une fois de plus, que pour un occitaniste normal, la forme d'occitan que l'on parle en Provence, c'est le provençal, et que ce n''est pas un problème : chaque parler d'oc est, en son lieu, l'occitan, même si ses locuteurs l'appellent patois ou provençal ou auvergnat, etc. La reconnaissance de sa spécificité ne diminue nullement la conscience du lien qui l'unit à tous les aprlers qui lui sont apparentés, sur la trentaine de départements du Midi où ces parlers sont en usage . Au passage vous permettrez au barcelonais que je suis de signaler que par contre, la forme d'occitan parlée dans les Alpes et en Piémont n'est pas le provençal, cntrairement à ce que semblent croire vos admirateurs, peut-être parce qu'ils ne savent pas au juste à quoi ressemblent les parlers en question. Si j'étais de tempérament rancunier et chicaneur, je pourrais moi aussi leur faire le coup de la dénonciation indignée du jacobinisme provençal qui veut m'imposer une identité qui n'est pas la mienne.
Mais, je le répète, l'urgence, face à l'enlisement des promesses qui nous avaient été faites en 2008, l'urgence est de ne fournir aux adversaires des langues de France aucun prétexte à rejetter nos revendications communes. Quant aux habitants de nos régions qui ont pour la langue de nos régions, dans toute sa variété, une certaine tendresse et un certain intérêt, je suggère qu'on ne les trouble pas par des querelles byzantines qui ne passionnent qu'une poignée de personnes dont je ne fais d'ailleurs pas partie. J'adorerais pouvoir me passer de revenir régulièrement sur ce genre de considérations pour expliquer toujours la même chose et cnstater ensute qu'on ne tient aucun compte de ce que je dis, avec d'autres, tout aussi patients que moi, mais tout aussi désolés du temps et de l'énergie qu'on nous fait perdre.
Vous avez eu l'occasion d'intervenir à l'Assemblée, Monsieur le député, pour relayer les demandes de ceux qui veulent que la langue d'oc ait enfin toute sa place à l'école de la République. J'espère que vous vous ferez de nouveau entendre sur ce thème, sans que des querelles qui n'ont pas lieu d'être viennent polluer le message que vous portez.
Je vous prie de croire, Monsieur le Député, à l'expression de ma haute considération.
Philippe Martel, Professeur des Universités, (Montpellier) Président de la Fédération des Enseignants de Langue et culture d'oc.

Écrit par : Philippe Martel | 28/01/2010

Qu'en des termes galants ces choses-là sont mises !...
Bravo pour les circonlocutions idéologiques de Philippe Martel, toujours placées, néanmoins – et plus que jamais !...- sous les plis de la croix occitane...
Il ne s'agit en fait que d'une sorte de "vaseline" dont le seul but est de faire mieux « passer » le suppositoire occitan chez les Provençaux récalcitrants...
Mais tout cela ne servira à rien...

Écrit par : Remi VENTURE | 28/01/2010

Monsieur Martel est bien le seul à affirmer qu'il n'existe aucun danger d'occitanisation de la Provence! Lui qui est historien devrait ne pas oublier que la "querelle occitane" empoisonne les Provençaux depuis bien plus d'un siècle déjà : pourquoi fait-il semblant de l'oublier dans son argumentation?
Si on le suit, on est tous un peu abrutis si on a des doutes sur la bonne foi des occitanistes... tous, et donc vous aussi, Monsieur le Député, qui posez une question à ce sujet! On reconnaît la une façon de faire des occitanistes: moi je suis occitan ET intelligent, DONC si vous n'êtes pas d'accord (ou simplement méfiants, ou curieux) c'est parce que vous êtes des imbéciles. CQFD. Sauf que ça ne marche plus, parce que le terrorisme intellectuel qui s'est installé avec la Libération a fini par se retourner contre lui-même. Les occitanistes (dont Lafont et notre Philippe Martel) ont voulu installer l'occitanisme par le socialisme, et ils ont bien sûr lamentablement échoué. Ceci n'est pas une condamnation du socialisme en lui-même, mais d'une idéologie occitaniste qui s'est toujours voulue POLITIQUE et qu'il serait courageux d'assumer à l'heure actuelle: soit on reconnaît qu'on s'est trompé (mais alors on ne traite pas d'imbéciles ceux qui doutent), soit on persiste dans le socialisme occitan et dans ce cas on ne vient pas polluer le site d'un député qui, lui, voit la langue provençale comme une richesse de la Provence et non comme une "arme" du fascisme, du communisme, de je ne sais quoi encore...
Monsieur Martel, vous avez joué un grand rôle dans la politisation de l'ocitanisme: maintenant, assumez!

Écrit par : yves gourgaud | 28/01/2010

"ESCRIVI COUMO LOU POPLE PARLO, ES PER ACO QUE ME COUMPRENI." A. MACABIES - janvier 1935 (écrivain audois)

Monsieur,

Je vous ai déjà écris comme vous pouvez le voir, la langue locale déchaîne les passions. Monsieur, vous êtes un élu du peuple, vous êtes donc la voix du peuple et non celle des factions...

Cela dit allez dans les rues, dans les quartiers, d'Avignon, de Marseille, de Nîmes, de Toulon & posez la question qu'est ce que l'Occitan ? peu ou rien, hormis quelques "érudits"...

Posez la question qu'est ce que la Provence & le Provençal, vous en serez étonné de ces mêmes réponses claires...


Si vous avez soulevé autant de réactions contre votre prise de positions, c'est que vous faites peur :

1°) A des gens qui ne vivent que de subventions d'états pour asseoir leur situation associative & leur vie professionnelle.

2°)A des gens qui ne sont représentatifs que d'eux mêmes 10.000 manifestants, cette année à Carcassone, & combbien d'élus en dehors de l'Aude sur 13 millions d'habitants que leur mégalomanie leur fait croire d'être, Douteux???

3°) A des gens dont un de leur principaux bailleur de fonds & le paria Frêche qui se distingue de jours en jours...

Donc voilà, je n'irai pas plus loin, ils se reconnaîtrons, continuez sur la voie du peuple & pas du populisme, le Provençal n'a pas besoin de lendemains qui chantent. Il doit être simplement soutenu comme vous l'avez fait, au delà des partis, des idées, par des hommes & des femmes de coeur.
Il est un des éléments de l'agrégation républicaine, j'irai même mieux, il est facteur de laïcité, il met tout le monde au même niveau.
Mes arrières grands parents en arrivant d'Espagne apprirent la langue du cru au même titre que le français, cela les intégra & donna aux générations suivantes dont je suis une autre conception de la tolérance.

Là, à ce soir vous êtes dans un débat suranné, entre adolescents, ce qui est à moi & à moi , ce qui est à toi on en discute...
Nous nous ne demandons que de préserver ce qui existe & âs de créer une supra-langue comprise de quelques uns, une manière factieuse de concevoir le monde, une manière contre nature, un voile opaque sur la réalité sociale d'un peuple!!!

Vive la Provence, vive le Languedoc
& vive la France...

Écrit par : S. Goudard de Bouzigas | 28/01/2010

Monsieur le Député,
permettez-moi une supplique: ne nous trompons pas, ne vous trompez pas de combat. Le fractionnement de la langue d'oc, la séparation du provençal "stricto sensu" d'avec le reste de cette langue est une mauvaise affaire pour le provençal et pour toute la langue d'oc.
En tant qu'il est une forme, et non la moindre de la langue d'oc ou occitan, le provençal est reconnu déjà sans conteste, "ni cort ni costièr" (ou "ni court ni coustié" si vous préférez les graphies comme les noms sont secondaires: l'unité de la langue d'oc elle, la force et la richesse qu'elle lui donne, cela, oui, est important). Ce qui reste à faire c'est de passer de la reconnaissance de principe et de symbole à un soutien efficace à la revitalisation de la langue.
Si vous voulez aider le provençal, ne soutenez pas cette vaine et mesquine querelle de division, mais aidez par exemples les enseignants d'occitan de Provence, de Languedoc ou d'ailleurs, qu'ils utilisent une forme provençale, languedocienne ou autre de la langue à avoir plus de postes et plus de moyens pour la transmettre, l'étudier la faire vivre. Nimes, ville languedocienne où on parle l'occitan dans sa forme provençale a tout pour être un lieu symbolique de l'unité de la langue. Le nîmois Robert Lafont ne m'aurait pas contredit. Cévenol (comme beaucoup de nîmois), souvent nîmois quand mon travail à Toulouse m'y laisse revenir, j'y éprouve en ce qui me concerne quand j'y viens, la continuité de la langue et de la terre occitane.
Diviser la langue d'oc c'est le meilleur moyen de l'enterrer. Ne vous faites pas fossoyeur:
Coralament / Couralament.

Patrick Sauzet
Universitat de Tolosa II Lo Miralh
e masetièr quand pòde...

Écrit par : Patrick Sauzet | 28/01/2010

Maintenant que toutes les vieilles barbes de l'occitanisme ont craché leur venin, un peu de poésie:

"Mai, li jouvènt de vuei reviéudon lou lengage
Di rèire que sen van : lou parla prouvençau
Resclantira bèn clar dins tóuti li vilage,
Pèr carriero, pèr champ, dins tóuti lis oustau"

Écrit par : Jean Charles Tabacchi | 29/01/2010

Messiés dou Coleitièu Prouvènço.

Perqué tant d'odi ?
Perqué tant de cativié ?
poudès-ti pas agandi a la rason ?

Sabès bèn que lis oucitanisto e li representent de la tradicioun mistralenco legitimo soun capable de s'entendre e de travaia ensemble, e lou fan ; mai profitas de l'ignourènci di gent per parla au nom dou "pople prouvençau" e dou mistralisme.
Lo mai insupourtable per lo Provençau e l'oucitanisto que sieu, es que la presentacioun que fasès de l'occitanisme e dis oucitanisto es fausso e mensourguièro.
Lis occitanisto volon pas impausa uno lengo unificado e artificialo ; defendon touti li formo de la lengo d'o.
L'occitanisme es pas uno ideologio nacionalista e centralisarello ; non pas que l'oucitanisme ague ren a veire eme l'ideologio, mai perque i a un fuble d'ideologio dins l'oucitanisme : de gaucho, dou centre, de drecho, de federalisto, d'autonomisto, de regionalisto, emai de jacoubino ; ço que presentas como l' "ideologio oucitanisto" es aquelo d'un groupuscule qu'a jamai agut mai de 40 soci e que s'es jamai pougu impausa dins ges d'organisacioun.
Per poder avé una discussioun fau reconeisse l'autre per ço qu'es, e pas pretendre qu'es ço qu'es pas ; ne tiri que, malurosament, i a ges de poussibilita de discussioun eme vosautri ; la provo : n'i que van dire que ço que dise es ren que de vaselino per far passar sai pas qué.
ne sieu, per anticipacioun, prigoundament desoula e maca.

Écrit par : Laurent ALEXIS | 29/01/2010

Bonjour, cher Monsieur
Quelle surprise, je tombe des nues en vous voyant vous Mr Lachaud défendre cette position de fractionnement de la langue d'oc, position, qui, comme d'autres l'ont écrit ne fait que l'affaiblir face à l'état français centraliste et unilingue. Je tombe des nues parce que je n'ai pas oublié votre action en faveur de l'enseignement de l'occitan à l'Université Vauban de Nîmes, votre soutien, sincère me semblait-il, au moment où les quelques heures de cours étaient menacées.Je n'ai pas oublié nos multiples échanges téléphoniques pour les sauver dans l'urgence. J'enseignais alors l'occitan dans sa forme provençale parce que c'est la forme parlée à Nîmes et aussi parce c'est la forme dont j'ai eu la chance d'hériter de ma famille. L'occitan de Provence est ma langue au même titre que le français. Nous avons ensemble parlé d'occitan et je ne vous ai jamais entendu contester ce terme ce qui m'a laissé penser que vous connaissiez bien notre langue dans sa diversité et son unité. Me serais-je trompée? je n'ai pas oublié non plus votre soutien à l'association MARPOC (dont j'ai été un moment la présidente) et à toutes ses activités. Que s'est-il passé? Avez-vous découvert des raisons linguistiques objectives incontournables, nouvelles vous faisant penser qu'occitan et provençal ne sont plus les deux termes habituels pouvant nommer la langue d'oc parlée en Provence? Avez-vous cédé à des pressions venues de je ne sais où pour abandonner tout le travail que vous aviez accompli jusque là? Dommage! pour vous pour Nîmes, pour la langue d'oc. Mes salutations, bien que déçues restent sincères et cordiales. D.Julien

Écrit par : Danielle JULIEN | 30/01/2010

BRAVO MR LE DEPUTE!!

Merci de defendre ce territoire qui existe depuis plus de 2000ans.Bien entendu la langue PROVENCALE est une langue à part entiere avec ses dictionnaires sa graphie son histoire .
Ici il ny a jamais existe de terme occitanie ou occitan .Ce sont des mot etrangers à la provence.
A mort toutes les formes d'imperialisme, de colonialisme,de centralisme bref de fascisme .

VIVE LA PROVENCE LIBRE ET INDEPENDANTE DE TOUTE FORME D'ANNEXION.!!!!

Écrit par : esteve greu | 01/02/2010

Monsieur le Député,
J'ai appris la nouvelle de votre initiative avec tristesse et étonnement. Le débat qui se déroule sur votre blog semble avoir fait le tour des arguments de part et d'autre. J'essaierai pourtant d'y prendre part, sinon sans passion, du moins sans invectives, même si ma position n'est pas neutre.
Toute langue est une institution. Elle se décrète à partir, non pas d'un écart linguistique objectif, mais d'une certaine vision de l'espace. Décréter que ce millefeuilles linguistique qu'on appelle occitan est une langue une dans sa diversité, du nord au sud et de l'est à l'ouest, c'est adopter un point de vue intellectuel et un rapport au pays. C'est refuser de s'en tenir aux provinces d'Ancien Régime et de créer pour chacune d'elles une langue officielle. Ce n'est nullement renoncer aux particularismes locaux, c'est au contraire les cultiver soigneusement en refusant de les ériger en frontières politiques. Dans un premier temps, ça demande un tout petit peu d'effort, de largeur d'esprit et de curiosité intellectuelle.
Mes amis occitanistes ont répété l'argument bien réel de l'efficacité d'un front linguistique large et uni contre la négation de son midi par une France bonapartiste qui se croit républicaine. Ils ont raison : les conquêtes en matière d'enseignement ou de reconnaissance institutionnelle se sont faites au nom de l'occitan-langue d'oc, non de l'une de ses parties. J'invoquerai un autre argument déjà formulé, l'argument culturel. J'ai la chance de diriger avec deux amis, dont l'un écrit en provençal et l'autre en languedocien, les éditions de poésie Jorn. C'est un privilège en effet que de parcourir par la poésie tout notre domaine linguistique, que d'éditer par exemple les sonnets de Jean-Yves Royer (né natif de Forcalquier) après ceux du Landais Bernard Manciet. Qu'auraient-ils gagné, dans une logique d'aparthied, à paraître l'un dans une maison d'édition réservée aux poètes gascons, l'autre chez un éditeur excluant les auteurs d'outre-Rhône ou d'outre-Vidourle ? De même se côtoient dans notre catalogue le Médocain Alain viaut et Claudio Salvagno, Occitan de Bernezzo dans les Vallées italiennes, Bernard Lesfargues du Périgord et le Niçard Jean-Luc Sauvaigo. Sans parler du Languedocien Max Rouquette, qui a écrit dans « le Grand Fleuve » une belle fable sur l'Occitanie. Il s'agit d'une figure fractale : un homme, remontant des bouches du fleuve jusqu'aux ruisseaux qui forment sa source se fait insulter ou moquer de lui quand il explique que ces cours d'eau se rejoignent pour n'en former qu'un seul ; jusqu'à ce que les riverains se réconcilient, s'aperçevant qu'ils contribuent chacun de son côté à un grand fleuve ancestral.
J'enseigne maintenant l'occitan à Monpellier. À mes étudiants, j'essaie de faire connaître et aimer Jean Boudou (Rouergue), Marcelle Delpastre (Limousin), le Bigourdan Camelat et, dans leur graphie respective, des Provençaux dont la liste serait longue : Robert Lafont (l'Antéchrist), mais aussi Mistral, Aubanel, Max-Philippe Delavouët, Charles Galtier, Sully-André Peyre... et même tel romancier marseillais, signataire de la pétition du Coleitièu, dont j'avoue que j'apprécie les romans et la langue. Où est le sectarisme ?
L'activité la plus attractive pour les jeunes, c'est la musique et la chanson. C'est elle qui éveille le plus de vocations de nouveaux locuteurs. Tous les groupes reconnus, ceux qui récoltent le plus de succès, tous se réclament à la fois d'un lieu d'origine précis et du vaste domaine occitan. Los Dalfins chantent d'Italie en Béarn et Famille Artus de Gascogne en Italie. Nux Vomica ne se cantonne pas à Nice, ni Moussu T. à Marseille, ni la Talvera en Albigeois. Les exemples sont innombrables, ils s'inscrivent tous dans la dynamique d'un pays qui va dis Aup i Pirenèu. Monsieur le député, est-ce cette dynamique que vous vous êtes proposé de briser ?
On transforme ses ennemis (ceux qu'on décide qui le seront) en épouvantails fantasmés. Il existe un épouvantail occitaniste de facture « collectiviste », dont on peut établir le portrait robot : bolchévique à barbe broussailleuse, béret vissé sur la tête, aviné à l'AOC des Corbières, pétant le cassoulet, rotant un parler consonantique, rêvant de piétiner la douce lavande provençale. Je comprends qu'on n'ait pas envie de se faire annexer par ce genre de barbares. Mais qui parle d'annexion ? Et qui a fabriqué l'épouvantail ? Monsieur le Député, l'Européen que vous êtes a-t-il jamais eu envie d'annexer l'Allemagne ou de se faire annexer par la Grande Bretagne ?
Permettez-moi de conclure sur un ton un peu plus polémique. Votre demande, si elle aboutit, mettra tout le monde en péril, à commencer par ses promoteurs. Certains auront la satisfaction de crever entre eux. Peut-être est-ce leur seul horizon d'attente. Nous, nous préférons vivre avec tout le monde. C'est aussi une ligne de clivage.
Jean-Claude Forêt

Écrit par : Jean-Claude FORET | 01/02/2010

"Qu'en des termes galants ces choses-là sont mises !"...
En Provence, Jean-Yves Royer et ses "amis" ne représentent qu'eux - même si lui-même est le triste auteur du nom de la marque de parfums "L'Occitane", outil de propagande pour mieux tenter d'occitaniser la Provence... En vain...
Pour la plupart des Provençaux, le "gai sabir" occitan ressemble plus à du portugais ou de l'espagnol qu'à du provençal... Les Corses sont-ils de Italiens ?... Pas plus qu'ils ne le sont, nous ne sommes pas des "Occitans", c'est-à-dire des "Languedociens" !... Et les occitanistes - même si certains ont un certain succès médiatique...- n'y changeront rien... Laissez aboyer, la caravane passe... Notre forum de samedi, en présence de députés et de Michel Vauzelle, le tout devant une salle comble, montre bien qui est représenttaif en Provence

Écrit par : remi VENTURE | 01/02/2010

Libérer le Maritime! Libérer le Maritime! Stop au Jacobinisme!

Yvan Lachaud, veuillez rajouter dans la liste des langues de France.
- le Provençal Maritime de Marseille,
- le Provençal Maritime du Lubéron,
- le Varois du Haut-Caramy,
- le Varois du Bas-Caramy,
- le Dialecte de la Vallée du Gapeau,
- le Varois de la Plaine de Saint-Maximin,
- le Provençal Maritime de Aix-en-Provence (avec ces 8 dialectes : Pont de l'Arc, Rotondien, Jas-de-Bouffan, Derrière la Mairie, devant le Bar des PTT vers 2h du mat', etc.),
- le Varois de Barjols,
- le Varois de Barjols dans sa variété "landemain de la saint-marcel".

Merci d'avance.

Je tiens à preciser que la nation provençale existe depuis plus de 25 000 ans (Grotte Cosquer dans les Calanques), on retrouve dans les peintures rupestres les origines de la Graphie Provençale! Déja à cette époque le Provençal Maritime était différent du Provençal Rhodanien.

Je tien à preciser que François Juste Marie Raynouard, nomme la langue intèrmédiaire entre latin et provençal "langue romane" ce qui montre bien que l'origine du provençal vient de Roumanie.

Compredras ceux qui voudrons.

Et pitié arretez autant d'un coté que de l'autre, à sortir des pseudos théories linguistiques qui n'ont aucune valeur scientifique, ou à annoncer des chiffres sans source.

Adessias/Adessiatz

Écrit par : Flavien Lombardi | 02/02/2010

Que ces polémiques sont fatigantes !
Travaillons pour la langue et la culture ("La lenga e la cultura nòstras", ou "la lengo e la culturo nostro", si vous préférez), enseignons-la aux jeunes, essayons de combler le vide qui se crée chaque fois qu'un locuteur naturel du provençal disparaît, parlons la langue !
Je ne peux m'empêcher de renvoyer à cet article du journal La Provence sur la réception de la reine d'Arles au collège Barbara Hendrickx d'Orange, où travaille notre collègue Matthieu Poitavin, titulaire du CAPES d'occitan-langue d'oc, enseignant de provençal :
http://www.laprovence.com/article/orange/petite-lecon-de-culture-bouvine-par-la-reine-darles
Il fut un temps où le collège d'Orange avait été dénoncé auprès du préfet du Vaucluse, du président du Conseil Régional, du Recteur... à cause de la présence d'un drapeau occitan sur son site... On avait voulu y voir une entreprise anti républicaine...
Bon, comme le dit un participant à ce forum, les chiens ont aboyé, la caravane est passée et notre collègue, bien que très affecté par ces dénonciations dignes d'une époque sinistre, a continué son travail...

Une chose est sûre : quant on est occitaniste, l'alternative est intenable entre laisser faire les calomnies sans réagir, laisser croire aux élus que nous sommes les dangereux conspirateurs dénoncés en permanence, ou bien entrer dans ces polémiques stériles dont le seul résultat, pour les élus, est de leur donner envie de s'occuper d'autres affaires plus urgentes.
Ce sera donc la dernière fois que j'interviendrai sur votre blog, Monsieur le Député. Je préfère me tenir à votre disposition pour une rencontre où je vous exposerai l'action de la FELCO et le travail de recherche et d'enseignement mené à l'Université Paul Valéry.
Quant aux autres intervenants, j'ai envie de leur dire : discutons entre nous sur ces "parpello d'agasso" (= ces vétilles, selon le Trésor du Félibrige de Mistral) graphiques, préservons-en le grand public, et oeuvrons, chacun de notre côté, pour la langue, et que le meilleur gagne !

Écrit par : Verny Marie Jeanne | 02/02/2010

Si ces polémiques sont "si fatigantes" que ça, pourquoi Madame Verny, Grandre Prêtresse activiste de l'occitanisme n'accepterait-elle pas enfin la pluralité des langues d'oc, et renoncerait à occitaniser - c'est à dire "languediocianiser" la provence au nom d'une pseudo "unitat de la lenga d'oc" aux relents séparatistes ?....
Ne lui en déplaise, nous avançons...

Écrit par : remi venture | 03/02/2010

Madame Verny n'a toujours pas de chance, car ce n'est pas une croix occitane qui a était dénoncée mais la présence du drapeau du PNO!! Ce sont là deux choses bien différentes.

A moins que Madame Verny n'amalgame " occitanisme" ( ce formidable courant de pensée humaniste...) et le PNO aux tendances et influences un peu moins reluisantes...

Écrit par : rouman sébastien | 03/02/2010

A Madame Verny

J'ai eu l'occasion de vous expliquer lors d'un mini séminaire intitulé "la guerre des langues" organisé à l'université de Montpellier que l'intervention du collectif faite auprès des autorités compétentes du collège d'Orange avait un but et un seul. Il était essentiel de dénoncer un fait extrèmement grave: faire croire à des élèves que le drapeau du Parti de la Nation occitane était le drapeau de la Provence. Ce parti s'appui sur les théories ethnistes de François Fontan, séparatiste qui a proné des déportations et autres galéjades. Tout cela je l'ai dit publiquement devant une dizaine de participant à ce séminaire à la forme de groupuscule. Donc sur le sujet vous avez l'intention de porter atteinte à notre moralité.
Madame arrétez je vous en supplie sinon je me sentirai dans l'obligation d'agir pour rétablir la vérité, car la diffamation cela suffit. Vous aviez la possibilité de venir donner "vos explications occitanistes" dans le forum de Châteaurenard mais là les occitanistes étaient aux abonnés absents.
Moi je n'ai jamais hésité à vous dire la façon de penser de milliers de provençaux qui nous font confiance, la langue de la Provence c'est le provençal.
Et je vais vous rassurer plus que jamais je pense que la Provence gardera sa langue et ne sera jamais occitane, nous nous appuierons sur les forces vives de notre région comme nous l'avons fait à Châteaurenard.

Aujourd'hui à Expolangues j'ai remis une lettre au ministre de la culture en main propre. J'ai aussi écouté les discours des invités car cette année la langue à l'honneur c'est le catalan. Tous les orateurs ont mis en évidence la pluralité, la diversité des langues régionales et le respect des identités régionales, la Provence ne veut que cela, alors Madame pour une fois apprenez à écouter les autres, apprenez la démocratie, respectez nous.

Jean-Pierre Richard
Président du Collectif Prouvènço
Paris-expolangues

Écrit par : Jean-Pierre Richard | 04/02/2010

C'est une perte de temps infinie que d'essayer de discuter avec le collectif Provence : s'il y en a parmi eux qui croient sincèrement défendre la langue et la culture de la Provence, d'autres malheureusement, en particulier Rémi Venture, un musicologue qui jouit d'une certaine aura dans ce milieu, ont développé une véritable obsession anti-occitaniste, assimilée de façon totalement paranoïaque à la peur délirante d'une invasion languedocienne, qui les rend hélas totalement imperméables à toute tentative d'argumentation sérieuse (les attaques ad hominem, les amalgames, la dérision, voire la franche insulte ne sont pas des arguments), et qui les conduit à confondre la politique et la linguistique.

Les Provençaux comme ceux de ce collectif ont tout à fait le droit de ne pas se sentir occitans : le sentiment d'appartenance ne se commande pas, et fort heureusement car il dépend de notre liberté. Ce qui est parfaitement inacceptable, en revanche, c'est de prétendre, au nom de leur refus, encore une fois parfaitement légitime dans le débat démocratique, de se sentir occitans, que la langue de la Provence, le provençal au sens restreint, est distinte de l'occitan. Le terme "occitan" n'est qu'un synonyme, plus pratique, de "langue d'oc", voire de "provençal", au sens large, puisque même aujourd'hui ce dernier terme peut servir à désigner l'ensemble de la langue.

Comme donc ils n'aiment pas le mot "occitan", parce qu'il leur paraît lié à un sentiment d'appartenance qu'ils rejettent, ils en ont déduit (contre Frédéric Mistral, qui a toujours considéré que la langue d'oc, "la lengo dóu Miejour", était une et diverse à la fois) qu'on devait séparer le provençal de l'occitan. Or, reconnaître l'existence de l'occitan ne signifie pas, comme ils le prétendent, adhérer au projet politique d'une Occitanie, qui est loin d'être partagé par tous les occitanistes. L'occitanisme politique, lui, relève d'une démarche inverse : comme la langue est commune, déduisons-en que cette langue est l'expression d'une nation et que cette nation doit avoir un Etat pour la défendre. Or, cette démarche est également constestable, puisqu'il n'est pas du tout sûr qu'il y ait correspondance parfaite entre nation et langue.

Bref, cessons de confondre langue et politique. Le provençal est déjà reconnu comme langue de France, mais en tant que modalité de l'occitan, c'est-à-dire de la langue d'oc. En Provence (et en Languedoc d'influence provençale), les occitanistes n'enseignent pas autre chose que le provençal. Ce sont des faits objectifs. Maintenant, refuser ou soutenir l'Occitanie comme éventuelle réalité politique, cela ne relève pas de la linguistique mais de la subjectivité nécessaire au débat démocratique.

L'essentiel n'est pas là : il est dans la défense et la promotion concrète de la langue. J'ai eu l'occasion de lire des propositions du Collectif Provence sur le provençal, et je dois dire que je les ai trouvées souvent intéressantes. Il y a tant à faire sur la présence de la langue dans l'espace public, dans les médias, dans l'enseignement pour assurer sa survie, c'est-à-dire sa transmission, que je crois fondamental de dépasser les querelles politiques et les crispations identitaires d'où qu'elles viennent pour sauver la langue. Tel est le véritable enjeu.

Écrit par : Bernart de Ventadorn | 04/02/2010

J'avais dit que j'arrêterais de m'exprimer sur ce blog... mais puisque le dernier intervenant me donne l'occasion de le faire sans entrer dans la polémique, allons-y
Je n'ai pas l'honneur de connaître Bernard de Ventadour (sic)... mais je loue la sagesse dont il fait preuve...
Arrêtons les polémiques, demandons des postes aux concours, des ouvertures de classes bilingues, des signatures de conventions Rectorat / Régions, des politiques linguistiques véritables de la part des collectivités territoriales destinées à aider non pas les vaines polémiques et leurs vecteurs, mais les projets de développement de la langue et de la culture de Provence, quel que soit le nom qu'on lui donne. Pourvu qu'on parle la langue, qu'on recommence à la parler.
Quand je parle avec des Provençaux locuteurs de provençal, je ne passe JAMAIS par le français, moi la Languedocienne, de même que quand je parle avec des Limousins, des Gascons, des Niçois, ou des Auvergnats.
L'essentiel est là, s'unir.

Écrit par : Verny Marie Jeanne | 04/02/2010

Il est plus simple d'attaquer mon ami Remi Venture de façon camouflé. Cependant je crois reconnaitre la prose manipulatrice de cette personne...Aussi je lui conseille dorénavant le courage et non la lacheté, car lorsque l'on veut donner des leçons on le fait au grand jour. Au fait ici qui parle le militant associatif ou le militant politique?

Le collectif Prouvènço inquiète donc tant! Je crois que vous avez raison vos discours exaspèrent tout le monde. Pour ce qui nous concerne nous avons l'assentiment de plus en plus de provençaux. Nous allons continuer en espérant un jour que le peuple du Languedoc vous demandera de respecter la diversité et la pluralité. Quand les langues d'oc se conjugueront au pluriel alors le paysage linguistique de la France s'éclaircira.

Jean-Pierre Richard

Écrit par : Jean-Pierre Richard | 05/02/2010

Je suis mort de rire quand je vois deux dignitaires du panoccitanisme montpelliérain qui se renvoient la balle. Le premier se cache sous un pseudonyme très peu opaque, ce qui ne l'empêche pas d'être un propagandiste les plus zélés de la propagande panoccitane - cf. les émissions sur France Culture dans lesquelles il ne peut pas prononcer trois mots sans y ajouter, un râle de plaisir dans la voix, ceux "d'occitan" et "d'Occitanie" afin d'inculquer ces mots aux auditeurs... Et la seconde, qui ose affirmer "qu'elle n'a pas l'honneur de le connaître"... Quant on en arrive à une telle conduite !...

Écrit par : Remi Venture | 05/02/2010

-Une petite mise au point peut-être ?
Ces messieurs du Collectif sont de fins limiers : ils" savent" de source sûre que je me cache lâchement sous le pseudonyme Bernard de Ventadorn, et ils savent aussi que je suis un militant politique. C'est ce qui s'appelle parler sans savoir.
Moi, je ne sais aps qui est Bernard de Ventadour, qui me semble apr aillerus tenir des proos sensés qui gagneraient à être lus sérieusement ; je sais au moins que ce n'est aps moi, et je vous interdis de prétendre le contraire. Quand j'ai quelque chose à vous dire, Messieurs, je le dis en face, au risque de vous voir déformer mes propos comme dans votre "compte-rendu" du colloque de l'AELOC. Et je ne suis militant d'aucun parti. Si je l'étais, je le dirais, de la même façon que MJ Verny n'a jamais caché ses engagements. Je ne suis pas "montpelliérain" mais alpin, comme le savent, mais se gardent bien de le dire, ceux qui m'ont entendu parler en lenga nouostra -le dialecte occitan des Alpes qui n'est pas le provençal même si vous prétendez le contraire, sans savoir, comme d'habitude.. Et je me suis toujours abstenu d'attaques personnelles, essayant, en vain d'ailleurs, de discuter sur le fond, avec des arguments scientifiques, et non tripaux. J'ai eu tort, je le confesse. Pour dialoguer, il faut être deux. Mais qu'attendre de gens qui se focalisent sur des histoires de drapeau, qui confondent séminaire d'ethnologie et "groupuscule", tranchent de questions de linguistique auxquelles ils n'entendent rien, cultivent un énorme complexe de persécution et manient la dénonciation avec volupté ? Je me demande si je ne vais pas aller vomir, tiens.
Monsieur Lachaud : relisez tous les échanges sur ce blog, et tirez-en vos propres conclusions.

Écrit par : philippe Martel | 06/02/2010

Donner même un mauvais point fait de la pub au plus ignoble des crétins.

Ci-dessous deux exemples du résultats de 60 ans d'occitanisme.

Bien loin les babas barbus du Larzac, il sont doctes à l'université ou à la télévision.
Leur arrogance leur a fait ignorer ce qui poussait dans leur lisier , ci-dessous deux beaux exemples...
Ahhh!, ils vont vous dire que non!, que c'est vous qui voyez le mal partout, que eux sont de gauches (ils sont souvent gauches), qu'il sont tolérants (ça s'est bien loin de compte), mais voilà les avortons qu'ils ont engendré...


Honte à tous ceux là & à leurs suivants ...
La ligue du sud c'est de la merde


http://recounquista.com/
http://www.nostra-revolta.com/


Vergougno

Écrit par : S. Goudard de Bouzigas | 06/02/2010

Monsieur Martel ayant été mis en cause par Rémi Venture avec les méthodes qui hélas le caractérisent et qu'il n'a fait que confirmer dans ses interventions sur ce blog (Monsieur Lachaud et les lecteurs le jugeront eux-mêmes), l'honnêté m'oblige à révéler que je suis celui qui a signé son premier commentaire "Bernat de Ventadorn". L'emploi de ce pseudonyme ne relevait en aucune façon d'une quelconque lâcheté dont j'ai été accusé avec une grande élégance par Monsieur Richard (je ne vois pas de quoi ou de qui je devrais avoir peur - la seule chose que je redoute, c'est la disparition de la langue d'oc à tout jamais), mais répondait simplement au besoin de prendre du recul car j'ai déjà eu ailleurs des échanges souvent vifs (je le déplore moi-même car j'ai pu être excessif dans mes jugements) avec plusieurs des membres du Collectif Provence qui se sont exprimés ici.
Je n'ai aucune envie de poursuivre cette polémique, d'abord parce qu'elle est stérile comme le sont souvent les échanges sur Internet, et ensuite parce qu'elle fait beaucoup de mal à la langue que les uns comme les autres sommes censés défendre. Madame Verny et Monsieur Martel ont pu trouver sensé (merci à eux) mon commentaire publié sous un pseudonyme : je demande simplement aux membres du Collectif Provence d'avoir la patience de le relire, surtout à partir du deuxième paragraphe car le premier exprimait mon rejet de l'agressivité dont je me suis souvent senti victime lorsque j'argumentais en faveur de ce qui est pour moi une évidence, l'unité de la langue d'oc dans sa diversité, et contre une présentation erronée de l'occitanisme.
Bref, je veux croire que le reste de mon précédent commentaire dit et tente d'expliquer les choses comme elles sont, sur Mistral et la langue d'oc, sur la complexité de l'occitanisme, sur la nécessité de ne pas confondre politique et linguistique, sur le sentiment d'appartenance, qui doit heureusement dépendre de notre liberté. J'ai même reconnu que nombre de propositions du Collectif Provence (hormis sur les questions d'unité de la langue et sur la "reconnaissance du provençal comme langue de France", qui ne changerait rien à la situation de la langue : en quoi le fait qu'il y ait DES langues d'oïl améliore leur sort ?) étaient tout à fait intéressantes. J'ai enfin invité à dépasser les clivages pour la promotion CONCRÈTE de la langue dans l'enseignement, les médias, voire l'administration.
Je veux donc bien tendre la main, pourvu qu'on ne m'arrache pas le bras.
Ne voulant plus, comme je l'ai dit plus haut, perdre mon temps, je n'interviendrai plus ici. Les éventuelles invectives, menaces ou plaisanteries douteuses jugeront leurs auteurs.

Écrit par : Gerard-Joan Barceló | 06/02/2010

Parlez ! Parlez !... Continuez de faire la danse du ventre devant les élus en essayant de faire pression sur eux !...
Il ne manquait plus que M. Barcelo, avec lequel nous avions eu déjà maille partir sur Facebook !... C'est déjà mieux qu'un pseudonyme à peine opaque !... Et c'est dire combien vous êtes peu nombreux mais combien - et comme toujours ...- "efficaces"... Si l'on peut dire !...
Mais nous, ne vous en déplaise, nous avançons !...
Certes, vous pensiez avoir gagné en Provence... Mais vous vous en rendez compte maintenant. Le Collectif Provence n'est pas arrivé où il en est pour rien ! Ne vous en déplaise, la Provence n'est pas soluble dans le "melting pot" occitan, et ce qui se passe aujourd'hui, malgré votre propos diffamatoires, en est la preuve éclatante !... Et il n'y a qu'à voir la tête que font les caciques occitanistes de la DGLF que nous avons rencontrés à Expolangues pour comprendre !...
Par ailleurs, qui vous a parlé de Philippe Martel ?... Pour ma part, je n'ai nommé personne !... Comme on dit en provençal, s'en avès de besoun, avès que de vous grata mounte vous prus !...
E Vivo Prouvènço, qu'eisistavo dins un tèms que se parlavo pancaro "d'Oucitanio" !...

Écrit par : Remi VENTURE | 06/02/2010

Avet plô razou, Moussu lou Deputat.

Que i ajo una lengo soulo coumo realitat lenguistico basico, acò's un fait.

Mès i o pas jamai agut una soulo lengo escrito, mas almen tres ou quatre.

D'uèi aven lou prouvençau literàri, l'auvirnhat literàri, lou biarnés literàri, lou cevenòu literàri.

Quand escrivi en auvirnhat coumo eici, escrivi pas en prouvençau. Quand escrive en prouvençau escrive pas en auvergnat.

Sèi fourçat de chausi.

Acò's la realitat soucialo e literàrio de la lengo d'o.

Li sègles nous aun fargat de lengos literàrios diferentos, e vézi pas de razous de s'en planhe.

Saiuts amistous d'un felibre d'Auvernho.

Écrit par : Alan Broc | 08/02/2010

Monsieur le député,
Je vous transmets cet intéressant article de M. Gourgaud publié en provençal il y a une douzaine d'années : il démontre l'ancienneté du mot occitan et son extension à l'ensemble du pays et de la langue d'oc. Bien à vous.

Ives Gourgaud, « De l’utilisacioun dóu mot “óucitan” », Prouvènço Aro, n°122, Abriéu de 1998

Tóuti sabèn que li mot “óucitan” e “Oucitanìo”agradon pas à tout lou mounde: lou paure Louis Bayle n’en faguè un libre (Procès de l’occitanisme, 1975) forço poulemi, pièi en 1987 se n’en faguè un autre, mai espés, que se voulié mai scientifi: Etudes historiques sur la “langue occitane” de l’Enri Barthès. Vole pas eici tourna prene tóuti lis argumen que fuguèron emplega pèr lis anti-óucitanisto: la mage part soun de tipe ideoulougi: afaire de fe, bono o marrido… Ié troubarés pamens dos causo d’afourtido: que lou mot “óucitan” es un
neoulougisme farga à la fin dóu siècle passa pèr de resoun
ideoulougico anti-felibrenco, e que lou Felibrige éu-meme -e Mistral bèu proumié- empleguèron jamai aquelo farlabico. Sus acò, poudèn pourta à la couneissènço di legèire de fa councrèt:

1 - De l’óurigino dóu mot “óucitan”
Sèmblo que pèr tout lou mounde (lis óucitanisto e lis anti-
óucitanisto) l’óurigino d’aquéu mot siegue recènto
en francés: lou Petit Robert lou dono “dóu siècle XX”. Mai se trobo que lou mot “occitan” es recensa en francés
dins la proumièro mita dóu siècle… XVI! dins uno fraso proun longo que n’en veici lou tros que nous interesso:
… pour lors considerans plusieurs nobles, magificques & insignes cités &villes de l amarche & pays de la
Langue occitane (que, enpartie, estoit alors a Rege Majoricharum, c'est-à-dire au Roy de Mailhorque & depuis, icelluy pays acquis par les feus Roys deFrance, à beaux deniers comptans, dudict Roy de Mailhorque…
L’autour d’aquéli rego es Estève Mètge que se fasié dire Medicis, bourgés dóu Pue de Velay, nascu à l’entour de 1475 e mort en 1565: si crounico en latin, francés e óucitan fuguèron editado au Pue en 1869.
A Peiregus, en 1770, d’ome de lei fasien parèisse un Recueil sommaire des Titres qui établissent l’antiquité & l’authenticité des immunités dont jouissent les Citoyens, Bourgeois & Habitans de Perigueux… eici peréu se pòu legi lou mot “occitan”: Comme notre Seigneur & Frère le Comte de Poitiers, Lieutenant de notre dit Seigneur & Père, en toute la langue occitane, donne & octroye à nos bien amés, les Maires & Consuls de Périgueux…
Aqueste tèste es uno còpi d’un doucumen que sarié “datté du 26 Octobre 1356”; fuguèsse verai, lou mot “occitan” remountarié au siècle XIV en francés! Rèsto que dins l’ipoutèsi mai prudènto, lou mot “occitan” es
recensa en francés i siècle XVI e XVIII, dins uno crounico de Velai e dins un tèste óuficiau de la Chancelarié de Paris: n’i’a proun pèr poudé afourti que nosto lengo fuguè dicho “óucitano” i’a bèu tèms d’acò (e pèr un ome que sabié proun sa lengo meiralo: l’empleguè pèr escriéure soun Libre de Resoun, e dins uno grafìo quàsi classico!).
Poudèn dounc dire que lou mot “óucitan” es uno realita istourico, pas uno recoustrucioun ideoulougico dóu siècle passa.

2 - Lou Felibrige e li mot “óucitan”, “óucitanìo”

- Sabèn que Mistral, éu-meme, incourpourè li dous mot dins soun diciounàri: uno provo que, se lis emplegavo pas, li recouneissié coume autenti. Vaqui lis article dóu TDF dins soun entié:

óucitan, ouccitan (l), -ano (b.lat. occitanus ), adj. et s. t.
littéraire. Occitain, -aine; Occitanien; Languedocien, -ienne;
Méridional, -ale v. Miejournau. R. oc, lengo d’oc.
Oucitanìo, Oucitanié ( m ) , Ouccitanìo (l.G.), (b.lat. O c c i t a n i a 1370), s.f. Occitanie, nom par lequel les
lettrés désignent quelquefois le Midi de la France et en particulier le Languedoc, v. Lengadò, Miejour.
Vitimos de la tirannìo,
Se vènon dins l’Ouccitanìo” (J.-A. Peyrottes)
“Salut, o bello Oucitanié!” (F. Vidal)

Le mot Occitania ou patria linguoe Occitanoe est la traduction usitée dans les actes latins des 13° et 14° siècles
pour désigner la province de Languedoc. R. Oucitan.

Fau remarca que pèr Mistral “óucitan” es pas la revirado d’un francés “occitan”, mai la versioun en lengo nostro di mot francés “occitain” e “occitanien”; fau peréu remarca que pèr Mistral li mot “óucitan” e “Oucitanìo” an bèn lou sèns generau de “Miejour, dóu Miejour”, emé lou sèns particulié de lengadò, lengadoucian”: es dire qu’aquésti apartenon à tóuti li Miejournau, e pas soulamen i Lengadoucian. E
d’efèt i’a mai d’un felibre qu’emplegaran sènso vergougno aquésti mot que lou T r e s o r a v i é óuficialisa; vaqui quàuquis eisèmple: Lou capoulié dóu Felibrige, Marius Jouvau disié en 1923, à l’oucasioun de la Santo-Estello dóu Puèi: … c o u m e sian vengu di quatre caire dóu païs óucitan , es lou salut dóu Miejour tout entié que semounden à la memòri de voste bèu coumpatrioto.
Dóu meme tèms Boudon-Lashermes, cap de la Mantenènço de Velai, afourtissié que (mai aut que tout) lou Felibrige bouto lou sauvamen dei darrié souveni qu’a garda noste pople óucitan de tout ço que dins lou tèms passa faguè soun lustre e soun renoum.
Lou majourau B. Sarrieu, de Gascougno, escrivié en 1924 un libretoun qu’avié pèr titre La graphie de la langue d’Oc e la langue commune d’Occitanie , pièi en 1929 ùni Observations sur l’enseignement de la langue d’Oc ounte se pòu legi aquélis espressioun
- un dialecte occitan (p.12),
- des éléments occitans (p.13),
- toute une région de l’Occitanie (p.19),
- les principaux dialectes de l’Occitanie (p.19),
- aux enfants de l’Occitanie (p.21),
- livre scolaire occitan (p.22),
- grande province de l’Occitanie (p.24),
- nous avons donc construit, les Occitans… (p.26),
- il n’y a guère de canton de l’Occitanie… (p.27).
E fau pas crèire qu’aquéu majourau fuguèsse esta un aparaire de la grafìo dicho “óucitano”: au countràri afourtis que: Au contraire (de la graphie “ t r o b a d o r e n c a ” ) , la graphie “félibréenne”, à la fois vraiment occitane et vraiment moderne, ( … ) évitera tous ces embarras. (p.17).
Es clar que pèr tóuti aquéli felibre (dóu mantenèire au capoulié), “felibren” e “óucitan” soun sinounime, ni mai ni
mens.
- En 1923, Brunoun Durand (que sara majourau en 1937) publico uno Grammaire provençale emé l’ajudo dóu
capoulié M. Jouvau e di majourau E. Aude e P. Fontan (cf. p.7): dins lou chapitre XIII (p.142) es claramen di que
Le provençal n’est qu’un dialecte de la langue d’Oc ou occitane.

3 - Emai li mot “óucitan” e “Oucitanìo”

Coume èro de prevèire, de mot emplega pèr li felibre e soun Capoulié se devien trouba dins lis escrich ouficiau dóu Felibrige: lou Cartabèu de Santo-Estello, adouba e publica pèr lou Burèu dóu Counsistòri felibren, publico
dins soun n°11, lis Estatut establi en 1911 (dóu tèms de Mistral, dounc) e ié troubarés li mot “óucitan” e “Oucitanìo” mai d’un cop:
Art. 2: Toco dóu Felibrige: Lou Felibrige es establi pèr garda longo-mai à la nacioun óucitano sa lengo, sis us,
soun gàubi e tout ço que coustituïs soun èime naciounau.
Art. 11: Tóuti li felibre majourau e mantenèire soun coumparti dins de seissioun terrenalo dicho mantenènço
e courrespoundènto, tant que se pòu, is anciàni prouvinço de
l’Oucitanìo o i grand dialèite de la lengo d’O ( r e p e t i t dins
l’article 60 sus li mantenènço).
Art. 105: Lis Assemblado: uno assemblado generalo dóu Felibrige se tèn, tóuti lis an/…/ dins uno vilo diferènto de l’Oucitanìo.
Art. 133: Li Sòci: Li sòci soun chausi/…/ permié li persouno
estrangièro à l’Oucitanìo…
Dins lou meme Cartabèu lou rendu-comte di Grand Jo Flourau setenàri de 1913 pèr lou majourau L. Vabre, emplego tambèn un cop lou mot “Oucitan” (Patrìo Oucitano, p.61; l a causo óucitano p. 64) e lou mot “Oucitanìo” dins un countèste felibren: Après Mirèio, e souto l’aflat de Mistral que meno lou brande, un mouvemen de reneissènço se proudus dins touto l’ O u c i t a n ì o , dis Aup i Pirenèu, de la Lèiro à
l’Oucean e à la Mieterrano, e la lengo retrobo soun anciano renoumado.
(p.63)
Fau legi la counclusioun, p.89, d’aqueste rendu-comte: Poudès vèire, pèr noste councours, que la lengo long-tèms mespresado, la lengo “di pastre e gènt di mas”, retrovo vuei soun ancian lustre, soun anciano esplendour, e que, gràci à-n-elo, l’O u c i t a n ì o es en trin de se refaire e de se recoustituï. Qu tèn sa lengo tèn la clau que di cadeno
lou deliéuro.
Espère d’agué pouscu prouva à la lus d’aquéli doucumen que lou Felibrige faguè pas la guerro i mot “óucitan” e “Oucitanìo”, e pas mai dóu tèms de Mistral qu’après sa mort. Pèr li felibre e pèr lou Felibrige, aquésti mot soun esta trata coume fau: de mot“: de mot d’usage courrènt emai óuficiau. “Oucitan” es un mot emplega coume equivalènt à “d’oc”, “miejournau”, e “Oucitanìo coume equivalènt à “païs d’O”, “terro d’O”, “Miejour”. I’a pas ges de resoun pèr leissa l’emplé esclusiéu d’aquésti mot i Lengadoucian, e de voulé óupausa “óucitan” à “prouvençau”, coume faguèron quàuqui felibre pèr de moutiéu pouliti o persounau. Tóuti l Prouvençau an lou
dre (e diriéu: lou devé) de tourna emplega aquéli mot dóu Tresor, coume lou faguè M. Jouvau, coume lou
faguèron lis Estatut dóu Felibrige. La Patrìo Oucitano es lou bèn de tóuti lis Oucitan, Prouvençau coume Lengadoucian.

Écrit par : JF Blanc | 08/02/2010

Monsieur Blanc,
C'est très aimable à vous de reproduire ici un (très? trop?) long article sorti de ma plume à l'époque où j'étais occitaniste: quel dommage qu'il apparaisse, cet article, comme un tissu d'âneries occitanistes et de contre-vérités.
Car votre idéologie, quand je la partageais, m'aveuglait de la même façon que vous-même. J'étais aussi égaré par les MENSONGES de votre propagande, surtout celui-ci: "L'Institut d'Etudes Occitanes est né de la Résistance" alors qu'on sait maintenant que votre chef ALIBERT fut un collaboratuer notoire et qu'il a du sang de
résistants sur les mains. Or moi je suis d'une famille de maquisards, et le jour où j'ai découvert les preuves de l'ignominie de votre maître à penser l'écriture, j'ai juré de combattre votre occitanisme menteur et d'essence extrémiste. Je m'étonne d'ailleurs que Mme VERNY, qui ne cache pas son appartenance au Parti Communiste, puisse écrire sans état d'âme ce que lui dicte un collaborateur des nazis, jugé et condamné à la Libération
pour collaboration active avec sa femme, son fils ayant été tué en Allemagne sous l'uniforme des volontaires pour l'Allemagne nazie. Moi, Mme Verny, mon père aussi était communiste, et j'en suis très fier: c'était en 1942 qu'il a pris sa carte, à l'époque ça revenait à signer son arrêt de mort si on était pris. Il a bien sûr rejoint un maquis, avec mon oncle. C'était l'époque où, Mme Verny, on pouvait être fier d'être communiste de base (ou gaulliste d'ailleurs, l'héroïsme n'était pas d'un seul côté)
Vous préférez suivre le collabo Alibert: bravo pour la force morale qui se dégage de votre personnalité... Mais ne venez pas, SVP, nous donner des leçons de pluralisme ni de démocratie: n'avez-vous pas naguère regretté qu'une revue provençale (Prouvènço d'aro) me laisse la parole? Demande directe de censure à mon égard... j'en suis très flatté d'ailleurs.
Monsieur de Député n'a pas besoin de vos "conseils" pour prendre ses décisions: essayez de faire confiance aux élus du peuple, au lieu de vouloir les manipuler comme le faisait (dèjà) votre héros-collabo le sinistre Alibert.

Écrit par : yves gourgaud | 08/02/2010

Un certain Laurent ALEXIS a écrit une belle connerie:

"Ils ne sont représentatifs ni du courant occitaniste, ni du courant provençaliste félibréen qui, en se respectant mutuellement et en conservant chacun sa sensibilité, sont arrivés à un consensus sur l'essentiel et sont capable de travailler ensemble."

Il ose écrire ça quand sur Wikipedia en français (et je ne parle pas de Wikipedia en occitan) les occitans censurent les félibres pour imposer leur propagande raciste et séparatiste.

Selon eux, Mistral aurait écrit en "occitan", pas en provençal. Il aurait écrit "Mirelha", pas "Mirèio"...

Et les pauvres Auvergnats doivent subir l'humiliation d'apprendre que Vermenouze écrivait .... en languedocien !

authentique !

Si c'est cela que Monsieur ALEXIS appelle du respect pour les félibres, comment appelle-t-il la haine débridée, le racisme frénétique, la dictature ?

Écrit par : Alan Broc | 08/02/2010

Monsieur Gourgaud...
C'est que vous n'avez pas changé (sauf d'idéologie) : vous êtes toujours, vous qui enseignâtes en Pologne à l'époque communiste, droit dans vos bottes, prêt à recracher le même discours stalinien de vos maîtres du moment.
C'est quoi, la raison profonde de votre revirement ? Un ennui soudain, la retraite venant ? La volonté de détruire ce qui reste de notre langue d'oc ? Ne me racontez pas la fable de vos parents résistants et communistes. Ce sont vos parents qui résistaient qui masqueront le fait que c'est vous qui rejoignez d'anciennes succursales nauséabondes du SAC... ("Langues régionales et subversion") Vous ne saviez pas ? À votre âge ?

Écrit par : J F Blanc | 08/02/2010

Monsieur Gourgaud...
C'est que vous n'avez pas changé (sauf d'idéologie) : vous êtes toujours, vous qui enseignâtes en Pologne à l'époque communiste, droit dans vos bottes, prêt à recracher le même discours stalinien de vos maîtres du moment.
C'est quoi, la raison profonde de votre revirement ? Un ennui soudain, la retraite venant ? La volonté de détruire ce qui reste de notre langue d'oc ? Ne me racontez pas la fable de vos parents résistants et communistes. Ce sont vos parents qui résistaient qui masqueront le fait que c'est vous qui rejoignez d'anciennes succursales nauséabondes du SAC... ("Langues régionales et subversion") Vous ne saviez pas ? À votre âge ?

Écrit par : J F Blanc | 08/02/2010

Lou separatisto Joan-Francés Blanc fa la leiçoun, mas es éu qu'a crea un faus Marsyas, maugrat li dre d'autour de Sully-Andriéu Peyro e que publico si pouèmo traduch en occitan, maugrat li dre d'autour un cop de mai.

Es éu que subre Wikipedia deformo li tèste de Vermenouzo. Vòu faire crèire lou mounde que Vermenouzo signavo "Vermenosa", dins la "grafia" di coulabouraciounisto oucitan de la guerro, quand Vermenouzo èro patrioto e que mouriguè de decénio avans qu'aquelo "grafia" fouguèsso estado engimbrado pèr lis oucitan.

Mai après aquéu mounde sèns ounour, aquéli separatisto, nous demandaran de "travaia ensèn".

Travaia ensèn, pèr éli, acò vòu dire se soumetre à lour ideoulougìo de mort.


Vaqui çai-après lou vertadié Marsyas, anima per Sèrgi Goudard.

http://marsyas2.blogspot.com/

E vaqui soun avatar, anima pèr lou separatisto oucitan Joan-Francés Blanc:

http://marsyas-oc.blogspot.com/2009/12/lo-medalhon.html


Sufis de coumpara li dous pèr vèire ounte es la culturo e la verta dou païs.

Remarquons au passage que dans la dérisoire version occitane tous les intertitres sont en catalan.

Ces gens-là rêvent de faire un état occitano-catalan, mais les Provençaux et les Auvergnats, nous sommes Français.

Les Occitans ont collaboré pendant la guerre,
Nous les Auvergnats nous avons résisté au Mont Mouchet.

Écrit par : Alan Broc | 09/02/2010

Comme M. Broc me met en cause (et prétend notamment que le blog marsyas-oc n'est pas mon oeuvre), dans un message qui n'a rien à voir avec l'intervention de M. le Député, je me vois contraint d'exercer un droit de réponse a minima que M. Lachaud, je l'espère, voudra bien publier.

Mon blog est un blog d'amateur de littérature d'oc, qui a appris l'occitan dans l'académie de Montpellier et la graphie classique, mise au point depuis la fin du XIXe siècle par des félibres (l'abbé Roux, Prosper Estieu, Antonin Perbosc, Louis Alibert) refusant l'uniformisation du provençal "mistralien", une invention artificielle de Joseph Roumanille, le frère Savinien et Jules Ronjat . Grâce à la graphie classique, chaque variante d'occitan peut s'exprimer dans un système qui facilite l'intercompréhension. Faut-il rappeler le mot de Damase Arbaud qui dans ses "Chants populaires de Provence" affirme que la traduction française permet aux Provençaux de comprendre de texte des "félibres" car leur graphie ne permet pas aux Provençaux de prononcer correctement leur langue ?
C'est donc un choix de ma part que de proposer uniquement des textes en graphie classique, une graphie dont le premier promoteur fut le Provençal Honnorat.

Blogger, sur lequel fonctionne mon blog, ne propose pas l'occitan comme langue des "intertitres". J'ai donc choisi le catalan qui est issu de la langue d'oc (n'oublions pas que le Félibrige des origines, en 1878, avait nommé une vingtaine de majoraux catalans).

Quant aux accusations dérisoires de M. Broc, je pense qu'il convient de les rapporter à son médecin traitant qui fera le nécessaire je l'espère pour lui.

Écrit par : Julien Desaygues | 09/02/2010

Monsieur Blanc!
Vous oubliez que vous écrivez sur le blog d'un élu de la République: ayez un peu de décence dans vos propos!
Donc ,selon vous, avoir travaillé (de 1983 à 1992, envoyé par le gouvernement français) en "Pologne communiste" c'est être stalinien?? Donc l'Ambassadeur de France à Varsovie, mon supérieur hiérarchique, était le pire des staliniens?? Pauvre incompétent notoire (qui se flatte d'un diplôme d'Histoire, en plus!), avez-vous oublié le combat du syndicat libre Solidarnosc? Comment croyez-vous que circulaient informations et documents jusqu'en France, grâce à nos passeports de service qui nous évitaient (en théorie) les ennuis à la frontière? Vos allégations sont non seulement ridicules: elles sont indignes et surtout mensongères, elles ne peuvent venir que d'un petit esprit. Nous avons, Dieu merci, gardé assez d'amis en Pologne pour pouvoir, le cas échéant, attester de ce que j'avance. Vous avez réagi comme un malade mental, un obsédé de la dénonciation calomnieuse.
NB pour les Blanc qui ignorent tout de l'histoire: Solidarnosc ("Solidarité") était un syndicat libre, dont la base était largement catholique et profondément anti-communiste, ou plutôt anti-totalitaire. Je suis fier d'avoir, A MON NIVEAU, contribué à sa réussite. Que faisait donc JF Blanc, pendant ce temps? Il vaut mieux ne pas le savoir, je ne lui pose pas la question ici.
Et en quoi tout ce déballage de haine fait-il avancer le débat sur les langues d'oc, dont la belle langue provençale, si proche de la mienne, la langue cévenole?

Écrit par : yves gourgaud | 09/02/2010

Je me suis contenté d'employer le même ton que vous, M. Gourgaud.

Écrit par : JF Blanc | 09/02/2010

Také mám pychu, že jsem pomáhal chartistům, i když jsem nemel ochranu speciálního pasu. Ale nejde o tom tady.

Écrit par : JF Blanc | 09/02/2010

Si ce JF Blanc n'existait pas, il faudrait l'inventer! Je m'explique: il fait ici la démonstration de ce qu'est l'occitanisme en pratique. Je rappelle qu'on parle de la langue provençale en Provence. Comme JF Blanc n'a strictement rien à dire à ce sujet, il essaie de nous entraîner loin, très loin: sur les pas de Staline, en Pologne. Quel rapport avec le sujet? Strictement aucun, c'est une manoeuvre de diversion. Comme il reçoit une leçon sans appel, il se retire défait, mais toujours aussi manoeuvrier: il se retrouve à nous écrire... même pas en polonais (ça aurait été ridicule, mais ça aurait pu se comprendre à la rigueur). Non: il écrit une phrase en... tchèque (je suppose, mais ce n'est pas du polonais)
Pourquoi fait-il tout ça? Pourquoi se rend-il soit totalement ridicule soit carrément odieux? Toujours pour avoir l'impression d'exister, pour occuper le terrain.
A moins que le tchèque soit, dans son esprit embrumé, un dialecte occitan?
Monsieur le député, constatez à quel genre d'individus nous avons affaire, nous les défenseurs des langues régionales authentiques: l'occitan, le tchèque, le catalan et le volapuk, ils sont prêts à tout mélanger.
Heureusement qu'ils ne sont qu'une poignée : voyez quelle sorte de "langue régionale" ils nous feraient avaler, s'ils avaient le pouvoir !
Au fait : combien d'élus sont occitanistes (je veux dire: parlent et surtout écrivent en "occitan"?)

Écrit par : yves gourgaud | 09/02/2010

Ad hominem, semper ad hominen. Pauper homo es.

Ieu tanben faguèri lo portaire dins l'Euròpa de l'èst, emai sens la proteccion d'un passapòrt de servici...

Coma me pausavas la question...

Écrit par : JF Blanc | 09/02/2010

Au fait, les 1 500 000 personnes qui "comprennent le provençal", ça vient d'où ? une projection mathématique d'un sociolinguiste ? ou un vrai recensement linguistique ?

Écrit par : Doutes | 09/02/2010

Je vois qu'après toutes les provocations du camp occitaniste pour saborder le discours. Il ne faut pas tomber dans les provocations d'individus (qui parfois ont le sens du dédoublement de la personnalité).

Cela dit la seule chose qui compte dans cette histoire c'est que des politiques Français, de tous bords, dans le respect de la démocratie & contre toutes dérives factieuses (ligues, identitaires, occitanises, chauvins,...), vont rendre le pouvoir au régions & leur décision sur la langue.
Plus de 200 ans après la fin du girondisme sous la guillotine certains regrettent, plus de 60 ans après la fin de la collaboration certains regrettent, moins de 100 ans près la mort de Mistral certains lui en veulent encore...

Je ne vous écrirais pas n'y en roumain ni en bouzigaud ni en italien, ni en hébreu... mais certaines idées sont rudes à disparaître... Dans les années 30, Staline régla son compte à Trotsky à coup de pic à glace, plus de 70 ans après les méthodes sont les mêmes épurations, délations, auto-critiques,...

Depuis 100 ans; il n'y a pas d'ennemi, il n'y a qu'une volonté celle de sauvegarder un savoir, un esprit, une transmission, une tolérance génératonnelle, depuis plus de 2000 ans le sud de la Gaule a tout subi & sa langue est là!

Vouloir tirer la couverture à son coté pour avoir un avoir un pouvoir mesquin, une place à l'ombre ou plus de subvention, c'est cela que nous demande le peuple du midi!
Le reste depuis la fin de la guerre n'a fait que reculer... s'il y avait eu 1 000 000 de personnes à Carcassone, le pouvoir écouterait!!!

Donc ne croissons plus le fer, montrons & agissons pour notre juste cause, qui prédomine sur les intérets & les provocations personnelles, nos énergies justes vallent mieux que cela...

Viva la lenga Nostra (en Bouzigaud)
Vivo la Lengo Nostro (en Avignonnais)

Liberté, Egalité, Fraernité!

Sergi G

Écrit par : S. Goudard de Bouzigas | 09/02/2010

J'ai pris la peine de relire tous les messages, et je me pose laquestion: pourquoi les occitanistes font-ils tant de bruit pour dire qu'on les égorge si on n'admet pas que le provençal n'est pas du provençal mais de l'occitan? Les Provençaux se sont-ils exprimés contre l'occitan? Et Monsieur le Député ne commence-t-il pas son message par ces mots, on ne peut plus clairs :
COMME L'OCCITAN, le provençal...
Donc la pensée et l'action de M. le député ne sont à l'évidence pas anti-occitanes, au contraire.
Alors pourquoi viennent-ils couiner qu '"autrefois M le député les aimait, mais maintenant il ne les aime plus" ??
Est-ce donc si difficile d'admettre la PLURALITE? La langue provençale n'entend pas s'imposer en dehors de la Provence, alors que leur langue occitane (donc le languedocien) voudrait imposer partout sa façon d'écrire, empruntée au catalan. Et sous le prétexte que "si on n'est pas unis, on va tout perdre". Mais dans ces conditions, pourquoi ne pas s'unir avec les catalans? avec les berrichons? avec les francoprovençaux? avec les corses? Leur argumentation ne tient pas debout, tout simplement parce qu'ils sont INCAPABLES d'admettre que ce qui fait le fondement de leur foi (il n'y a qu'une seule langue dans 30 départements du sud) n'est tout simplement pas admis par l'immense majorité de la population.
Or un député ne travaille pas pour une secte, fût-elle composée de bêtes à concours et d'universitaires patentés: il est au service du peuple.
Si on organisait un référendum pour savoir qui en Provence se sent "occitan" et qui se sent "provençal", quel serait le résultat? Soyons sérieux: tout le monde le sait d'avance. Pourquoi ce refus des évidences, ce déni des réalités les plus simples, les plus concrètes, les plus palpables? Pourquoi se draper dans le seul argument d'autorité: j'ai raison parce je suis plus intelligent que vous, plus diplômé, parce que les linguistes ont toujours forcément raison? Les linguistes affirment qu'il n'y a pas de langue corse mais des "dialectes italiens et sardes" en Corse: ça fait rire tous les Corses. Même chose en Provence. A l'heure de l'internet, les vieilles lunes du siècle passé sont démonétisées: faites-vous une raison, reprenez pied, touchez terre, remettez-vous en cause, cessez de vous rendre odieux en jouant les mandarins. Votre intelligence n'est pas en cause ici: c'est juste votre sensibilité aux choses vécues, votre rapport au réel. Soyez amoureux de la "belle Occitanie", mais laissez les Provençaux rêver de leur belle Provence, ils l'ont sous les pieds et ça leur suffit.
En souriant, ils vous disent et vous rediront:
- "Occitanie? Non merci !"

Écrit par : yves gourgaud | 10/02/2010

"tout simplement parce qu'ils sont INCAPABLES d'admettre que ce qui fait le fondement de leur foi (il n'y a qu'une seule langue dans 30 départements du sud) n'est tout simplement pas admis par l'immense majorité de la population."

C'est juste un fait linguistique. Nos grands-parents qui parlaient la langue en avaient conscience, mais ils ne sont plus là...

La population d'aujourd'hui, quasi totalement désoccitanisée, je pense qu'au global elle s'en moque éperdument. Ni les 10000 de Carcassonne, ni les 500 de Beaucaire n'auront réussi à convaincre cette population, d'autant que les médias ont fait silence sur le sujet.

Écrit par : Doutes | 10/02/2010

Juste per poudé m'abouna au fiéu de la charrado.

Je suis assez d'accord, avec Mistral, pour dire qu'il n'y a qu'une langue d'oc,

mais JF Blanc a mis sur Wikipedia (article Vermenouze), une citation du même Mistral qui montre bien que cette unité est toute relative:

"Un autre que segur se poudrié chausi, es Vermenouze. Soulamen es d’Auvergno, peramoundaut au diable. E i’a pièi soun parla tant escalabrous pèr Prouvènço!" in Correspondance Frédéric Mistral - Pierre Dévoluy 1895 - 1913, en ligne sur le site du Ciel d'Oc [archive]

(Mistral à propos du choix éventuel de l'Auvergnat Arsène Vermenouze comme capoulié du Félibrige)

Donc résumons:

réalité linguistique basique : un ensemble de parlers qui font partie d'une seule et même langue.

réalité sociale et culturelle: des langues littéraires différentes: haut-auvergnat, gascon, provençal...


Mistral cautionne de sa haute stature et des ses écrits ces deux réalités.

Écrit par : Alan Broc | 10/02/2010

Les nombreux locuteurs provençaux qui lisent votre message, M. Broc, voient tout de suite que votre interprétation est à cent lieues de ce que Mistral a écrit. Il a seulement écrit que que Vermenouze était loin de la Provence, et que son parler apparaissait difficile pour les Provençaux. Il utilise le mot "parler", pas le mot "langue littéraire"... C'est une manie chez vous que de déformer la réalité ?

Écrit par : Doutes | 10/02/2010

Moussu Gourgaud , Moussu Lachaud es un deputat de la Gardounenco e cresi pas que aquel pais fasque partido de la Prouvenço, mès pla del Lengadoc d'aro e e d'un cop èro!
Vous cal tourna vése l'istorio e la geografio !

La Feuille felibre de Toulouso

Écrit par : lafeuille | 10/02/2010

Juste un mot en passant à propos de Vermenouze et de la citation mistralienne citée par M. Broc : il s'agit de savoir qui succèdera à Félix Gras en 1901. Mistral élimine successivement tous les candidats non-provençaux, soit pour des raisons politiques (Jourdanne trop rouge, Arnavielle trop blanc), soit pour des raisons de distance, mais surtout parce que pour lui, de la même façon qu'au Vatican on élit toujours un pape italien, de même il ne peut y avoir de capoulié que provençal, ou provençalifié : d'où le choix final de Dévoluy, Drômois donc de parler vivaro-alpin, et non provençal (one more time), mais qui a le bon esprit de n'écrire qu'en rhodanien mistralien. Bref, le problème pour lui n'est pas le parler de Vermenouze,mais le fait qu'il n'est pas Provençal ; on a là un très bel exemple de pensée centraliste et uniformisatrice, exactement ce qu'un certain nombre de gens ici reprochent sans trop savoir à l'occitanisme. Je donne toutefois acte à M. Broc qu'au contraire de ses amis séparatistes et chauvins il reconnait bien, lui, l'existence d'une langue d'oc et d'une seule, dans la diversité de ses parlers, ce sur quoi on peut être tous d'accord, quand on a un peu réfléchi.

Écrit par : Philippe Martel | 10/02/2010

Au "felibre Lafeuille": où ai-je dit le contraire ? Insinuez-vous que le Député de la "Gardounenco" n'a pas le droit de parler de la langue provençale? Et vous, dans ce cas, qui êtes de Toulouse, de quoi vous mêlez-vous?
Je vous signale que moi aussi je suis de la Gardounenco!
A P. Martel : merci de cette mise au point historique, ça aide à comprendre le fonctionnement du Félibrige... mais ça n'invalide en rien ce que disait A. Broc: Mistral a quand même écrit ce qu'il a écrit! Il faut admettre qu'il ne connaissait (presque) rien des parlers d'Auvergne, ça devait bien l'effrayer un peu, cette langue "qui est la nôtre mais qu'on ne comprend pas", exactement comme le gascon (qu'il prend le soin de faire traduire en provençal, dans l'Aioli par exemple)
L'Empire du Soleil existait dans sa tête et perdure dans celle des occitanistes : est-ce une preuve d'existence concrète? That is the question...
Alain Broc donne des clés de sortie intellectuelle: si on admet une unité "scientifique", alors on peut admettre la pluralité de fait. Ca me va très bien: cette "Occitanie" serait comme la Scandinavie ou l'Ibérie ou la Yougoslavie: l'ensemble de PLUSIEURS LANGUES CONCRETES dont aucune ne pourrait s'appeler "langue scandinave" ou "langue ibère" ou "langue yougoslave" ... ou "langue occitane". CQFD

Écrit par : yves gourgaud | 10/02/2010

Disèts aco :
La langue provençale n'entend pas s'imposer en dehors de la Provence

Me semblo que s'impauso dins le Gard bas, duscos a Lunèu Erau, que sou gaire en Prouvenço!

Ieu lengadoucia fau coumo vous lengadoucia, me maini del prouvençal, lengo que s'espandis en deforo de Prouvenço e amenaço le Lengadoc!

Écrit par : lafeuille | 10/02/2010

Il est dur ce Lafeuille! Bon je lui explique: le mot "s'imposer" peut avoir deux sens bien distincts, selon qu'il implique ou non une volonté délibérée.
Quand les provençalistes disent "l'occitan veut s'imposer en Provence" ça signifie que les occitanistes ont la volonté d'y imposer à minima leur graphie (alors que celle de Mistral lui a valu le Prix Nobel, et une gloire mondiale) alors que quand vous dites vous que la langue provençale "s'impose" dans le Gard (et donc qu'elle "menace" selon vous le Languedoc!), vous ne faites que constater un fait séculaire: la langue provençale EXISTE en Languedoc, vous confondez misérablement l'espace géographique et l'espace linguistique.
Bravo pour l'image d'incompétence que votre signature contribuera à attribuer à votre organisation (Félibrige).
Et apprenez par la même occasion que les Cévenols, qui sont certes inclus dans la REGION Languedoc (mais pas tous: et l'Ardèche?) ne se sentent pas "languedociens" par la LANGUE, mais simplement... cévenols. Nous sommes membres fondateurs de l'Alliance des Langues d'Oc aux côtés des Provençaux, Auvergnats, Gascons-Béarnais, etc.

Écrit par : yves gourgaud | 10/02/2010

Mistral et Vermenouze:
Quand DOUTES (quel beau pseudo) attaque M. Broc en lui faisant remarquer que Mistral dit "parler" de Vermenouze là où M. Broc dit "langue littéraire", il nous refait le coup (toujours amusant) de l'arroseur arrosé. Car enfin, comment Mistral connaît-il le "parler" de Vermenouze, sinon à travers ses oeuvres littéraires? Et comment appelle-t-on cela, en français, sinon la "langue de l'auteur" (la langue de Dante, la langue de Hugo, etc.) et donc... la langue littéraire? Donc M. Broc a parfaitement le droit de dire "langue littéraire" pour parler de Vermenouze, qu'entre parenthèses il a quelque chance de connaître mieux que vous, étant originaire du même pays et étant lui aussi écrivain d'expression auvergnate.
Mr DOUTES eût été mieux inspiré d'avancer ici ses propres opinions sur la LANGUE PROVENCALE qui est le sujet du débat.

Écrit par : yves gourgaud | 10/02/2010

Sur la langue provençale (ou occitane, ou d'oc, ou gasconne, ou limousine, ou languedocienne, ou auvergnate, ou vivaroise, ou niçoise, ou aranaise) je n'ai qu'une opinion.

Écrit par : Doutes | 10/02/2010

Monsieur Martel se contre-dit.

Il affirme que Mistral finalement ne voyait pas de grande différence entre l'auvergnat et le provençal (c'est vrai qu'il y en a très peu, mais Mistral en voyait) et que c'est pour des raisons d'origines géographiques que Mistral a écarté Vermenouze, mais ensuite il dit que Dévoluy écrivait en provençal et que cette écriture provençale aurait favorisé sa candidature. (Moyennant quoi, on a eu le premier capoulié non-écrivain.)


Enfin je voudrais préciser que je si je pense qu'il y a UNE langue d'oc à l'état naturel, l'occitan n'en fait pas partie.

Le militant d'AF Louis Alibert, et collaborateur de la Gestapo pendant la guerre, a inventé une langue qui voulait être la langue commune entre le catalan et la langue d'oc. L'occitan est donc bourré de catalanismes chez les pseudo-savants, et de francismes chez les militants de base, avec des francismes mal caché comme: "son intervenguda pendent lo debatit" pour éviter la formule trop "française", surtout en graphie gestapoccitane "son intervencion pendent lo debat".

- De toutes façons en auvergnat on dirait: "Prenguè la paraulo durant la parlicado" -

Les conjugaisons de l'occitan ne sont pas celles de la langue d'oc, mais celle du catalan.

Il suffit de lire deux lignes d'occitan et deux lignes de provençal (ou d'auvergnat) pour voir que ce sont deux langues bien différentes.

J'ai raconté sur un autre forum cette petite scène à laquelle chez assisté à la librairie Castela quand j'habitais à Toulouse.

Deux femmes voient des planches dessinées avec les noms sous les dessins. Elles regardent avec indifférence celles qui sont en languedocien occitanisé, puis l'une avise celles qui sont en provençal mistralien et s'écrit: "Oh, gaito, de planchos en patoès, coumo soun poulidos!"

Même à Toulouse les gents préféreraient le provençal authentique à l'occitan, espéran-toc.

Écrit par : Alan Broc | 10/02/2010

Pour une fois, je suis d'accord avec le commentaire de P. Martel au sujet de Mistral et sa "politique" félibréenne pour le capouliérat...
Mais cela apporte aussi de l'eau à mon moulin...
Mistral était effectivement panprovençaliste... Il voulait "provençaliser" tout le Midi,même s'il a toujours été trop subtil pour l'imposer... Précisément, c'est ce "panprovençalisme" qui est à l'origine de l'occitanisme, les Languedociens (donc "Occitans" stricto sensu...), répondant au panprovençalisme mistralien par un autre, radicalisé... Raison de plus pour reconnaître que les pays d d'oc n'ont pas vocation à se fondre dans un "melting pot", que ce dernier soit provençal (comme au début du XXe), ou occitan (comme aujourd'hui)....
C'est dans ce contexte qu'il faut remettre la proposition d'Yvan Lachaud, et c'est dans ce même contexte qu'il faut arrêter que les occitanistes récupèrent Mistral sous la bannière de la Croix de Toulouse... Car s'ils veulent être vraiment "mistraliens", et défendre "l'unité de la langue d'oc" préconisée par Mistral, ils devaient se dire "Provençaux", et n'employer que le rhodanien en graphie provençale !...
Un respect et une reconnaissance mutuelle seraient préférables aux anathèmes, et désinformations le plus souvent employés par les occitanistes !...
N'est-ce pas, M. Martel ?...

Écrit par : Remi Venture | 11/02/2010

Pour une fois, je suis d'accord avec le commentaire de P. Martel au sujet de Mistral et sa "politique" félibréenne pour le capouliérat...
Mais cela apporte aussi de l'eau à mon moulin...
Mistral était effectivement panprovençaliste... Il voulait "provençaliser" tout le Midi,même s'il a toujours été trop subtil pour l'imposer... Précisément, c'est ce "panprovençalisme" qui est à l'origine de l'occitanisme, les Languedociens (donc "Occitans" stricto sensu...), répondant au panprovençalisme mistralien par un autre, radicalisé... Raison de plus pour reconnaître que les pays d d'oc n'ont pas vocation à se fondre dans un "melting pot", que ce dernier soit provençal (comme au début du XXe), ou occitan (comme aujourd'hui)....
C'est dans ce contexte qu'il faut remettre la proposition d'Yvan Lachaud, et c'est dans ce même contexte qu'il faut arrêter que les occitanistes récupèrent Mistral sous la bannière de la Croix de Toulouse... Car s'ils veulent être vraiment "mistraliens", et défendre "l'unité de la langue d'oc" préconisée par Mistral, ils devaient se dire "Provençaux", et n'employer que le rhodanien en graphie provençale !...
Un respect et une reconnaissance mutuelle seraient préférables aux anathèmes, et désinformations le plus souvent employés par les occitanistes !...
N'est-ce pas, M. Martel ?...

Écrit par : Remi Venture | 11/02/2010

Pour une fois, je suis d'accord avec le commentaire de P. Martel au sujet de Mistral et sa "politique" félibréenne pour le capouliérat...
Mais cela apporte aussi de l'eau à mon moulin...
Mistral était effectivement panprovençaliste... Il voulait "provençaliser" tout le Midi,même s'il a toujours été trop subtil pour l'imposer... Précisément, c'est ce "panprovençalisme" qui est à l'origine de l'occitanisme, les Languedociens (donc "Occitans" stricto sensu...), répondant au panprovençalisme mistralien par un autre, radicalisé... Raison de plus pour reconnaître que les pays d d'oc n'ont pas vocation à se fondre dans un "melting pot", que ce dernier soit provençal (comme au début du XXe), ou occitan (comme aujourd'hui)....
C'est dans ce contexte qu'il faut remettre la proposition d'Yvan Lachaud, et c'est dans ce même contexte qu'il faut arrêter que les occitanistes récupèrent Mistral sous la bannière de la Croix de Toulouse... Car s'ils veulent être vraiment "mistraliens", et défendre "l'unité de la langue d'oc" préconisée par Mistral, ils devaient se dire "Provençaux", et n'employer que le rhodanien en graphie provençale !...
Un respect et une reconnaissance mutuelle seraient préférables aux anathèmes, et désinformations le plus souvent employés par les occitanistes !...
N'est-ce pas, M. Martel ?...

Écrit par : Remi Venture | 11/02/2010

Monsieur Broc, vous racontez n'importe quoi ! Je parle l'occitan languedocien. Il y a quelques années, j'ai abordé dans ma langue un des responsables du stand en "langue provençale". Trop facile ! J'ai cessé de rouler les r, de prononcer les consonnes finales et je me suis entendu dire "parlas bèn lou prouvènçau, mounte l'avès aprés ?"

Quant à "l'invention de l'occitan par Alibert", c'est une de vos inventions ? L'essentiel du travail de retour à la norme classique a été fait par Joseph Roux, Antonin Perbosc, Prosper Estieu et Joseph Salvat. Même l'IEO a dû, en 1950, corriger Alibert en se rapprochant des choix de Salvat !

Écrit par : Doutes | 11/02/2010

Quand j'ai été nommé à Coimbra mon épouse qui ne connaissait pas un mot de portugais a communiqué en castillan ("espagnol") avec les Portugais: cela prouve-t-il que le portugais et le castillan sont une même langue?
Quand j'étais en poste en Pologne et mon épouse en Slovénie, je traversais souvent la Slovaquie... et m'y égarais souvent dans certaine ville :j'étais bien obligé de demander mon chemin en polonais, et les passants me répondaient évidemment en slovaque ; allez-vous en déduire que le polonais et le slovaque ne font qu'une seule et même langue?
Il ne s'agit pas de nier la proximité des langues d'oc: provençal, cévenol, languedocien, etc.: mais si vous n'avez que l'inter-compréhension comme argument: "je me fais comprendre donc c'est la même langue" (cf. plusieurs interventions occitanistes dans ce sens) alors vous n'avez rien compris à ce qu'est une langue!
Une langue est le produit, l'élaboration d'un peuple: si vous me montrez le "peuple occitan" en Provence ou Cévennes j'admettrai volontiers la "langue occitane"... et je suppose, avec moi, toutes les personnes de bonne volonté qui comme le Député Yvan Lachaud, cherchent à défendre et promouvoir les richesses culturelles de leurs concitoyens, et non une vague idéologie du XIXe siècle relookée par quelques factieux d'extrême droite puis par une extrême gauche en quête d'une impossible Révolution.

Écrit par : yves gourgaud | 11/02/2010

Vous voulez dire que vous revendiquez l'existence d'un peuple provençal ? d'un peuple cévenol ?
Vous parliez de factieux ?

Écrit par : Doutes | 11/02/2010

Doutes ne m'a pas compris... ou a fait semblant. Je n'ai jamais dit que Provençaux et Languedociens ne se comprenaient pas, j'ai montré au contraire que les Languedociens reconnaissent le provençal mistralien comme leur langue (mais pas le languedocien occitanisé).

Pour en revenir au sujet, le provençal mistralien est de fait, sociologiquement une langue,
mais il a aussi l'avantage, linguistiquement, d'être un système parfaitement achevé et fonctionnant remarquablement bien.

L'occitan polymorphe et si peu phonétique, est impraticable comme langue sur tout le Pays d'Oc.

Pourquoi les Provençaux devraient renoncer à un outil léger, maniable, commode et efficace pour utiliser une vieille rable pesante, malcommode, et inefficace ?

Quand vous avez l'ADSL, est-ce que vous avez envie de revenir au minitel ?


Un exemple, le verbe faire à l'imparfait:

provençal : fasiéu, fasies, fasié, fasian, fasias, fasien

Pas de problème de prononciation di de compréhension.

occitan: fasià/fasiàu/fasiài selon les auteurs.

Pour la forme occitano-provençale il faut savoir que par ce système tordu le premier A se prononce A, mais le deuxième se prononce I ! (authentique!)

fasiàs,

A la deuxième personne, le deuxième A se prononce E.

fasià,

fasiam, Cette fois-ci les deux A se prononcent A.
Mais le soulagement est de courte durée, car dans cette forme c'est le M qui se prononce N !!!???

fasiatz Le TZ se prononce S, eh oui !

fasiàn. Le deuxième A se prononce E.

Coume dison li publicisto: coumpara es chausi.

Écrit par : Alan Broc | 11/02/2010

Que sous-entendez-vous? que parler d'un peuple provençal serait factieux??
Je ne "revendique" rien, mon pauvre ami! je ne suis pas occitaniste, moi!
Je CONSTATE que les Provençaux se disent provençaux, et les Cévenols cévenols. C'est pourtant simple à comprendre.
Si vous avez peur du mot "peuple" vous avez un vrai problème avec la démocratie, vous!
Donc oui pour moi (je ne suis pas le seul) il y a bien un peuple provençal (ça vous fait peur? disons "des gens", comme ça vous êtes calmé?), des gens donc qui s'affirment provençaux en dehors de toute idéologie.
Et c'est ce qui fait l' ENORME DIFFERENCE entre vous et les gens normaux:
Pour les gens normaux, il n'y a nul besoin de se dire "provençaliste" ou "cévenoliste" pour s'affirmer PROVENCAL ou CEVENOL: c'est un sentiment d'appartenance tout naturel.
Par contre, pour s'affirmer "occitan" il faut être occitaniste, il faut avoir bien appris sa leçon, la grande Occitanie indépendante (??) du Moyen Age, les gentils Troubadours, la belle société égalitaire de cette Occitanie (égalitaire vue des châteaux, tu parles!), puis les méchants Français (du nord) qui viennent faire un carnage, que dis-je? un génocide. Et la pauvre Occitanie qui a donc une revanche à prendre sur l'Histoire, et les braves occitanistes qui, c'est promis-juré, vont rejouer et gagner la bataille de Muret...
Mais qui, à part vous, pourrait gober ce conte de fées pour romantiques attardés? Je sais bien que Mistral a fait semblant d'y croire, mais Mistral n'est pas une caution en matière d'Histoire (ni en Linguistique d'ailleurs).
Donc votre idéologie n'a aucune prise sur les braves gens (le peuple, je maintiens). Au mieux, elle fait rire. Au pire, elle inquiète: un tiers de la France qui se déclare "province étrangère", il y a de quoi, non?
Je ne prétends pas, moi, que vous soyiez des factieux: je dis que l'ont été les Alibert et autres extrémistes d'avant guerre et de l'occupation.
Personnellement ça m'ennuierait (le mot est faible) de prendre des leçons d'écriture chez un nazi condamné mais jamais repenti.
Il est vrai que je parle ici de morale, et que la notion peut vous sembler étrangère à vos préoccupations. Chacun ses opinions là-dessus...

Écrit par : yves gourgaud | 11/02/2010

Separatistes

M. Martel disait "Broc et ses ami séparatistes" en jouant sur les mots, "séparatistes" car nous voulons séparer la langue d'oc authentique de l'occitan espéran-toc.

En effet sur le plan politique, ce sont les occitanistes qui sont séparatistes. Il suffit de lire la revue "Occitans" de l'IEO pour s'en rendre compte, quand nous, nous ne le sommes pas.

Coumo dizen:

Sen Auvirnhats, dounc Prouvençaus,
Francés també, ni min ni mai,
mas Occitans saren jamai !

Écrit par : Alan Broc | 11/02/2010

Ma réponse s'adresse bien sûr au court message de DOUTES, qui n'a pourtant l'air de douter de rien...

Écrit par : yves gourgaud | 11/02/2010

ESCROQUERIE

Doutes ose prétendre que "Jousep Roux" aurait "préparé le travail d'Alibert"

Quelle escroquerie !

Les occitans, n'ayant pas d'écrivains, revendiquent comme "occitans" les écrivains félibres.

Maintenant ils reveniquent nos linguistes ! Quelle arrogance !

La grande oeuvre de Jousèp Roux est intitulée

LA CHANSOU LEMOUZINA

en occitan ce serait "la chançon lemosina"

En trois mots quatre différences.

Et ne me dites pas que le A est comme chez Alibert: le A de Jousep Roux se prononce A, celui d'Alibert se prononce O.

Écrit par : Alan Broc | 11/02/2010

Lettre de Frédéric Mistral à Joseph Roumanille (1852) : « Ah ! quels regrets, quels amers regrets ! et pour vous et pour moi. Si vous saviez, à présent que le bandeau est tombé, si vous saviez combien ridicule me paraît notre orthographe, vous seriez stupéfait. Et, en effet, je vous le demande, quelle est la langue qui n’a ni singulier ni pluriel et qui peut établir de telles équivoques : ama – aimer, ama – aimé, ama – vous aimez. C’est se moquer de toutes les règles, c’est vouloir transformer notre belle langue en un affreux patois, incompréhensible pour tout autre que l’auteur. Je ne puis concevoir quelle divinité malfaisante nous avait rendus si obtus, si bornés, si obstinés dans un pareil pathos. Je m’en arracherais les cheveux. Quelle merveille, quels chefs d’œuvre inimitables et gravés sur l’airain du bon sens et de la logique ne laisseriez-vous pas à nos descendants si vous aviez suivi le système d’Honnorat avec quelques adoucissements (…) ».

Lettre de Frédéric Mistral à Achille Mir (1874) : « Il faut expulser hardiment tous les gallicismes et appliquer à nos dialectes modernes le système orthographique des Troubadours du XIII° siècle. ».

Écrit par : Gerard-Joan Barceló | 13/02/2010

Les citations de Barcelo sont malhonnêtes, et comme par hasard c'est un Catalan qui veut nous imposer le patois de Barcelone.

La première citation date de sept ans avant Mirèio.
Depuis, l'orthographe des félibres provençaux a été fixée, et différencie "amas" de "ama".

Si Mistral détestait tellement cette orthographe il n'aurait pas écrit Mirèio et toute son oeuvre comme ça.

L'autre citation fait partie du corpus idéologique pré-digéré des occitans. Ils connaissent Mistral comme les Témoins de Jéhovah connaissent la Bible, par citations tronquées.

Alors voici la suite de la citation:

"écrire les diphtongues au, eu, èu, òu et non pas aou, eou, èou, oou".

Remarque pour finir, la "graphie" occitane n'a pas grand chose à voire avec l'orthographe des troubadours."

Deux exemples:

"quand torno de la gleygha" (contrat auvergnat)

occitan: "quant tòrnan de la glèisa"

"Ab la dolchor del temps novel
Foillo li bosc e li aucel
Chanto chascus en son lati"

(troubadour Guilhem IX d'Aquitànio)

transcription en occitan de Léon Cordes:

"Amb la doçor del temps novèl
Folhan los bòscs e los ausèls
Cantan cadun en son latin."

Il vous en faut plus pour comprendre que l'occitan est une langue différente de la langue d'oc, celle d'aujourd'hui comme celle d'hier ?

Écrit par : Alan Broc | 13/02/2010

M. Broc, qui êtes-vous pour traiter des gens de malhonnêtes ? Qui donc êtes-vous pour, si je comprends vos propos, pratiquer la discrimination en fonction de l'origine des gens ? Nous sommes en République, vous intervenez ici sur le blog d'un député de la République, vous n'avez pas honte ?

Écrit par : Doutes | 13/02/2010

Il n'est guère utile de répondre à Alan Broc, dont la première remarque illustre le travers qui l'a rendu tristement célèbre dans tous les forums et lieux de discussion sur Internet qu'il envahit, par besoin maladif de reconnaissance : l'anticatalanisme.

Cette haine pathologique de tout ce qui est catalan le conduit à raconter n'importe quoi. Malgré mon nom, dont je n'ai pas à rougir, sauf pour d'obscures raisons xénophobes, je ne suis pas catalan.

Peut-être cette haine s'expliquet-elle par le fait que les Catalans, bénéficiant de conditions historiques et politiques évidemment plus favorables que les Occitans, ont réussi à normaliser leur langue dans les deux sens du terme : lui rendre une place normale dans la société et lui donner une norme pour occuper cette place dans la société. Le refus de donner à l'occitan, ou à la langue d'oc (les deux termes sont parfaitement synonymes) une norme stable correspondrait alors à la peur, fruit de l'aliénation sociolinguistique, que la langue dominée (l'occitan) puisse éventuellement remplacer la langue dominante (le français). Cette peur n'est guère rationnelle, vu l'évidente domination du français, qui conduit la langue d'oc à son extinction.

Pour revenir à Frédéric Mistral, je ne conteste pas la graphie dite "mistralienne", puisqu'il est vrai que c'est bien celle qu'il a utilisée, mais je voulais simplement faire observer que l'auteur avait exprimé des doutes et qu'il était donc très éloigné d'un certain intégrisme qui glorifie la graphie de Roumanille. La question des gallicismes est également pertinente, car justement le pseudo-mistralisme rejette des termes comme non provençaux, non qu'ils le ne soient pas vraiment mais parce que ce ne sont pas les gallicismes courants (ou francismes, terme plus exact) qui ont remplacé les formes classiques : "genier" ou "meteis" vs. "janvié" ou "meme". Francismes vs. archaïsmes : qui a raison ?

Une dernière remarque, encore. Ce qu'Alan Broc appelle improprement une "transcription" est en réalité une traduction de l'ancien occitan vers l'occitan languedocien moderne, comme on traduirait en français moderne la chanson de Roland. Il est bien connu que la graphie classique utilisée par les occitanistes n'est pas du tout identique à celle des troubadours, mais on ne saurait nier qu'elle s'en rapproche davantage que d'autres systèmes graphiques.

Il n'en demeure pas moins que la vraie question est : voulons-nous que la langue d'oc (peu importe la norme ou les modalités que l'on choisit) soit de nouveau officielle sur son territoire ? Ou devons-nous nous résigner à sa minoration qui la conduit, lentement mais sûrement, vers la mort ?

Ce sera - c'est promis - mon dernier message sur ce blog.

Écrit par : Gerard-Joan Barceló | 13/02/2010

La malhonnêteté semble être l'essence même de ce M. Barcelo, qui prétend me connaître et dont je découvre le nom.

Comme il falsifié les deux citations, en mettant la première hors contexte et en tronquant la seconde, comme il se sent merdeux, il dévie le débat et m'accuse de racisme anti-catalan.

Mais qui sont les arrogants qui disent que l'orthographe de Mistral est "estrambòtica" ?

Qui m'a reproché d'écrire en auvergnat et pas en "occità referencial" ?

Qui nous demande aujourd'hui de renoncer au provençal pour parler ce même "occità referencial" qui est le premier pas vers la catalanisation ?

Poser ces questions c'est déja y répondre.

M. Barcelo dit que "les Français nous oppriment", mais jamais un Franchimand ne m'a interdit de parler auvergnat. Les Catalans l'ont fait!

Que les pouvoirs publics français soient peu à notre écoute, c'est certains, mais si les occitans n'avaient pas inventé de toutes pièces une "graphie" étrangère, hispano-catalane, et un volapück occitan, les autorités au moins sauraient sur quel pied danser.

Tout le monde sait que chaque fois que l'état ou une communauté locale fait quelque chose pour la langue d'oc, les occitans protestent, comme ils le font sur ce blog.

Inversement, comment peuvent-ils croire que nous accepterions leur occitan qu'ils proclament eux-mêmes comme une langue située hors du groupe gallo-roman, donc différente de la notre ?

(Les occitans proclament que l'occitan fait partie du groupe "occitano-roman" avec le catalan, l'aragonais et l'asturien)

Écrit par : Alan Broc | 13/02/2010

MEMO/MEME n'est pas un francisme! Ou alors le castillan MISMO et le portugais MESMO le sont aussi! N'importe quoi.
On dit chez moi "es la memo" pour dire "c'est égal, c'est pareil": allez-vous nous faire dire: "es la meteisso"?
Vous n'avez toujours pas compris qu'un mot, même francisme à l'origine, peut être adopté et adapté dans sa langue d'accueil? Pourquoi avez-vous ce rapport maladit aux francismes? On en a moins que les anglais, alors restez calmes!
La réalité est celle-ci (que M. Broc a justement relevée, pour s'en indigner): les occitans sont à la remorque des catalans depuis un siècle, ils voudraient les embrigader dans la galère occitane, ils leur donnent des gages de "loyauté" en leur empruntant des mots comme AMB ou ce ridicule METEIS (ridicules, ces mots, dans nos langues d'oc mais pas en catalan) Pas de chance: par deux fois déjà les Catalans ont dit (à Mistral puis à Alibert) "l'Occitanie? Non merci!"
ET voila que certains occitanistes parmi les plus obtus continuent à vouloir nous catalaniser: moi je comprends la réaction vive de M. Broc, parce que trop c'est trop! Non contents de nous enrôler dans leur mythique armée occitane, ils veulent en plus nous abreuver de catalan:
N'I A PROU !
P. S. J'adore la Catalogne et las Catalans. Mais j'adore aussi le Portugal, et je ne cherche pas à lusitaniser ma langue!

Écrit par : yves gourgaud | 13/02/2010

"Voulez-vous que l'occitan redevienne langue officielle sur son territoire?" nous demande M. Barcelo. Bonne question, on aurait aimé avoir sa propre position là-dessus. Mais sur le blog d'un Député, la question fait sens.
Je n'y reviens pas, mais "l'occitan", officiel ou pas : non merci!
Quant au vrai problème posé, à savoir l'officialisation de nos langues régionales: tout dépend de ce qu'on met derrière ce mot. Qu'est-ce qu'une "langue officielle"? Une langue reconnue officiellement ? Dans la Constitution, par exemple? Alors tout le monde doit se réjouir: c'est un fait acquis.
Petit point d'Histoire à éclaircir: la langue d'oc devarit être "de nouveau officielle" sur son territoire, nous propose M. Barcelo: pourrait-je savoir QUAND cette "langue d'oc" a été "officielle" sur "son territoire" (sur votre Occitanie, si j'ai bien compris). Quelle "langue"? Quelle "officialité"? Quel "territoire"? A quelle époque? Ca fait beaucoup de questions tout ça!
En réalité ce volontarisme affiché (en paroles) des occitanistes masque, je crois, un cruel manque de bases historiques: votre Occitanie n'a JAMAIS existé (et comme on dit plaisamment : même pas en rêve!), votre "langue occitane" n'a donc JAMAIS été officielle sur cet espace fantômatique. Parlez de statut officiel de la langue en Béarn, ou en Provence si vous voulez, là vous ferez de l'Histoire, mais à vouloir à toute force et à tout propos introduire votre Occitanie dans un débat factuel, vous n'arrivez qu'à la plus extrême des confusions.
J'ai la bonté de penser que vous ne le faites pas exprès, mais votre idéologie ne fait vraiment pas avancer le débat!
Il faut bien vous rendre compte qu'ici vous ne parlez pas à d'autres occitanistes, mais à des gens normaux qui ont tendance à vous regarder comme des Martiens : "dequ'es aco aquesto besougno d' "Oucitanio"?
Petit détail amusant: en 1886 les Félibres (Mistral, Aubanel et Roumanille en tête) veulent traduire un "Salut à l'Occitanie": eux qui savent écrire leur langue et le font dans la même graphie, ils vont employer QUATORZE (14) formes différentes pour écrire cette monstrueuse "Occitanie". Les occitanistes eux-mêmes ne savnet toujours pas comment prononcer ce mot: avec l'accent tonique sur l'avant-dernier A ? (Occitània) Sur le -i- ? Sur le -A final? Au moins TROIS façons de prononcer et donc d'écrire?
Quand on ne sait pas soi-même parler, on ne cherche pas à imposer son langage aux autres.

Écrit par : yves gourgaud | 13/02/2010

Encore un mot, puisqu'on m'y oblige : bien sûr que "meme" est un francisme, et je n'ai pas dit qu'il ne fallait pas l'employer, car il est ancien dans la langue, comme d'autres francismes, dont la présence n'a rien d'étonnantl, vu les contacts prolongés entre le français et l'occitan . Toute norme, qu'on le veuille ou non, implique des choix. La norme classique a tendance à écarter les francismes pour leur susbstituer quelquefois des archaïsmes, c'est-à-dire qu'il lui arrive de reprendre de vieilles formes pour les mettre au goût du jour, tandis que la norme mistralienne préfère coller au plus près de l'usage, même si cet usage multiplie inévitablement les francismes. C'est ce que j'ai dit tout à l'heure, et qu'on ait l'amabilité de ne me faire rien dire d'autre.

À part "meteis", la forme héritée du latin est "meSme", et non pas "meme". Elle est encore attestée, ce me semble, en vivaro-alpin, limousin et auvergnat.

Quant à l'officialité de la langue - bien sûr que la langue d'oc, sous des formes diverses, a joui d'une existence officielle, c'est quand même incroyable de lire que certains préfèrent ignorer cette réalité historique -, j'ai écrit : "peu importe la norme ou les modalités que l'on choisit". Je n'ai donc pas parlé nécessairement d'officialiser la norme classique de l'occitan, mais d'officialiser la langue d'oc, voire les différentes modalités de cette langue, sur son territoire, quelle que puisse être la norme choisie.

La réaction ne m'étonne cependant pas : elle illustre le lien profond entre le sécessionnisme linguistique et l'acceptation de la domination du français, c'est-à-dire le refus d'un véritable bilinguisme. Affaiblissons durablement la langue d'oc en multipliant les divisions, pourvu que le français continue de régner en maître. Faisons en sorte que, concrètement, seul le français puisse être officiel, et ne laissons à la langue d'oc, qu'on divisera en autant de parcelles que nécessaire, que des miettes, pour avoir l'air de défendre la diversité linguistique tout en se résignant, en réalité, au monolinguisme. Tant pis si dans des pays où le monolinguisme n'est pas si caricatural, on officialise l'aranais et l'occitan vivaro-alpin des vallées du Piémont : on dira aux gens que pour sauver leur parler, on n'a pas besoin de lui donner une présence officielle dans l'enseignement, les médias et l'administration, mais qu'il suffit de le reconnaître comme "langue de France" pour qu'il meure, bien sûr, mais avec les honneurs.

Cette fois-ci, je me tais pour de bon, et tant pis si mon commentaire est suivi de contre-vérités ou d'insultes.

Écrit par : Gerard-Joan Barceló | 13/02/2010

Pauvre M. Barcelo, qui s'offre en victime expiatoire aux flèches des affreux sécessionistes (linguistiques)!! Sortez vos mouchoirs, priez pour le martyr!!
Je laisse M. Barcelo rêver sur ses "formes pures" comme METEIS: son Moyen-Age montre la modernité de sa pensée linguistique. Et politique? Car vouloir pourfendre les méchants Français, c'est bien beau à dire, mais POURQUOI? COMMENT? AVEC QUI? Avec votre fantômatique "peuple occitan", qui même s'il existait se foutrait bien de vous, de vos AMB, de vos METEIS et de vos moyennâgeries?
Bon, on vous laisse avec la Belle au Bois Dormant. Long et heureux sommeil.
Nous nous parlons aux vivants.
PS pour ceux qui connaissent ce Monsieur: que fait-il de concret (à part MAISSA, comme on dit en Cévennes) pour "lutter contre la domination française"??!!

Écrit par : yves gourgaud | 13/02/2010

Pauvre M. Barcelo, qui s'offre en victime expiatoire aux flèches des affreux sécessionistes (linguistiques)!! Sortez vos mouchoirs, priez pour le martyr!!
Je laisse M. Barcelo rêver sur ses "formes pures" comme METEIS: son Moyen-Age montre la modernité de sa pensée linguistique. Et politique? Car vouloir pourfendre les méchants Français, c'est bien beau à dire, mais POURQUOI? COMMENT? AVEC QUI? Avec votre fantômatique "peuple occitan", qui même s'il existait se foutrait bien de vous, de vos AMB, de vos METEIS et de vos moyennâgeries?
Bon, on vous laisse avec la Belle au Bois Dormant. Long et heureux sommeil.
Nous nous parlons aux vivants.
PS pour ceux qui connaissent ce Monsieur: que fait-il de concret (à part MAISSA, comme on dit en Cévennes) pour "lutter contre la domination française"??!!

Écrit par : yves gourgaud | 13/02/2010

Monsieur Gourgaud, je ne commenterai votre ton injurieux qui vous discrédite vous-même, de façon publique et en outre sur le blog d'un député, mais il est clair que vous ne savez pas lire. Depuis quand parler de "domination DU français", ce serait dire la même chose que "domination française", voire de "domination DES Français" ? Je parle sociolinguistique, à laquelle vous n'entendez probablement pas grand-chose, et vous me répondez politique, en déformant intentionnellement mes propos et en vous ridiculisant, puisque par votre amalgame vous êtes en train de dire que les locuteurs de la langue d'oc ne sont pas français !

Pour le reste, la violence de vos propos n'a fait que confirmer mes arguments, auxquels vous êtes bien incapable d'opposer les vôtres. Vous me forcez à vous répondre parce que votre haine de l'occitanisme vous donne l'illusion d'exister, mais je ne me ferai plus prendre à votre jeu malsain.

Écrit par : Gerard-Joan Barceló | 13/02/2010

Je rappelle à la méditation de M. Barcelo cette citation - certes approximatives, mais bien réelle...- du "Papet" de l'occitanisme, le défunt Robert Lafont - que le suis fier d'avoir signalé au centre Simon Wiesenthal de Vienne pour ses propos suant l'antisémitisme dans ses "Lettres de Vienne"...

"Le sociolinguistique doit l'incliner devant le linguiste. Les Slovaques seraient des Tchèques s'ils n'en avaient décidé autrement"...
Il en est de même des Corses par rapport aux Italiens... et des Provençaux par rapports aux Occitans ou "Languedociens"....
Sans commentaires !...

Écrit par : remi venture | 13/02/2010

M. Barcelo dit:

-, j'ai écrit : "peu importe la norme ou les modalités que l'on choisit".

Mais il est fou de rage quand un député fait un premier pas vers l'officialité du provençal.

Écrit par : Alan Broc | 13/02/2010

Monsieur Venture, le problème est qu'il n'y a guère d'arguments sociolinguistiques en faveur d'une quelconque séparation du provençal de l'occitan (je suis en partie corse moi-même : on ne peut pas sérieusement comparer la situation du corse face à l'italien à celle du provençal face au reste de la langue d'oc car l'adhésion de la population à la langue n'est hélas pas du tout la même - hélas, parce que je ne verrais évidemment aucun inconvénient à ce que les Provençaux soient aussi attachés à leur langue que les Corses), mais merci de reconnaître implicitement qu'il n'y a pas d'argument linguistique qui justifierait une quelconque séparation du provençal d'avec le reste de l'occitan.

Quant à l'antisémitime dont vous accusez Robert Lafont, il n'y a pas de quoi être fier, d'abord parce que celui que vous attaquez, non sans une certaine gérontophobie ("le Papet"), était d'une autre stature morale et intellectuelle que vous, et ensuite parce qu'il semble que vous mettiez sur le même plan antisémitisme et critique de la politique d'Israël, ce qui est parfaitement malhonnête.

Au fond, tout le monde sait pourquoi vous détestez Robert Lafont : un homme qui a eu le grand tort d'adapter avec succès la norme classique au provençal ne pouvait que déplaire au pseudo-mistralisme que vous représentez.

Je vous laisse ruminer vos haines recuites : vous n'en valez pas la peine.

Écrit par : Gerard-Joan Barceló | 13/02/2010

Je vous retourne le compliment
"Je vous laisse ruminer vos haines recuites : vous n'en valez pas la peine."

Ne vous en déplaise, la Provence ne sera jamais "Occitane" !...

Écrit par : remi venture | 13/02/2010

E be, qu'est-ce-qu'il parle Barcelo, pour quelqu'un qui avait promis de se taire !

Le Centre Simon-Wiesenthal n'accuse pas quelqu'un d'anti-sémitisme juste parce qu'il a critiqué la politique d'Israel, sinon toute la gauche française y serait répertoriée.

Si Robert Lafont avait adapté avec succès la graphie occitane au provençal les Provençaux de demanderaient pas d'être débarrassés de l'occitan.

La stature intellectuelle de Lafont est assez médiocre: un peu de structuralisme des années 50 ne suffit pas à faire un écrivain.

Quant à la stature morale; c'est un homme qui a reproché toute sa vie à Mistral d'avoir couché avec des femmes avant son mariage (mon Dieu, l'horreur!) et qui largue sa vieille épouse comme une chaussette usagée pour convoler avec une intrigante.

Morale politique ?

Secrétaire d'Alibert, qui se lance dans le stalinisme le plus aberrant pour se faire pardonner, puis anti-sémite répertorié comme tel.

Vos exigences morales sont du niveau de votre honnêteté intellectuelle, M. Barcelo.

Écrit par : Alan Broc | 13/02/2010

Hélas! A quel niveau voit-on déchoir ce qui nous est vendu comme la fine fleur de l'occitanisme:Occitanie, qui t'a vue et qui te voit!
M. Barcelo ne peut s'empêcher de cracher son venin:laissez-le faire, ça le soulage...
Sauf que tous les Barcelo du monde n'empêcheront pas le PEUPLE d'avoir raison contre les pseudo intellectuels qui ont fait de l'occitanisme une nouvelle religion , un nouveau fanatisme et une nouvele pensée unique: ce qui se dit entre gens bien à Montpellier et Toulouse ne touche absolument pas le brave peuple (des ignares, ma chère: ils ne savent même pas que l'Occitanie est leur patrie:! Quels ploucs! Indécrottables!) qui s'entête à ne pas reconnaître vos prétentions à vouloir imposer une NATIONALITE (l'occitane) à un peuple qui SAIT bien lui qu'il N'EST PAS occitan, qui ne l'a JAMAIS ETE et ne le sera JAMAIS.
Ceci est clair pour tous sauf pour vous, pauvres illuminés de la secte occitaniste: comme tous les sectaires, vous avez l'illusion d'avoir raison contre tout le reste du monde, d'être les élus, d'être au-dessus du commun des mortels... mais vos discours, forcément, tournent à vide, et vous êtes condamnés, pour l'éternité, à rabâcher entre vous, à répéter entre vous les mêmes slogans vides de sens pour tout le reste du monde... Même les Catalans, vos maîtres, vous regardent avec dédain et ne veulent rien avoir affaire avec vous ! Quelle dérision! quelle infinie solitude, quelle tristesse, après un siècle de combats acharnés de votre part: personne ne veut reconnaître votre existence, tout simplement parce que VOUS N'EXISTEZ PAS.
Ce pauvre Barcelo me fait pitié: il dit qu'il va se taire mais c'est plus fort que lui, son seul moyen d'exister c'est d'occuper un site qui ne lui appartient pas, pour y parler de choses qu'il ne contrôle pas: en cévenol on dit "maissa": ouvrir sa gueule en vain, et "un massaire" pour ce genre de personnage qui n'existe que par les "coups de gueule"
Nous assistons à la fin d'une idéologie née après guerre dans le déshonneur (la trahison nationale, la collaboration, la délation de résistants, la fréquentation des gestapistes comme le sinistre Bach, invité d'honneur d'Alibert le traître, ledit Bach, traducteur de la Gestapo, condamné à mort et fusillé à la Libération); ladite idéologie reprise de main de maître por l'antisémite Lafont qui reprend le travail d'Alibert et fait publier le Dictionnaire du collabo Alibert, ouvrage dédié à l'épouse du traître, qui a elle-même écrit des lettres de dénonciation de résistants gaullistes, dont l'un mourra en déportation.
L'occitanisme porte cette tache indélébile: avoir soutenu jusqu'au bout l'entreprise d'un traître à la patrie: aucune condamnation (ce qu'a fait le Félibrige pour le traître Maurras), aucun repentir, au contraire: glorifiacation du traître et de son oeuvre.
Si le mot "morale " a encore un sens en politique et dans la vie courante, alors les gens honnêtes se détourneront avec horreur d'Alibert et de son idéologie, l'occitanisme.
L'alternative existe : l'Alliance des langues d'oc, qui réclame le droit pour chaque groupe linguistique de vivre sa vie tranquillement, sans être cornaqué par cette monstruosité morale et intellectuelle qu'est l'occitanisme.
Là-dessus (la morale, la décence) nous ne sommes nullement prêtes à transiger: que les occitanistes et leurs alliés le sachent une fois pour toutes.

Écrit par : yves gourgaud | 13/02/2010

Petite note à l'attention de M. Barcelo, qui affirme que je ne connais rien à la sociolinguistique: j'en connais si peu que j'ai dirigé, pendant quelques années, une bonne quinzaine de Maîtrises de Linguistique à l'Université de Lodz (Pologne) où j'ai été Directeur de Recherches en Linguistique dans les années 1980-90: tout cela est bien entendu vérifiable. J'y ai en particulier développé une nouvelle approche structurale, approche reprise et traduite en Espagne chez les Aragonais et les Andalous. Mais la Pologne, aux yeux d'un Barcelo comme de son maître Alibert le maurrassien non repenti, ça doit être de la sous-espèce, de la sous-race. Je lui signale quand même le fait...

Écrit par : gourgaud | 14/02/2010

Le débat a pris une autre nature (mais hélas pas de la hauteur) avec la séance d'autoglorification de M. Venture qui nous écrit ceci : "que le suis fier d'avoir signalé au centre Simon Wiesenthal de Vienne pour ses propos suant l'antisémitisme dans ses "Lettres de Vienne"

Pour tuer son chien, on dit qu'il a la rage.

Avouez que le débat d'idées est difficile quand d'un côté on en est réduit à cela : accuser l'autre de nazisme.

Sur une liste de discussion, quelqu'un a pris contact avec le Centre Simon Wiesenthal, qui n'a pu lui confirmer (après plusieurs courriers de relance) que cette inscription de
Robert Lafont dans la liste des "antisémites" était effective.

Et qu'est-ce que cela apporterait au provençal? N'oublions pas que Robert Lafont était de Nîmes et a écrit l'essentiel de son oeuvre en langue d'oc en provençal...

Si M. Venture souhaite promouvoir une langue (et donc une littérature) provençales indépendantes du reste de la langue d'oc, comment va-t-il présenter l'oeuvre poétique et romanesque de Robert Lafont ? En disant qu'elle est à l'égal pour le XXe siècle, de Joseph d'Arbaud, de Valère Bernard, de Louis Bayle, de Jean-Pierre Tennevin, de Bernard Giély, de Frédéric Vouland (je me limite à la prose) !

Écrit par : Doutes | 14/02/2010

Il me semble qu'il existe un moyen, et simple, pour les occitanistes s'ils ne veulent pas que le collaborationisme d'Alibert et l'antisémitisme de Lafont leur collent à la peau et les suivent à la trace: c'est de dénoncer, très officiellement et très fermement, ces deux attitudes extrémistes.
Le Félibrige a su le faire avec Maurras, dès 1945: le majoral a été mis en procès, a pu se défendre (il publie un Bréu de memori consultable sur internet) mais il est finalement exclu du Félibrige et donc déchu de son titre de Majoral. C'était propre et net, en plus tous les
documents ont été publiés
Mais les occitanistes et l'IEO ont voulu cacher le "cas Alibert" comme une maladie honteuse; ils ont fait silence sur son procès et sa condamnation; surtout ils n'ont jamais voulu se séparer de leur maître à penser. C'est ce qu'on appelle une faute morale, pour le moins: qui peut m'expliquer la raison de ce silence complice? Pourquoi a-t-il fallu attendre l'enquête des époux Ressaire pour retrouver et publier la terrible lettre signée Alibert, où il se vante d'être un maurrassien actif, un admirateur de la Milice, etc? Et tout ça au nom de la SEO, la mère de l'IEO?
Vous continuez à vous en laver les mains? On continuera à vous rappeler votre passé trouble, et votre complicité passive.
Il me semble que la non dénonciation d'un crime, ça n'est pas très propre.
Quant à l'extrême gauche et l'extrême droite qui fréquentent vos manifestations, ça devrait aussi vous interroger un peu : comment se fait-il qu'en Arles puis à Beaucaire-Tarascon, nous les partisans de la pluralité n'ayons pas eu le moindre problème avec un quelconque extrêmiste? Est-ce un simple hasard? Je pose la question.

Écrit par : gourgaud | 14/02/2010

Lafont n'a jamais été considéré comme un écrivain "provençal", mais comme un auteur - que je reconnais comme estimable ...- occitan, ce qui n'est pas parei !... Il n'a jamais été lu par la plupart des lecteurs provençaux que vous le voulez ou non !... Il y a bel et bien une littérature PROVENCALE - d'Arbaud, Tennevin, Galtier, Delavouët etc...- qui ne se veut pas "occitane", tous ces auteurs refusant une telle étiquette.
Lorsque j'avais eu l'occasion d'aller une fois chez Lafont en compagnie du capoulier du Félibrige de l'époque - et oui !...-, Lafont m'avait avoué qu'il se considérait plus comme Languedocien que comme Provençal... Mais que ne ferait pas la propagande pour occitaniser la Provence !...
Quant au Centre Simon Wiesenthal, je conserve précieusement la lettre de l'ambassade d'Israël m'annonçant qu'elle lui transmettait le dossier !...

Écrit par : remi venture | 14/02/2010

A propos de METEIS - ME(S)ME : je suis sensible à l'argumentation étymologique de M. Barcelo, qui affirme que MEME c'est du français, donc à bannir, alors que MESME vient directement du latin. Pourquoi pas?
Mais alors qui peut m'expliquer que les occitanistes écrivent METEIS et pas MESME? Pourquoi en Cévennes nos occitanistes emploient tous cette monstruosité METEIS alors qu'il leur suffirait de passer du "francisme" MEME à la "bonne forme" MESME ? Pourquoi ce grand écart? Et ne trouvez-vous pas que moi qui emploie MEME je suis plus proche et de la réalité et de la forme d'évolution naturelle MESME?
Il vous faut bien avouer que si vous employez METEIS et jamais MESME c'est pour ressembler à vos maîtres catalans! Et il vous resterait à justifier ce choix.
Bref votre remarque sur MESME ressemble à une balle que vous venez de vous tirer dans le pied.

Écrit par : gourgaud | 14/02/2010

Il est curieux que Barcelo adopte le drapeau du pno pour qualifier le jargon qu'il défend (voir son site).

Il semblerait que dans les milieux, valets du centralisme français & chercheurs de postes & de subventions, ce drapeu fasse désordre???

Barcelò se vend à qui veut l'acheter ou bien à une mémoire courte, voire amorale....

Pour ce qui concerne les leçons d'antisémitisme qu'il aille voir Mr Roudier & les identitaires ...

Dans cette histoire Alessi dell'Umbria (ostau du pais marsihès) fut le seul à ne pas vouloir se mélanger à une frange de populace fascisante à Carcassonne, même Mme Verny le supplia au nom de l'union & de la pensée unique!

Chacun peut penser ce qu'il veut, chacun peut changer d'avis, mais jamais l'on ne doit enfreindre l'intérêt de l'humanité & de l'espèce humaine au nom d'un petit nombre...
Staline, Hitler, Trotsky, Franco, Mussolini, Pétain & le minus Alibert crurent pouvoir changer le monde, il n'en fut rien.

La vérité, la justice & l'espérance reprirent leur chemin leur voie, ... leur voix

shalom (paix, pour ceux qui ignorent)

Sèrgi Goudard

Écrit par : S. Goudard de Bouzigas | 14/02/2010

Concernant les propos de l'Ostau du pais Marsilhès les voilà :
Si j'ai écorché leur manière d'écrire, je le regrette, ils m'ont toujours laissés dire ce que je pensais, donc loin de moi toute velléité, l'autodafé est le fait vivant du règne totalitaire :
http://www.engambi.com/2009/09/linnocence-perdue-de-loccitanisme.html

Sèrgi G

Écrit par : S. Goudard de Bouzigas | 14/02/2010

M. Venture, vous avez écrit : "Quant au Centre Simon Wiesenthal, je conserve précieusement la lettre de l'ambassade d'Israël m'annonçant qu'elle lui transmettait le dossier !..."

Donc l'ambassade d'Israël a accusé réception de votre délation.
Et le Centre Simon Wiesenthal, vous a-t-il écrit ?

Ou est-ce juste une rodomontade visant à préserver notre réputation de nous autres, méridionaux, "tous des ézagérateurs", pour citer Raimu ?

Écrit par : Doutes | 15/02/2010

Monsieur Gourgaud,

Vous avez écrit :
>

Mais Robert Lafont en parle dans "La Revendication Occitane". Drôle d'antisémite (dixit le majoral Venture) qui rapporte des faits de collaboration...

Et puis, je ne comprends toujours pas la logique qui consiste à discréditer une oeuvre essentiellement écrite avant guerre (la Gramatica occitana a été publiée en 1935) en prenant appui sur des faits de collaboration. Je croyais que la rétroactivité était un triste privilège du régime de Vichy...

Écrit par : Doutes | 15/02/2010

Pardon M. Gourgaud, votre citation n'apparait pas ci-dessus.
La voici : "Mais les occitanistes et l'IEO ont voulu cacher le "cas Alibert" comme une maladie honteuse; ils ont fait silence sur son procès et sa condamnation; surtout ils n'ont jamais voulu se séparer de leur maître à penser. "

Écrit par : Doutes | 15/02/2010

M. Venture, vous avez écrit : "Lafont n'a jamais été considéré comme un écrivain "provençal", mais comme un auteur - que je reconnais comme estimable ...- occitan, ce qui n'est pas parei !..."

C'est sans doute pour cela qu'il a reçu le Grand Prix Littéraire de Provence le 23 septembre 2007...

C'est

Écrit par : Doutes | 15/02/2010

Le correspondant qui n'ose pas signer de son nom en se cachant sous le pseudo. de "Doutes" - moi j'ai le courage de mes opinions, et voici encore une preuve des tactiques occultes panoccitaniste...-, a raté l'occasion de se taire !... Je faisais partie du jury du grand prix de Ventrabren, dit Grand Prix Littéraire de Provence!... Il n'a alors jamais été question de donner le prix à une écrivain occitan... Mais les occitanistes ont réussi à faire une OPA sur le Prix de Ventabren suite à la mort de son fondateur - le professeur Vague...- en faisant éjecter du jury la majorité de ses membres mistraliens et provençaliste !... Ainsi, pour de pures raisons de propagande, le Prix a-t-il pu être attribué au "Papet" Lafont afin de donner un argument montrant que la Provence est "Occitane" !... Tactique minable !... Je suis aussi président du Prix Mistral... Et je puis vous assurer que Lafont n'aurait JAMAIS pu avoir ce prix !...

Écrit par : remi venture | 15/02/2010

J'ai bien noté que pour Doutes, signaler un fait d'antisémitisme est de la "délation"... en un seul mot, tout est dit, et ça n'appelle aucun commentaire, hélas.
Quant à la Gramatica de 1935, deux remarques:
- Pourquoi Doutes "oublie-t-il" le célèbre Diccionari, publié PAR L'IEO, plusieurs fois REEDITE par l'IEO, toujours avec la même dédicace: "A la chère mémoire de ma femme..."? La chère épouse ayant, ce fut prouvé au procès des époux Alibert, écrit des lettres de dénonciation de résistants gaullistes, dont l'un au moins, mutilé de la guerre de 14, mourut en déportation.
Petits détails, dira Doutes, et puis ce n'est pas bien de dénoncer ainsi ces pauvres Alibert. N'hésitez surtout pas à condamner cette nouvelle "délation", Doutes-qui-ne-doute-de-rien.
- la Gramatica, elle, n'est pas dénoncée au nom d'une Kollaboration qui bien sûr n'existait pas en 1935: elle est juste dénoncée pour les imbécillités linguistiques qu'elles contient d'une part, et aussi pour le RACISME que sa préface trahit: Alibert y défend l'idée d'une "langue pure", le languedocien bien sûr, qui selon lui "a pogut defugi tota contaminacion" : donc Doutes se tire une nouvelle balle dans le pied: il lui faudra bien comprendre que c'est l'Alibert raciste de la Gramatica qui prépare et annonce l'Alibert collaborateur ami des nazis et condamné comme tel par la justice de son pays. Même un fanatique occitaniste devrait être capable de comprendre cela.
Et venir pleunicher ici qu'on n'est pas de bonne foi parce qu'un Lafont a évoqué le sujet au détour d'un de ses bouquins, là c'est assez fort! Depuis quand Lafont, écrivain français, représente-t-il la pensée officielle de l'IEO? Votre Institut d'Etudes Occitanes a toujours eu des publications et des organismes pour faire entendre sa voix: où sont les documents qui condamnent Alibert ? Pour Maurras, le Félibrige a publié des Cartabèu de Santo Estello qui permettent de suivre tout le procès.
Où sont les pièces du procès instruit par l'IEO contre le collaborateur Alibert à la Libération, après sa condamnation pénale nationale? OU SONT-ELLES?
Vous connaissez le sparadrap du Capitaine Haddock? S'il ne s'agissait pas de problèmes si graves, s'il n'y avait pas du sang entre votre morale et la nôtre, on pourrait sans doute en rire...

Écrit par : gourgaud | 15/02/2010

Bonjour M. Gourgaud, mais vous avez été à l'IEO, non ? Moi pas ! Ne me demandez pas de fournir des informations auxquelles je ne peux pas avoir accès.

Concernant le mot délation, il est vrai que le mot diffamation serait peut-être plus approprié...

Mais cessons de faire parler les morts.

L'IEO a fait parler Alibert en publiant son dictionnaire POSTHUME avec la dédicace que vous mentionnez.

M. Venture redouble d'efforts pour discréditer Robert Lafont depuis que celui-ci est décédé. Comme vous l'écrivez, il n'y a hélas rien à ajouter.

Le Félibrige a changé depuis 1945, l'IEO aussi... vous aussi d'ailleurs, M. Gourgaud, depuis disons 1980...

Quant à votre "morale", et à celle que vous m'attribuez (vous semblez très fort en ce domaine, à l'instar de M. Venture), je ne préfère pas aller dans ce sens-là.

Pour vous Alibert est raciste car il parle de race ? Très bien. "Aubouro te, raço latino", écrivait un autre. L'avez-vous condamné aussi ?

Les races humaines n'existent pas, pourquoi continuez-vous dans ce sens ?

Écrit par : Doutes | 15/02/2010

Monsieur Venture, le Centre Simon Wiesenthal vous a-t-il écrit ?

Écrit par : Doutes | 15/02/2010

Je n’ai pas attendu sa mort pour combattre le Papet Lafont – c'est-à-dire, plus le « Petit Pape » ou le « Pape aux petits pieds » de l’occitanisme que le « grand père » !... Révisez, cher occitaniste inconnu – mais vous êtes si peu nombreux que ce n’est pas en changeant de surnom que vous pourrez faire illusion !...-, vos connaissances en provençal !...
La 1ère fois, c’était en 1980 lors du 150ème anniversaire de Mistral. Les occitanistes avaient organisé une conférence «lafonenca » à la Mairie d’Arles… qui se déroula d’ailleurs devant une salle quasiment vide…
Petite parenthèse pour dire que c’est souvent la cas , même si la propagande occitane aime à venir en Provence pour d’évidentes raisons de propagande. Il en était ainsi pour les prestations du Teatro de la Carriera, maintenu artificiellement chez nous grâce à l’appui du PC jusqu’à ce qu’on les renvoie enfin à Montpellier, en 1983, sans autre forme de procès, et dans l’indifférence la plus totale des Arlésiens !... Ce le fut aussi il y a quelques jours encore pour la « dictée occitane » organisée par le groupusculaire « Cercle occitan » d’Arles, créé pour servir de faible contrefeu Toulousano-montpelliérain en plein cœur de la Provence historique et littéraire, terre de prédilection du Collectif Provence… Cette magnifique manifestation réussit la gageure de rassembler… trois personnes, dont une ne voulant y participer… qu’en graphie provençale !… N’en diguen pas mai !...
Pour en revenir à 1980, j’étais alors étudiant, et je n’avais que 21 ans… Cela ne m’a pas empêché de planter quelques banderilles au « Papet », qui recommençait avec ses allusions quasiment névrotiques sur Maurras et «l’occitanité » (sic) d’Arles et de la Provence… Devant mes argumentations, il n’avait trouvé que des esquives, comme vous savez tant le faire quand on vous rétorque des arguments sensés !…
Lafont et Mistral !...Comme avait dit le Gal de Gaulle en parlant de la connerie, "vaste programme" !...
On sait que le Papet aimait se présenter comme la réincarnation de Mistral.... auquel il n'arrivait pas à la cheville... Comme avait dit il y a quelques années perfidement un occitaniste dont je tairai le nom; "si B. Manciet ou M. Rouquette avaient le Prix Nobel, Lafont en crèverait de rage et de jalousie !...
La dernière fois que j’ai vu Lafont, c’était à Arles il y a environ dix ans, où nous avons participé tous les deux à une séance de signature… La scène fut cocasse !... D’une côté, il y avait un « vieux ravan marseillais" de l’occitanisme provençal accompagné, donc, par le Papet. Moyenne d’âge, 75 ans… De l’autre, Nathalie Seisson, jeune prof. de provençal et moi-même. Le Papet reçut les hommages empressés des tous les rares occitanistes provençaux entre les Alpes et le Rhône, tous venus, quasiment, lui baiser la main comme à un « Parrain » - ou un Pape aux petits pieds … Mais le dit Lafont était tellement mécontent de me voir là, qu’il faisait en sorte de me tourner ostensiblement le dos… Cela était pourtant difficile, puisqu’il était assis en face de moi !... J’ai pris cela pour un compliment et un titre de gloire…
Autre titre de gloire, donc, le fait d’avoir dénoncé la prose suant l’antisémitisme de Lafont dans ses Lettres de Vienne… que même quelques occitanistes, à l’époque, dénoncèrent !... Je me suis pour ma part contenté d’envoyer cet extrait à l’ambassade d’Israël à Paris. Une diplomate m’a répondu pour m’en remercier, me précisant qu’elle versait ce dossier au centre S. Wiensenthal de Vienne… Ce dernier n’avait donc pas à me répondre !…
Je précise que j’ai fait cela suite à l’imposition par les occitanistes de Lafont au palmarès du Grand Prix Littéraire de Provence, suite à la mort du professeur Vague, mistralien irréprochable – il était membre du Collectif Prouvènço, c’est vous dire !...-, qui n’aurait jamais accepté « l’entrisme » qui s’est effectué par la suite dans le prix qu’il avait créé !... Que voulez-vous, la vengeance est un plat qui se mange froid :… Mais je suis heureux de voir que j’ai fait mouche ! Rien qu’à voir votre fureur !...
Mais les faits sont les faits… Relisez la description que Lafont fait du vieux juif qu’il croisa à Vienne !... Maurras ou Alibert – et oui !...- n’aurait pas mieux fait !... En nous représentant systématiquement comme des « intégristes » et des « extrémistes », vous avez joué avec le feu… Vous ne pouvez ne vous en prendre qu’à vous !... Cela dit, comme je suis plus objectif que vous, je reconnais que Lafont est un écrivain estimable. Mais Occitan, et donc pas Provençal… Et bien inférieur à Manciet ou Max Rouquette :...

Écrit par : remi venture | 15/02/2010

Ce Doutes est un furieux, mais il ne sait pas lire: où a-t-il vu que j'avais écrit qu'Alibert parlait de "race"?? J'ai dit qu'il était raciste dans sa conception linguistique : "langue pure" (lenga blosa), "épurer la langue" sont des expressions occitanistes. Lui a écrit dans sa Gramatica que le languedocien était pur de toute "contamination": osez prétendre le contraire!
Et puisqu''il l'a écrit et que vous êtes alibertin, essayez donc de justifier cette conception, au lieu de prendre la fuite par une allusion à la "raço latino" ou au "sentimen de raço" de Mistral: vous ne savez donc pas que les mots (et les symboles) évoluent avec le temps? Qu'avant Hitler, la croix gammée n'était qu'un symbole indo-européen banal et inoffensif? Et que le mot "race", du temps de Mistral, n'avait AUCUNE CONNOTATION raciste, le mot "raciste" n'existant même pas à l'époque? (ma référence: Petit Larousse 1906, page 819)
Mais continuez, SVP, à vouloir dédouaner votre héros le gestapiste ALIBERT en essayant d'impliquer Mistral et/ou le Félibrige dans vos sordides compromissions: figurez-vous que ça nous arrange beaucoup, nous les défenseurs des vraies langues d'oc, car vous montrez que votre fréquentation est vraiment peu recommandable!
Ce que le Félibrige a gagné en défilant avec vous, c'est de se voir une fois de plus diffamé et insulté par de petits esprits de votre espèce, au nom d'un occitanisme bien incapable de tirer la moindre leçon de l'Histoire.
Nous engagerons tous les félibres à venir juger ici de la qualité intellectuelle et morale de leurs alliés occitanistes: vous êtes excellent dans votre rôle d'aboyeur enragé, continuez pour notre plus grand plaisir!

Écrit par : gourgaud | 15/02/2010

MONSIEUR LE DEPUTE,
Je suis désolé d'être obligé de remplir une bonne partie de votre blog avec des réponses aux occitanistes qui se déchainent, mais nous sommes quelques-uns à nous être promis de ne plus les laisser impunément raconter n'importe quoi.
Je reprends le vrai fil de la discussion: vous proposez que le provençal soit reconnu comme langue "à côté de l'occitan". Ce qui prouve que vous êtes un ami des langues régionales. Donc TOUS les défenseurs de ces langues devraient vous féliciter pour cette demande, en y apportant, sans doute, quelques compléments ou correctifs selon leur sensibilité, mais enfin en commençant de toutes façons PAR VOUS REMERCIER.
On attendrait des critiques de ceux qui sont les adversaires des langues régionales .
Or depuis le début votre prise de position suscite une avalanche de critiques (dans le meilleur des cas) et d'injures de la part des ... occitanistes!!
Cela peut sembler INCROYABLE qu'un défenseur des langues régionales comme vous (êtes-vous si nombreux, les députés et sénateurs, à vouloir défendre cette richesse?), au lieu d'être remercié, soit attaqué et vilipendé par de prétendus "défenseurs des langues régionales": on voit clairement, hélas, que ce qu'ils ont toujours défendu ce ne sont pas nos langues régionales mais leur propre idéologie, l'occitanisme.
Il aura donc suffi que vous preniez une position qui n'est pas la leur pour que vous receviez, à votre tour (nous, nous sommes habitués) un déluge insensé de reproches, et (dites-moi si je me trompe) PAS UN SEUL REMERCIEMENT pour ce travail de réflexion que vous avez engagé.
On a bien là une dérive intellectuelle SECTAIRE: tous ceux qui ne pensent pas comme eux sont traités COMME DES ENNEMIS, jamais comme des partenaires.
Je suis sûr qu'un bon nombre de lecteurs de bonne foi auront été choqués par la violence de leurs propos, et votre blog, Monsieur le Député, aura eu le grand avantage, outre de nous révéler l'homme de bon sens que vous êtes, d'établir aux yeux de tous la réalité de l'ocitanisme, idéologie née dans les conditions très douteuses que nous avons révélées dans ce blog et qui a cru "voir Berre" dans les années post-1968 puis dans les promesses de Mitterand en 1981: seulement rien de ce qu'ils souhaitaient ne s'est jamais réalisé, et ils en ont conçu une haine presque pathologique pour tout ce qui, à leurs yeux, était la raison de leurs échecs. Ils ont donc détesté et dénoncé, pêle-mêle: les Félibres, Mistral, l'écriture mistralienne, la pluralité des langues d'oc... pour en arriver, sur ce blog, à condamner une prise de position parfaitement démocratique et positive (vous indiquez clairement vouloir DEFENDRE L'OCCITAN, dans le titre de ce blog!).
Monsieur le Député, nous qui depuis des années luttons contre leurs dérives sectaires avec les seuls moyens de la parole et de l'action démocratiques, nous ne sommes évidemment pas surpris par leur virulence.
Mais nous estimons que, dirigée contre un Elu de la République qui prend des positions EN FAVEUR des langues régionales, cette haine prend une autre dimension: c'est l'expression démocratique qui est ici visée, c'est la possibilité d'exprimer des opinions différentes des leurs qui remplit ces occitanistes de rage.
JAMAIS les tenants de la pluralité linguistique ne se sont permis de telles attaques vis-à-vis d'élus qui soutiennent la "langue occitane", JAMAIS!
C'est bien sûr ce qui fait la différence entre un occitaniste et nous, entre un esprit sectaire et un esprit démocratique.
Merci, Monsieur le Député, d'avoir permis cette démonstration.

Écrit par : gourgaud | 15/02/2010

Monsieur Gourgaud, vous vous emportez... Vous ne supportez pas qu'un avis autre que le vôtre s'exprime car, au lieu d'un débat d'idées factuel, vous utilisez immédiatement invectives et anathèmes (la célèbre reductio ad hitlerem).

Pourtant, personne n'a jusqu'ici apporté de preuve sérieuse que :
- le provençal et l'occitan sont deux langues différentes
- l'occitan menace réellement le provençal
- une quelconque reconnaissance du provençal séparé de l'occitan-langue d'oc (nom actuellement en vigueur à l'éducation nationale) aiderait à la survie du provençal (et peu importe le reste de la langue d'oc, si j'ai bien suivi...)

Non, personne.

Vous-même, dans un article paru dans Prouvenço d'aro cité par M. Blanc dans ces commentaires, vous avez démontré, faits à l'appui, que le mot occitan n'était pas réservé aux seuls languedociens. Monsieur Venture, je crois, a aussi indiqué que "provençal" était employé pour l'ensemble de la langue d'oc.

Si je comprends bien, il y a une langue (que l'éducation nationale appelle occitan-langue d'oc, et le CAPES de langue régionale s'appelle CAPES d'occitan-langue d'oc, et parmi les titulaires dudit CAPES qui dit que l'occitan et la langue d'oc sont deux mots parfaitement synonymes, il y a vous-même, M. Gourgaud, mais aussi M. Moucadel, l'un des piliers du mouvement provençaliste, et d'autres provençaux, qui enseignent en Provence et en graphie mistralienne) et personne n'est d'accord sur le nom à lui donner (malgré cet effort assez incroyable de notre "Mammouth" qui a su lui donner un nom double, occitan-langue d'oc).
Soit.

Et il y a le collectif provence qui veut couper cette langue en morceaux. Pourquoi ?

Écrit par : Doutes | 15/02/2010

Encore une fois Doutes-JFBlanc est malhonnête.
Il feint de croire que l'appellation "occitan-langue d'oc" fasse l'unanimité.

Or, ce n'est pas le cas.
Historiquement, quand le ministre Jospin a créé le CAPES, trois mots ont été proposés par les associations: les occitanistes disciples du gestapiste Alibert voulaient l'appellation "occitan", les félibres, disciples du républicain Mistral, voulaient l'appellation "langue d'oc" et des félibres provençaux voulaient l'appellation "provençal".

Vous voyez, la question provençale se posait déja.

Jospin, avec une certaine sagesse, a écarté le mot provençal, qui ne représentait pas l'ensemble de la langue d'oc et a imposé la formulation "occitan-langue d'oc" qui n'est donc pas un compromis, ni une unanimité, mais une appellation DOUBLE parce justement l'accord était IMPOSSIBLE.

C'est ce qu'enseignent les IUFM.

Elles enseignent aussi que "occitan" c'est la langue d'oc en graphie hitléalibertienne, et que "langue d'oc" c'est l'occitan en orthographe moderne.

Et c'était vrai au début.

C'est devenu faux, et il y a maintenant deux langues.

En effet, quand l'enseignant utilise l'orthographe moderne (mistralienne en Provence, vermenouzienne en Auvergne...) il a toute liberté de l'adapter à la langue car cette orthographe veut s'adapter à la langue.

En revanche quand l'enseignant fait la bêtise d'utiliser l'orthographe occitane, les Inspecteurs Pédagogiques Régionaux lui interdisent toute adaptation à la langue. C'est la langue qui doit s'adapter à la graphie, le pied à la chaussure!

Ainsi on a imposé à Cahors des prononciations :

"canton, disoun, fan" alors que les Cadurques disent bien: "cantou, dizou, fòu".

Mais les IPR veulent faire écrire et prononcer l'occitan "cantan, dison, fan".

Il en résulte deux langues différentes:
- la langue d'oc, qui est la langue effectivement parlée en France méridionale, qui est une langue gallo-romane aux côtés du français, du rhéto-romanche et du piémontais.
- et l'occitan, avec ses conjugaisons hispano-catalanes, qui est de l'avis de ses partisans, une langue "occitano-romane", avec le catalan, l'asturien et l'aragonais, c'est à dire dans un sous-groupe des langues ibériques.

Quand deux idiomes sont dans deux groupes linguistiques différents, il y a bien deux langues.

Mais revenons au provençal:
Dès le début, les Provençaux ont demandé que leur ensemble linguistique soit considéré à part.

On peut ne pas être d'accord en théorie linguistique générale,
mais force est de constater qu'il y a un "prouvençau literàri mistralen", qui fonccionne bien comme une langue "ni court ni coustié", depuis 166 ans, et qui fonctionne très bien.

Pourquoi les Provençaux devraient-ils abandonner cet outil qui a fait ses preuves, pour un occitan étranger, ibérique et artificiel, qui n'a donné aucune oeuvre littéraire de haut niveau, et dont la graphie est complètement démentielle ?

Écrit par : Alan Broc | 16/02/2010

Monsieur Broc, je ne vous connais pas sauf de mauvaise réputation (vous polluez les forums sur l'occitan-langue d'oc de vos invectives, insultes racistes et propos diffamants), et cela ne me donne pas envie de vous connaître mieux.

Vous prétendez avoir des informations sur le processus de désignation du CAPES d'occitan-langue d'oc ? J'en DOUTE.

Vous prétendez qu'Alibert était "gestapiste" ? Des preuves ?

Vous prétendez que l'occitan et la langue d'oc sont deux langues différentes ? Citez-nous une seule publication sérieuse qui en fasse état.

Et c'est vous qui traitez les gens de malhonnêtes ? Un peu de tenue, nous sommes chez un député de la République !

Écrit par : Doutes | 16/02/2010

Preuve pour Alibert ?

Sa condamnation à 17 ans de prison et l'indignité nationale à vie pour avoir dénoncé des résistants gaullistes à la Gestapo.

Vous cherchez dans les archives de presse de mars avril 1946, par exemple "le Journal de la Démocratie", journal audois de l'époque, ou tout simplement dans les archives du ministère de la Justice.

Deux langues ?

Relisez mon post: deux langues dans des groupes différents.

Un exemple de différence:

En provençal comme en auvergnat, comme en languedocien comme en limousin... la troisième personne du pluriel est la même quelque soit le groupe *,

en occitan il y a une opposition entre le premier groupe et les deux autres:

cantan / dison, florisson


(* auvergnat: chantou, dizou, flourissou
languedocien: cantou, dizou, flourissou
provençal: canton, dison, flourisson
limousin: chanten, dizen, flourissen)

Écrit par : Alan Broc | 16/02/2010

PS:

Quant à vos accusations de racisme, elles prouvent bien que Doutes = Jean-François Blanc, militant sépartiste occitan bien connu.

En effet, je n'ai jamais rencontré de Doutes sur aucun forum de langue d'oc ni sur aucun forum d'occitan,

et Jean-François Blanc considère qu'on est raciste quand on refuse d'adhérer à son projet politique d'adhésion à une fédération occitano-catalane dont la capitale serait à Barcelone.

Auvirnhat e Francés toujour,
Occitano-Catalô jamai.

Écrit par : Alan Broc | 16/02/2010

Si vous ne croyez pas ce qu'on enseigne dans les IUFM, après le CAPES, ni ce qu'enseigne Jacques Gourc à l'Université de Toulouse-Le Mirail, avant le CAPES, vous pouvez vous reporter à la déclaration faite CE MOIS-CI par le Félibrige qui répète qu'il refuse le mot "occitan", qu'il n'accepte que la formule "Langue d'oc" "en sachant qu'elle n'existe que par ses composantes: auvergnat, gascon, guyennais, languedocien, limousin et provençal."

Il n'y a donc TOUJOURS PAS d'accord entre felibres et occitans.

Écrit par : Alan Broc | 16/02/2010

Monsieur Broc, trois messages pour ne rien dire et ne pas répondre, on retrouve vos travers présents sur soc.culture.occitan (où vous multipliez les pseudonymes : Felibre d'Auvernho, Bèstio del Givoudan, Diu des vents, Joan Francés Blanc, etc.)

Alibert a été condamné pour collaboration, pas pour avoir été membre de la gestapo. Vous avez des preuves de son appartenance à la gestapo ?

Quant à vos propos racistes, une simple recherche sur Google Groupes permettra à tous de s'en rendre compte : http://groups.google.fr/groups/profile?enc_user=qFxQDxEAAABKcex9lyY8r1TE0hg7Na719H2X7Ff3dK7InhkhG5y-QQ

Écrit par : Doutes | 16/02/2010

D'accord, Alibert a dénoncé les résistants de la région de Carcassone sans être agent de la Gestapo, par pure accointance idéologique avec le nazisme, accointance qu'il continuait de revendiquer même après la guerre d'ailleurs.

On écrira donc: Alibert était un simple supplétif de la Gestapo.

Ca vous va ?

Écrit par : Alan Broc | 17/02/2010

Non plus. D'après le jugement, Mme Alibert a dénoncé un résistant, et son mari était solidaire. Le seul terme qui conviendrait serait "recéleur de dénonciation".
Quant à l' "accointance qu'il continuait de revendiquer même après la guerre d'ailleurs", quelles sont vos sources ?

Écrit par : Doutes | 17/02/2010

De toute façon, ce n'est pas en attaquant les personnes d'Alibert et de Lafont qu'on prouve quoi que ce soit sur l'occitan. Alibert reste l'auteur d'une bonne grammaire (son dictionnaire, lui, pose problème), Lafont écrivait en provençal mais en graphie "occitane" (le terme est un peu couillon car, logiquement, le provençal mistralien est aussi une graphie occitane) : devait-on interdire un prix de la Provence à quelqu'un qui écrit en provençal parce qu'il ne l'écrit pas de la même manière? Et après, on dit que ce sont les occitanistes qui sont intolérants : c'est l'hôpital qui se moque de la charité, non ? Mistral ne disait pas "occitan" ni "Occitanie", mais "provençal" ou "langue d'oc" (pour lui, c'était pareil) et "Midi" : what else, comme dirait l'autre ? Qu'est-ce qui est plus important ? Les mots ou les réalités ?

On pourrait se demander si les détracteurs de l'occitanisme ne marquent pas sans cesse contre leur camp en pratiquant la diffamation et l'injure publique, mais, au fond, que peuvent-ils donc dire de sérieux ? Car, enfin, bien sûr que le provençal fait partie de l'occitan, c'est tellement évident que, comme dans les disputes, il ne reste plus que la colère quand on n'a plus d'arguments.

Écrit par : Daniel Olivar | 17/02/2010

Votre idéologie extrémiste vous empêche de voir que "occitanusé a toujours voulu dire "languedocien". C'est le sens principal retenu par Mistral dans le Tresor dou Felibrige.

Ceci dit, évidemment le provençal fait partie de la langue d'oc, et je crois que personne ne le nie (sauf les occitanistes qui veulent en faire un dialecte occitano-catalan).

La question n'est pas la classification du provençal.

La question pratique, concrète, est que le provençal littéraire mistralien fonctionne sociologiquement comme une langue et qu'il fonctionne bien.

L'occitan fonctionne mal, et n'a donné aucune oeuvre littéraire de haut niveau.

Écrit par : Alan Broc | 17/02/2010

"Idéologie extrémiste" : pff ! Si c'est le sens "principal", il faut en conclure que ce n'est pas le seul, non ?

C'est curieux, vous êtes à la fois plus radical (""dialecte occitano-catalan", l'occitan "n'a donné aucune oeuvre littéraire de haut niveau") et plus modéré que d'autres : "évidemment le provençal fait partie de la langue d'oc").

"Le provençal littéraire mistralien fonctionne sociologiquement comme une langue" : comment se fait-il qu'il ne soit pas officiel en région Provence, alors ? Qu'on le voie si peu dans les rues de Marseille, par exemple ? Qu'on ne l'utilise pas au conseil régional ?

Écrit par : Daniel Olivar | 17/02/2010

Après "Bernard de Ventadour", et "Doutes", voici une nouvelle signature venant opportunément au secours de la cause perdue occitane !...
Il ne s'agit en fait que d'une affaire de "Français" vaincus, mise sur pied suite à la bataillet de Muret et la mort de Pierre II d'Aragon...
Car si ce dernier avait alors gagné - on sait d'ailleurs pourquoi il a perdu !...- lui qui ne soutenait Raymond de Toulouse, l'ennemi héréditaire de sa famille, que comme la corde soutient le pendu, il aurait d'une façon d'une autre "éliminé" son "cher parent"!... Et les territoires entre Alpes et Ebre - mais sans la Gascogne et le Nord des pays d'oc -, auraient été alors mis sous la suzeraineté d'un royaume provençalo-catalan...
Cet état n'aurait jamais été une "pseudo-Occitanie" au nom d'origine française, repris dans un sens expensionniste et artificiel par les Docteurs Folamour des officines Perbosciennes, Alibertines et "Lafon-niaises"...
Mais cet état provençalo-catalan mort-né aurait été sans doute été annexé ensuite par l'Espagne vu que la Maison de Barcelone s'est éteinte plus tard....
Il n'aurait eu toutefois comme bannière que - si je puis dire...- notre "sang et or", c'est-à-dire l'ancien insigne des rois d'Arles repris par les Catalans pour s'opposer à la croix de Toulouse - cf. les travaux de l'héraldiste Michel Pastoureau qui n'est pourtant pas Provençal...
Vous le voyez, les siècles passent, et les Provençaux sont décidément hermétiques à la croix occitane, même si l'on prétend très abusivement qu'elle proviendrait du "Père de la Nation provençale" - selon les érudits provençaux du XVIIIe s.- , Guillaume le Libérateur...
Que voulez-vous, l'histoire est un éternel recommencement du moyen-âge à nos jours !...
Tout cela est de l'authentique histoire... Tragique, certes, mais qui nous donne raison à nous autres, qui n'avons pas peur de signer de nos vrais nom nos messages !... Et nous sommes tous héritiers du prince provençal Raymond-Béranger V, vrai père de la Nation provençale, que je revendique, omme notre principal modèle, puisque c'est lui qui créa l'état provençal - alors qu'un état "occitan " n'a jamais existé !...- , participant par ailleurs à la Croisade Albigeoise pour se débarrasser - enfin !...- des Comtes de Toulouse !...

Écrit par : remi venture | 18/02/2010

Après "Bernard de Ventadour", et "Doutes", voici une nouvelle signature venant opportunément au secours de la cause perdue occitane !...
Il ne s'agit en fait que d'une affaire de "Français" vaincus, mise sur pied suite à la bataillet de Muret et la mort de Pierre II d'Aragon...
Car si ce dernier avait alors gagné - on sait d'ailleurs pourquoi il a perdu !...- lui qui ne soutenait Raymond de Toulouse, l'ennemi héréditaire de sa famille, que comme la corde soutient le pendu, il aurait d'une façon d'une autre "éliminé" son "cher parent"!... Et les territoires entre Alpes et Ebre - mais sans la Gascogne et le Nord des pays d'oc -, auraient été alors mis sous la suzeraineté d'un royaume provençalo-catalan...
Cet état n'aurait jamais été une "pseudo-Occitanie" au nom d'origine française, repris dans un sens expensionniste et artificiel par les Docteurs Folamour des officines Perbosciennes, Alibertines et "Lafon-niaises"...
Mais cet état provençalo-catalan mort-né aurait été sans doute été annexé ensuite par l'Espagne vu que la Maison de Barcelone s'est éteinte plus tard....
Il n'aurait eu toutefois comme bannière que - si je puis dire...- notre "sang et or", c'est-à-dire l'ancien insigne des rois d'Arles repris par les Catalans pour s'opposer à la croix de Toulouse - cf. les travaux de l'héraldiste Michel Pastoureau qui n'est pourtant pas Provençal...
Vous le voyez, les siècles passent, et les Provençaux sont décidément hermétiques à la croix occitane, même si l'on prétend très abusivement qu'elle proviendrait du "Père de la Nation provençale" - selon les érudits provençaux du XVIIIe s.- , Guillaume le Libérateur...
Que voulez-vous, l'histoire est un éternel recommencement du moyen-âge à nos jours !...
Tout cela est de l'authentique histoire... Tragique, certes, mais qui nous donne raison à nous autres, qui n'avons pas peur de signer de nos vrais nom nos messages !... Et nous sommes tous héritiers du prince provençal Raymond-Béranger V, vrai père de la Nation provençale, que je revendique, omme notre principal modèle, puisque c'est lui qui créa l'état provençal - alors qu'un état "occitan " n'a jamais existé !...- , participant par ailleurs à la Croisade Albigeoise pour se débarrasser - enfin !...- des Comtes de Toulouse !...

Écrit par : remi venture | 18/02/2010

Daniel Olivar dit qu'il ne sert à rien d'attaquer Alibert pour attaquer l'occitan. Alors pourquoi le défend-t-il ?

Joan-Francés Blanc, sous le pseudonyme de Doutes, prétend qu'Alibert n'a fait que "retenir l'information que sa femme écrivait à la Milice" et qu'il ne serait donc "coupable que de rétention d'information".

Alors il faudra qu'il m'explique comment ce presque innocent à été condamné à dix-sept ans de prison et à l'indignité nationale à vie.

Alibert était bien un supplétif de la Gestapo, et son dossier contient des lettres signées de son nom à cet organisme qu'il considérait comme tutélaire de son projet d'Occitanie.

Écrit par : Alan Broc | 18/02/2010

Oui, je doute... je doute surtout de l'honnêteté intellectuelle et de la santé mentale de participants à cette discussion qui réécrivent l'histoire pour coller à leurs idéologies fumeuses. M. Venture annexe la Catalogne à Arles (ben voyons), M. Broc annexe la Gestapo à l'occitanisme. Prochaine étape ? Barak Obama fils naturel de Mistral ? Michel Vauzelle le messie ? Si je jette l'éponge, ils risquent d se jeter dessus pour recueillir les vraies gouttes de sueur d'un combattant mystique... Franchement, vous relisez ce que vous avez écrit ?

Écrit par : Doutes | 18/02/2010

Au fait, M. Broc, vous n'avez pas répondu à ma question... (ce qui ne m'étonne guère)
Je la pose à nouveau : Quant à l' "accointance qu'il continuait de revendiquer même après la guerre d'ailleurs", quelles sont vos sources ?

Écrit par : Doutes | 18/02/2010

Pecaire ! Mais qu'est-ce qu'il raconte, ce Venture ? "La nation provençale" ? Et après, ceux de son Collectif disent que les occitanistes sont tous d'affreux séparatistes ! Il n'a plus qu'à créer le FLNP, porter la cagoule et aller dans la garrigue ! Et en même temps, il justifie une croisade meurtrière menée au nom de l'intolérance religieuse pour la seule raison qu'il déteste le Languedoc ! Il va être content de lire ce message, le député Lachaud, pour apprendre qui sont vraiment les gens de qui il s'est rapproché !

J'avais posé une vraie question. Je n'ai pas eu de réponse, je la repose donc : "Le provençal littéraire mistralien fonctionne sociologiquement comme une langue" : comment se fait-il qu'il ne soit pas officiel en région Provence, alors ? Qu'on le voie si peu dans les rues de Marseille, par exemple ? Qu'on ne l'utilise pas au conseil régional ?

Écrit par : Daniel Olivar | 18/02/2010

Comme toujours, des pirouettes, des esquives et de la dérision !... Mais ne vous en déplaise - et c'est cela qui vous met en rage...-, la Cause provençaliste avance... Je ne "déteste" pas le Languedoc , mais suis pour une reconnaisance et un respect mutuels...

Écrit par : Remi VENTURE | 18/02/2010

M. Venture, vous avez vu de la rage dans les propos des occitanistes ici ? Franchement ? Quant à l'avancée de votre cause, 500 manifestants comptés par la police entre Beaucaire et Tarascon, par rapport aux 4,8 millions d'habitants de la région PACA, c'est dire votre audience réelle...

Écrit par : Doutes | 18/02/2010

Monsieur Olivar,
avec la mauvaise foi habituelle des héritiers du gestapiste Alibert, qu'ils appellent "lo Mèstre" à l'IEO,

Monsieur Olivar donc, me reproche de dire que le provençal fonctionne sociologiquement comme une langue,
et me demande pourquoi on ne l'emploie pas au Conseil Régional.

Il feint d'être stupide et de confondre langue avec langue officielle.

Je n'ai jamais dit que le provençal était langue officielle, mais qu'il fonctionnait sociologiquement comme une langue pleine et entière;

et justement puisqu'il pose la question: pourquoi le provençal mistralien n'est-il pas officiel à côté du français en région Provence ?

Tout simplement parce que chaque fois que l'administration fait quelque chose pour le provençal, ou simplement propose quelque chose - comme le fait le député Yvan Lachaud - les occitans protestent comme il le fait lui-même.

En plus les occitans ont bien proclamé qu'ils voulaient que leur espéran-toc REMPLACE le français, ce qui fait effectivement peur à tout le monde.

Depuis 60 ans les défenseurs sincères de la langue d'oc sont entravés par ces fanatiques qui veulent transformer notre pays en une satrapie barcelonaise.*

(*Voyez comment son traités les pauvres Aranais et comment le sindic Boya regrette de dépendre de la Catalogne, tellement qu'il demande qu'Aran devienne une province espagnole directement.)

Écrit par : Alan Broc | 18/02/2010

Hélas, comme je l'ai dit dans mon premier commentaire, les détracteurs de l'occitanisme marquent souvent contre leur camp, et on vient de le voir encore une fois. Le premier s'offusque parce que je me suis permis une galéjade, mais qu'est-ce que je pouvais faire d'autre ? Se lancer dans une tirade nationaliste vantant les bienfaits de la croisade contre les malheureux "Albigeois", n'est-ce pas s'attirer le ridicule ? En plus, j'ai posé une vraie question et en guise de réponse, c'est moi qui me suis vu accuser de pratiquer l'esquive ! Quant au respect mutuel, je dis "grego!", car, jusqu'à présent, je n'en ai pas vu chez lui à l'égard des occitanistes...

Le second, à qui je dis qu'il peut se garder ses insultes gratuites ("héritiers du gestapiste", "fanatiques"), accuse à présent les occitanistes - qui sont loin d'être tous dans l'IEO : même Lafont n'en faisait plus partie, je crois - d'empêcher que le provençal soit langue officielle en Provence ! Et le jacobinisme, alors ? Par contre, il a raison de soutenir les Aranais contre les excès du nationalisme catalan.

Pour dire les choses clairement, je serais bien content que le provençal mistralien, forme respectable d'occitan, soit officialisé en Provence, c'est-à-dire qu'il s'enseigne normalement, qu'on puisse l'utiliser en public, etc. Je constate bien un certain intérêt de la population pour sa langue, mais est-ce suffisant ?

Et, comme le dit "Doutes", il n'y a chez moi aucune rage, mais de la tristesse : une langue qui meurt peu à peu, c'est triste, non ?

Écrit par : Daniel Olivar | 18/02/2010

Je cite un propos de ce blog "500 manifestants comptés par la police entre Beaucaire et Tarascon, par rapport aux 4,8 millions"
Auquel je répondrai mais à quoi sert la Police, 5000 comptés à Carcassonne sur les 13 ou 14 millions prétendus, c'st guère mieux...
L'hopital se moque de la charité

Écrit par : S. Goudard de Bouzigas | 18/02/2010

Monsieur Olivar, alias Doutes,
de son vrai nom Jean-François Blanc
parle d'insultes gratuites à propos de Louis Alibert, "lo Mèstre" de l'IEO.

Pourtant il sait parfaitement qu'Alibert était un supplétif de la Gestapo puisque en l'an 2000 déja, dans le "numerò de prima" no 71 de la revue séparatiste "Lo Lugarn", il écrivait un courrier des lecteurs intitulé:

"A qui profita lo crimi ?"


"Lo crimi" dans son patois occitano-catalan n'était pas le crime d'Alibert ayant dénoncé des résistants à la Gestapo, mais le "crime" de la revue Lo Lugarn d'avoir honnêtement publié deux articles sur le procès et la condamnation d'Alibert pour avoir collaboré avec la Gestapo de Carcassone.

Voici de larges extraits de ce courrier prouvant que Monsieur Blanc nie ici sans vergogne ce qu'il sait être exact:

La réponse d’Yves Gourgaud à mes réflexions publiées sur la list-oc (liste de discussion publique sur Internet) mêle diffamation, amalgame et volontaire déformation de mes propos. Si je me réserve le droit d’ester en justice pour la diffamation, le reste appelle un droit de réponse. D’abord, il me faut avouer mon embarras. Ayant appris, comme beaucoup de gens de ma génération, mon occitanité, puis la langue occitane à mon arrivée à Paris, en 1982, je me trouve renvoyé à la langue française par le choix d’Yves Gourgaud, qui estime peut-être que l’occitan n’est pas utilisable pour la polémique (ou alors, mon occitan est trop mauvais, merci de m’aider à l’améliorer). Pour éviter de désorienter davantage les lecteurs du Lugarn, je vais utiliser le français pour répondre à du français.
Mea culpa : en effet je vis en Ile de France depuis 1982. J’ai appris l’occitan à l’IEO Paris, dont je suis devenu membre, administrateur puis secrétaire et enfin président. Mon message à la list-oc étant une réaction personnelle, j’ai cru bon de « désarmocer » les risques d’amalgame en indiquant dans cette contribution qu’elle n’engageait que moi. Mais il apparaît qu’Yves Gourgaud a lu ce message en diagonale.

Analyse de texte. J’ai pu employer des métaphores, certainement calquées sur le français (mon occitan n’est pas maternel, tornar mea culpa...) Notamment « A qui profita lo crimi ? ».
De même, quand je parlais de lecture en diagonale, alors que je dis que « podèm pas negar l’existéncia d’aqueles elements de l’istòria de l’occitanisme » (nous ne pouvons pas nier l’existence de ces éléments de l’histoire de l’occitanisme), je me vois accusé par Y.Gouraud de révisionnisme, sans parler de stalinisme.
Mon texte comporte des imprécisions, je l’avoue. J’avoue l’avoir écrit sur mon lieu de travail, sans ouvrage de référence

Ce que je déplore, c’est qu’Yves Gourgaud n’ait pas répondu à mes questions et surtout à une que je reformule, et en français : quel intérêt a-t-on, dans une revue « grand public », a exposer des faits historiques sortis de leur contexte, sans appareil scientifique (références, sources, etc.) ? N’est-il pas légitime d’y voir un coup bas de plus porté à notre culture déjà mal en point ?

Oui, cela me dégoûte. Je ne trouve pas cela très digne. Je connais le passé (j’ai une maîtrise d’Histoire, mais bon, comme je l’ai obtenue à Bordeaux, Y.Gourgaud trouvera certainement un argument pour lui nier toute valeur), j’assume celui des institutions dont je suis adhérent. Et j’essaie d’être responsable dans mes actes et dans mes propos.
Joan-Francés Blanc
60 rue Dionet
77240 Vert Saint Denis

Écrit par : Alan Broc | 19/02/2010

Monsieur le député,
Je vous saurai gré de bien vouloir me contacter en privé (par l'adresse mél indiquée dans ce message) concernant une affaire de la plus haute importance.
Je vous en remercie d'avance,
Jean-François Blanc

Écrit par : Jean-François Blanc | 19/02/2010

Un certain Laurent Alexis (un des nombreux pseudos de Jean-François Blanc ?) prétendait qu'il y avait des relations respectueuses entre occitans et félibres.

Tout le monde pourra juger que non en allant à l'article "Vermenouze" sur wikipédia.

Dans le corps de l'article M. Blanc sort une pseudo-citation de l'occitaniste Praviel qui traite de "graphie barbare" (sic!) l'orthographe de Vermenouze et de l'Escolo Auvernhato.

Qui écrit en graphie barbare, si ce n'est des barbares ?

Dans la discussion qui accompagne l'article, vous lirez que Monsieur Jean-François Blanc ose affirmer que:

"MISTRAL ETAIT NUL EN LINGUISTIQUE"

Il a osé !

Un Parisien de langue maternenlle tchèque, qui a appris l'occitan dans de mauvais livres à l'âge adulte, se permet de juger Mistral et de dire que Lou Tresor dou Felibrige, le seul dictionnaire embrassant toute la langue d'oc est une "sottise écrite par un "Mistral... nul en linguistique".

On comprend devant un tel mépris raciste que Monsieur Yves Lachaud veuille séparer le provençal des occitans qui sont vraiment trop méprisants envers les Provençaux (et les Auvergnats).

Notons que je suis censuré à vie sur Wikipédia car j'ai osé (quelle monstruosité !) écrire à propos de l'auvergnat. Mais l'article auvergnat est interdit aux Auvergnats. Seuls les Tchèques d'origine comme M. Jean-François Blanc ont le droit d'écrire sur MA langue et celle de mes compatriotes, pour en dire du mal: "variantes aberrantes" "On parle languedocien à Aurillac" et autres salauderies.

Écrit par : Alan Broc | 19/02/2010

WIKIPEDIA, l'encyclopédie ridicule

RIDICULE ET RACISTE

Voici ce que Mistral dit à l'article "dialèite" du Tresor dou
Felibrige:

"Le languedocien a pour sous-dialectes: le cévenol, le montpelliérain,
le toulousain et le rouergat. Le gascon...
L’auvergnat a pour sous-dialectes: le cantalien, le limagnien, le valaunien et le forézien. "


Pourtant sur Wikipedia Jean-François Blanc prétend que Mistral classe l'aurillacois dans le languedocien.

Or on voit bien que Mistral ne le mentionne pas dans le languedocien,
et qu'il mentionne tout le cantalien dans l'auvergnat.

Wikipédia prétend même que Vermenouze était un écrivain languedocien, qui a écrit en languedocien.

C'est à dire que cette pseudo-encyclopédie raciste pense savoir mieux que Vermenouze lui-même et que tous les Auvergnats en quelle langue il écrivait.

Écrit par : Alan Broc | 19/02/2010

Je vois qu'on n'avance guère, et que les Occitans campent sur leurs positions: "vous êtes occitanistes, que vous le vouliez ou non!" Difficile de répondre à ce genre d'ultimatum, sinon en réaffirmant notre position:
NOUS N'AVONS RIEN CONTRE L'OCCITAN, c'est-à-dire contre le languedocien, qui est tout aussi respectable que le provençal ou le cévenol: c'est cela qu'affirme le Député Yvan Lachaud, répétons-le aux occitanistes. Et demandons-leur EN QUOI CETTE POSITION les gêne dans leur propre lutte? Qu'ils défendent l'occitan avec les moyens qu'ils jugent bons, aucun provençal n'a jamais voulu leur faire la leçon à ce sujet! Mais qu'en échange ils laissent les Provençaux (et les Cévenols) s'occuper de la défense de leur propre langue selon les modalités qu'ils jugent appropriées.
C'est cela le fond du problème: pourquoi ne voulez-vous pas laisser les Provençaux s'occuper de leur langue? Pourquoi voulez-vous nier cette provençalité, ressentie par tous, alors que votre occitanité n'est admise que par les seuls militants occitanistes, et pas par les peuples d'oc? Comment comptez-vous IMPOSER aux Provençaux une identité qu'ils refusent, en les dépossédant de leur identité naturelle, spontanée et multiséculaire?
Expliquez-nous en quoi votre démarche est en quoi que ce soit démocratique?

Écrit par : gourgaud | 19/02/2010

Les occitans, qui ne tolèrent pas la moindre expression en provençal, au nom de l'unité nationale occitane, sont beaucoup plus tolérant avec le catalan espagnol.

Voici ce que le séparatiste Jean-François Blanc, disciple du gestapiste Alibert répondait récemment (sous le pseudonyme de Ome d'Oc) sur soc culture occitan à un Gévaudanais qui lui demandait de traduire un texte qu'il avait écrit en catalan espagnol.

Remarquez que dans sa réponse, Jean-François Blanc parle du catalan comme un "dialecte de la langue d'oc", dialecte qu'il se permet d'écrire alors qu'il veut interdire le provençal. Il faut croire que pour lui les Catalans sont d'une race supérieure à celle des Provençaux. C'est ce qu'écrivait son maître Alibert dans "Les Cahiers du Sud" en 1942.


Ome d'Oc
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Autres options 18 fév, 06:25

On 17 feb., 19:55, Bèstio del Givoudan wrote:

> Hou poudet bouta en lengo d'oc, bous preje ?
> Aco's un fouroun de lengo d'oc, aici. Sen pas Espanhòus.

Sètz pas capable de legir lo catalan, un dels dialèctes de la lenga d'oc ? Vos que nos disètz sortir de Gevaudan, un pais dels comtes de Barcelona ? Vergonha a vos !

Écrit par : Alan Broc | 20/02/2010

La confession du nouveau Fuhrer des occitans


Ayant appris, comme beaucoup de gens de ma génération, mon occitanité,
puis la langue occitane à mon arrivée à Paris, en 1982,

je me trouve renvoyé à la langue française par le choix d’Yves Gourgaud, qui estime peut-être
que l’occitan n’est pas utilisable pour la polémique
(ou alors, mon occitan est trop mauvais, merci de m’aider à l’améliorer).

Mea culpa : en effet je vis en Ile de France depuis 1982. J’ai appris l’occitan à l’IEO Paris ...

Joan-Francés Blanc
60 rue Dionet
77240 Vert Saint Denis

Écrit par : Bestio del Giboudon | 21/02/2010

M. Alan Broc, pourquoi signez-vous Bestio del Giboudon ? Un souci d'aliénation ?

Écrit par : Doutes | 22/02/2010

Quand les politiciens français essayent d'opiner sur un sujet qu'ils ne connaissent pas et surtout sans aucune volonté de sauver nos langues "de France" ...

Un català del Nord

Écrit par : pere | 23/02/2010

Vaqui bèn l'arrouganço catalano !

Un deputat dóu Gard, ounte se parlo prouvençau e cevenòu, sarié pas coumpetènt pèr parla de la lengo, sa lengo.

Mai un Catalan lou sarié.

Écrit par : Alan Broc | 23/02/2010

Toujours les mêmes remarques, à propos des intervenants "occitans":
1) Pourquoi n'avez-vous pas trouvé la courtoisie élémentaire de remercier un député qui intervient en faveur de nos langues régonales? Tenez-vous donc à passer pour des gens sans éducation, aux moeurs violentes? Ca risque de faire peur, en tout cas ça ne nous rassure guère.
2) Pourquoi beaucoup d'entre vous refusent-ils de donner leur nom, et se cachent-ils derrière un pseudonyme? Tenez-vous donc à passer soit pour des extrémistes (dont les idées, dangereuses, ne peuvent passer que grâce à cet anonymat), soit pour des lâches qui n'ont pas le courage de leurs opinions?
Là encore, ça n'est guère rassurant quant à vos intentions et à vos méthodes.
Je laisse les lecteurs de bonne volonté apprécier ce double choix qui est le vôtre. Les partisans DES langues d'oc, ou comme A. Broc ceux qui prennent la peine de réfléchir à la spécificité du provençal ne vous suivront pas sur ce chemin de la grossièreté et de la lâcheté.

Écrit par : gourgaud | 24/02/2010

Vous sous-estimez M. le Député et vous vous enfermez dans un discours "c'est nous les gentils et eux les méchants" qui est d'autant moins crédible quand on connaît votre parcours (IEO, Parti Nationaliste Occitan, Alliance des Langues d'Oc... toujours cet unitarisme suspect)

Écrit par : Doutes | 24/02/2010

à "Doutes" (toujours courageux, toujours anonyme!):
Je ne m'enferme dans aucun discours, et mon parcours personnel n'a rien à voir ici: j'ai simplement posé deux questions, et je vous demande d'y répondre: pourquoi l'impolitesse, pourquoi l'anonymat ?
De quoi avez-vous peur?

Écrit par : gourgaud | 26/02/2010

Quelle impolitesse ? Quant à l'anonymat, il est imposé par les pratiques répréhensibles de certains de vos amis (et je n'ai pas à interférer ici avec une procédure en cours)

Écrit par : Doutes | 26/02/2010

Concernant la politesse, il me semble que les premières interventions occitanistes de ce forum étaient respectueuses (contrairement à certaines autres) même si déçues, attristées ou indignées. Et cela ne me paraît pas insurmontable que de comprendre que les occitanistes ne remercient pas quelqu'un qui relaie un discours aussi réducteur, fallacieux et anti-mistralien que celui des "langues d'oc".

Écrit par : Doutes | 27/02/2010

En effet, quand le séparatiste d'extrême droite Joan-Francés Blanc veut faire raisonnable ici, il prend le pseudonyme de "Doutes", pour échapper à sa mauvaise réputation.

Pour forcer l'entrée du groupe mistralien "Info d'oc" et pour violer ma boîte aux lettres et voler mon identité, il signe "Damien Desaygues" (d'autres fois Julien Desaygues)

voir ici:

Monsieur Broc, vos lacunes intellectuelles apparaissent dans chacun des messages où vous accusez autrui des maux qui vous touchent : manque de connaissance de la langue d'oc, déformation des propos d'autrui, tendance à la paranoïa.

Merci à Julien pour le "truc".

Damien Desaygues.




--
No, this email's not real, it's http://deadfake.com

Écrit par : Alan Broc | 27/02/2010

En effet, quand Monsieur Joan-Francés Blanc, séparatiste occitan, appelle les gens à violer la loi en utilisant un site illégal pour vandaliser un site internet félibréen il prend le pseudonyme de "Òme d'òc". Voyez ce message de soc culture occitan:



Comment poster sur Info d'oc
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Autres options 25 fév, 13:07
Une méthode infaillible pour contourner la censure fascisante du
propriétaire d'Info d'Oc: utiliser deadfake.com
C'est en anglais, alors un peu d'aide :
1. Aller sur le site http://deadfake.com/Send.aspx
2. Mettre dans le champ To: info-doc@googlegroups.com
3. Mettre dans le champ From : une adresse email d'un membre validé
par le propriétaire
4. Mettre dans le champ Subject: l'objet de votre message
5. Taper votre message
6. Recopier dans le champ "Please enter the code in the box to the
left" le code de sécurité
7. Envoyer le message en cliquant sur "Send now!"
Pensez à signer avec votre vrai nom pour éviter toute
ambiguïté.Toutefois, deadfake.com le précise en fin de message :
"No, this email's not real, it's http://deadfake.com"
Messieurs les censeurs, le fascisme ne passera pas !

Écrit par : Alan Broc | 27/02/2010

En effet, quand Monsieur Joan-Francés Blanc, séparatiste occitan, appelle les gens à violer la loi en utilisant un site illégal pour vandaliser un site internet félibréen il prend le pseudonyme de "Òme d'òc". Voyez ce message de soc culture occitan:



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Autres options 25 fév, 13:07
Une méthode infaillible pour contourner la censure fascisante du
propriétaire d'Info d'Oc: utiliser deadfake.com
C'est en anglais, alors un peu d'aide :
1. Aller sur le site http://deadfake.com/Send.aspx
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left" le code de sécurité
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Pensez à signer avec votre vrai nom pour éviter toute
ambiguïté.Toutefois, deadfake.com le précise en fin de message :
"No, this email's not real, it's http://deadfake.com"
Messieurs les censeurs, le fascisme ne passera pas !
Ecrit par : Alan Broc | 27.02.2010

Écrit par : Alan Broc | 27/02/2010

Pour "Doutes", le courageux anonyme occitan, la position du député Yavn Lachaud EN FAVEUR DES LANGUES REGIONALES (quel qu'en soit le nom) est un "discours réducteur, fallacieux et anti-mistralien"??!!

En quoi cette position est-elle "réductrice"?? Réductrice de quoi??
En quoi est-elle "fallacieuse" ??
Et même si c'était "anti-mistralien", en quoi cela gêne-t-il l'anti-mistralien que vous êtes, alors que moi, mistralien, ça ne me gêne aucunement???

Excusez-moi, mais vous êtes dans un univers mental totalement étranger à la discussion de ce blog: reprenez le message du député et dites-nous EN QUOI il vous dérange, très concrètement?

Et dites-nous si vous faites vôtre l'affirmation: "Qui n'est pas avec nous est contre nous" ?

Écrit par : gourgaud | 27/02/2010

J'apprends que Doutes, de son vrai nom Jean-François Blanc, militant séparatiste et vandale sur internet, prétend que l'iniciative du député du Gard serait "anti-mistralienne".

On rêve !

Ce type est tellement perdu dans son fanatisme qu'il en oublie la réalité.

Mistral est un auteur PROVENCAL qui a écrit toute sa vie en PROVENCAL, qui a consacré sa vie à la langue PROVENCALE, et qui a reçu le Prix Nobel de littérature en 1904 pour une oeuvre écrite intégralement en PROVENCAL.


Séparer l'occitan du provençal c'est être mistralien puisque Mistral n'a jamais employé le mot occitan dans un autre sens que celui de languedocien.

Dans le Tresor dou Felibrige il dit bien:


ÓUCITAN, OUCCITAN (l.), ANO t. littéraire. Occitain-, aine, Occitanien, Languedocien, -ienne, Méridional, ale

ÓUCITANÌO, ÓUCITANIÉ, OUCCITANÌO: Occitanie, nom par lequel les lettrés désignent quelquefois le Midi de la France et en particulier le Languedoc.
Le mot Occitania ou patria linguae Occitanae est la traduction usitée dans les actes latins des 13e et 14e siècles pour désigner la province de Languedoc.


Alors certains occitans sautent sur leurs chaises comme des cabris en disant "certains lettrés désignent quelquefois le Midi de la France"

Oui, "certains lettrés", pas Mistral lui-même.

Ces militants d'extreme-droite n'ont pas compris que Mistral n'est pas un normateur comme eux. Eux, quand ils font des dictionnaires c'est pour imposer des "normes".

Mistral, dans son dictionnaire, rend compte des usages, humblement.

Remarquons quand-même que l'usage, très rare: " certains lettrés", le plus extrémiste, désigne le Midi sous l'appellation Occitanie, en aucun cas l'ensemble du Pays d'Oc. On ne peut guère mettre l'Auvergne ou le Limousin dans le Midi.

Quoique il en soit, Mistral insiste bien sur le sens de "Languedoc" et "languedocien" qui est le seul qu'il a gardé pour son usage personnel.

La preuve en est que son Tresor dou Felibrige est sous-titré: "Dictionnaire français-provençal embrassant tous les dialectes de la langue d'oc".

Il n'y a pas le mot "occitan" pour désigner la langue dans son ensemble.

Donc, réclamer un statut pour le provençal à l'égal de celui de l'occitan, c'est être dans le noble héritage de Mistral.

Écrit par : Alan Broc | 28/02/2010

Quand un occitaniste (toujours lâchement anonyme) prétend parler au nom des mistraliens, ça donne un spectacle digne de la comédie italienne (le talent en moins).
Pour l'ignare qui a osé, voici un extrait de l'Aioli n°260 (c'était le journal de Mistral, justement!), dans un article titré: I LIGAIRE OUCITAN (les occitanistes d'alors prétendaient déjà imposer leur languedocien aux autres peuples d'oc):
"Lou Felibrige es proun vaste pèr caupre touto meno d'eresio; MAI LA VOSTRO ES D'UNO NATURO ESPECIALO, E SOUN CARATERE JACOUBIN E ANTI-SCIENTIFI LA COUDANON MAI QUE TOUT LOU TESTO"
(Le Félibrige /celui de Mistral, rappelons-le/ est assez vaste pour recevoir toute sorte d'hérésie; MAIS LA VOTRE EST D'UNE NATURE SPECIALE, ET SON CARACTERE JACOBIN ET ANTI-SCIENTIFIQUE LA CONDAMNE PLUS QUE TOUT AUTRE CHOSE)

Et mets ton mouchoir par-dessus...

Écrit par : gourgaud | 01/03/2010

Monsieur Gourgaud,

>Pour "Doutes", le courageux anonyme occitan...
Je vous ai déjà expliqué pourquoi.

>Et même si c'était "anti-mistralien", en quoi cela gêne-t-il
> l'anti-mistralien que vous êtes, alors que moi, mistralien, ça >ne me gêne aucunement???

À quel titre décernez-vous des brevets de mistralisme ? Je suis mistralien pour "des alpes aux pyrénées", je suis mistralien pour le félibrige de 1876, ses cinquante majoraux de Bordeaux à Nice et de Montluçon à Elche, je suis mistralien et admiratif devant son trésor, pourtant imparfait, et son énorme travail de "nègre" du félibrige (Bonaparte-Wyse mais aussi Aubanel lui doivent beaucoup).

Et vous, en quoi êtes-vous "mistralien" ?

>Excusez-moi, mais vous êtes dans un univers mental >totalement étranger à la discussion de ce blog: reprenez le >message du député et dites-nous EN QUOI il vous dérange, >très concrètement?

Mais vous aussi, vous êtes à côté de la plaque.
Le message de M. le député me dérange car il ruine le peu d'acquis dont notre occitan-langue d'oc dispose.

>Et dites-nous si vous faites vôtre l'affirmation: "Qui n'est pas >avec nous est contre nous" ?

J'avoue ne pas saisir.

Écrit par : Doutes | 02/03/2010

Pour "Doutes", le toujours lâchement anonyme occitaniste : vous appelez "explication" le fait d'accuser "certains de mes amis" de je ne sais quoi???
Vous seriez OBLIGE de vous cacher pour discuter sur le blog d'un Député de la République? De qui vous moquez-vous ici??
Et soyez donc un peu plus courageux, en nous disant au juste ce que vous craignez de gens qui, comme moi, n'ont jamais caché, eux, leur identité???
Sur le mistralisme : qui a prétendu ici que la position de M. le député était "anti-mistralienne"? Un occitaniste, ou moi?? Je n'aurai pas la cruauté de vous ressortir des citations occitanistes sur Mistral, son oeuvre, sa graphie, etc. Vous avez tellement exagéré que à votre idéologie jacobine, n'est guère disposé à trahir complètement Mistral avec vous: il vous faudra, ici encore, tenir compte du poids de votre propre histoire et de vos grossières erreurs vis-à-vis de la langue, de sa graphie et du mistralisme en général (sans compter que même des non-mistraliens comme les Auvergnats du Puy de Dôme vous exècrent) : votre arrogance, sur ce site comme partout ailleurs, est en fait le meilleur des arguments que nous puissions trouver contre vous.
Continuez à vous cacher derrière des pseudonymes: vous prouvez à tous votre lacheté!

Écrit par : gourgaud | 02/03/2010

(rectificatif sur mon dernier message)
Une phrase a été tronquée: en substance, j'y affirme que le Félibrige actuel, même s'il a l'air d'être inféodé à vos idées jacobines, n'est guère disposé à trahir Mistral avec vous, les pires ennemis du Maître. Faibles sans doute, mais pas (encore?) renégats.

Écrit par : gourgaud | 02/03/2010

"Qui n'est pas avec nous est contre nous": on sait que pour toute secte, le monde se partage en deux camps irréconciliables: ceux de la secte, et les autres, les ennemis.
Et c'est bien l'impression qu'on a en lisant les interventions des occitanistes: dès qu'on n'est pas (ou pire encore: 'est plus) occitaniste, on est un ennemi à combattre, non pas loyalement mais par l'attaque anonyme (hé oui, j'insiste: lâchement anonyme!)
Bien sûr, nous les démocrates cala ne nous impressionne pas, mais ça laisse un goût de déjà vu dans l'Histoire -par exemple un certain Alibert et sa femme qui dénonçaient anonymement des résistants.
Jamais vous ne ferez croire que des démocrates, dans une démocratie, ont besoin de s'exprimer de façon anonyme comme vous le faites ici: vous êtes soit des lâches, soit des paranoiaques soit des subversifs, et les trois peuvent très bien se combiner.
Bas les masques! A bas les voilés du web!

Écrit par : gourgaud | 02/03/2010

"le message de M le député ruine le peu d'acquis dont notre langue dispose" (le lâche anonyme "doutes" dixit)
Diantre! Quel pouvoir a ce député! En quelques mots il vient de ruiner une construction multiséculaire! Oubliés les ouvrages en langue d'oc, le Prix Nobel de Mistral, les calandretas, le CAPES, la TV et j'en passe!
Là franchement ça devient risible: je sais bien qu'il est de bonne guerre de propagande d'exagérer les faits, mais à ce point vous n'êtes pas une seconde crédible.
Pour moi, ce "peu d'acquis" c'est l'acquis du peuple et de ses écrivains, et je ne vois guère qu'un élu (avec tout le respect qu'on doit à sa fonction) puisse le "ruiner" par quelques paroles, surtout quand elles veulent défendre ET L'OCCITAN ET LE PROVENCAL!
Typiquement sectaire: M. le député n'a pas récité le catéchisme occitaniste, dont c'est un ennemi, il sème le désordre et la ruine.
A quand un tribunal populaire pour ce félon, ce traître, ce fossoyeur?
Allez, cessez d'être ridicule et/ou odieux, avancez des arguments et pas des contes à dormir debout.

Écrit par : gourgaud | 02/03/2010

Monsieur Gourgaud, arrêtez de vous couvrir de ridicule ici, vous me faites de la peine.

Écrit par : Doutes | 03/03/2010

"Doutes" l'anonyme : le lâche, le parano ou le subversif ?
On ne vous lâchera plus tant que vous n'aurez pas donné votre identité: ça me rappelle la femme voilée qui était invitée à la TV, et à qui JF Coppée disait, très humainement : je ne peux pas discuter avec vous parce que je ne vois pas votre visage, et donc je ne sais pas si vous souriez, quelles sont vos émotions ou vos sentiments...
Les intégristes aiment le voile, n'est-ce pas "Doutes"?

Écrit par : gourgaud | 03/03/2010

Moi qui croyais que vous appréciez le débat d'idées, je suis très déçu. Je ne suis pas adepte comme vous du lynchage en public. Vous êtes tombé plus bas que je ne le pensais.

Écrit par : Doutes | 04/03/2010

"Doutes", toujours anonyme, toujours lâche, parano et/ou subversif: le "lynchage" ne pourrait s'effectuer que sur des personnes CONNUES; or vous, vous n'existez pas en dehots des trois catégories ci-dessus : à qui la faute?
Donnez votre identité, et on discutera avec vous d'égal à égal.
Jetez le voile, à bas votre intégrisme!

Écrit par : gourgaud | 04/03/2010

Tout le monde sait que "Doutes" est le cache-sexe du militant séparatiste (du Parti Nationaliste Occitan) Jean-François Blanc qui censure les félibres sur Wikipédia et qui prétend vouloir le débat là où il ne peut pas pratiquer la censure.

Notons que sur l'encyclopédie séparatiste Wikipédia en français, il y tient des propos racistes sur les Auvergnats et y calomnie gravement Vermenouze.

Ici, sous le cache-sexe de "Doutes", il se prétend mistralien, mais sous son vrai nom il écrit dans l'encyclopédie d'extrême droite Wikipédia.fr que

"Mistral était nul en linguistique".

Etrange mistralisme!

Etrange mistralisme que de prétendre sur une pseudo-encyclopédie d'extrême droite que Mistral et Vermenouze étaient "occitans"

que Mistral aurait écrit "Mirelha" et que Vermenouze aurait signé "Vermenosa".

Comme si ces deux républicains et patriotes intransigeants avaient adopté la "graphie" des collaborationnistes royalistes du mouvement occitan !

Écrit par : Alan Broc | 04/03/2010

Allons !

Tout le monde sait que "Doutes" est le cache-sexe du militant séparatiste Joan-Francés Blanc qui censure les félibres mistraliens sur l'encyclopédie d'extreme-droite Wikipédia en français mais qui feint de réclamer un débat là où il ne peut pas organiser la censure.

Il se prétend mistralien sous le pseudonyme de Doutes mais sur Wikipédia il écrit sous son vrai nom que:

"Mistral était nul en linguistique".


Curieux mistralisme !

Curieux mistralisme que de faire de Mistral un auteur "occitan" sur cette pseudo-encyclopédie d'extrême droite, de prétendre qu'il aurait écrit "Mirelha" et que Vermenouze aurait écrit sous le pseudonyme occitan de "Vermenosa"

comme si ces deux républicains et patriotes sans faiblesse à une époque où ce n'était pourtant pas la mode,

avaient adopté la "graphie" d'un camelot du roi devenu supplétif de la Gestapo pendant la guerre !

Écrit par : Alan Broc | 04/03/2010

Allons !

Tout le monde sait que "Doutes" est le cache-sexe du militant séparatiste Joan-Francés Blanc qui censure les félibres mistraliens sur l'encyclopédie d'extreme-droite Wikipédia en français mais qui feint de réclamer un débat là où il ne peut pas organiser la censure.

Il se prétend mistralien sous le pseudonyme de Doutes mais sur Wikipédia il écrit sous son vrai nom que:

"Mistral était nul en linguistique".


Curieux mistralisme !

Curieux mistralisme que de faire de Mistral un auteur "occitan" sur cette pseudo-encyclopédie d'extrême droite, de prétendre qu'il aurait écrit "Mirelha" et que Vermenouze aurait écrit sous le pseudonyme occitan de "Vermenosa"

comme si ces deux républicains et patriotes sans faiblesse à une époque où ce n'était pourtant pas la mode,

avaient adopté la "graphie" d'un camelot du roi devenu supplétif de la Gestapo pendant la guerre !

Écrit par : Alan Broc | 04/03/2010

Allons !

Tout le monde sait que "Doutes" est le cache-sexe du militant séparatiste Joan-Francés Blanc qui censure les félibres mistraliens sur l'encyclopédie d'extreme-droite Wikipédia en français mais qui feint de réclamer un débat là où il ne peut pas organiser la censure.

Il se prétend mistralien sous le pseudonyme de Doutes mais sur Wikipédia il écrit sous son vrai nom que:

"Mistral était nul en linguistique".


Curieux mistralisme !

Curieux mistralisme que de faire de Mistral un auteur "occitan" sur cette pseudo-encyclopédie d'extrême droite, de prétendre qu'il aurait écrit "Mirelha" et que Vermenouze aurait écrit sous le pseudonyme occitan de "Vermenosa"

comme si ces deux républicains et patriotes sans faiblesse à une époque où ce n'était pourtant pas la mode,

avaient adopté la "graphie" d'un camelot du roi devenu supplétif de la Gestapo pendant la guerre !

Écrit par : Alan Broc | 04/03/2010

Allons !

Tout le monde sait que "Doutes" est le cache-sexe du militant séparatiste Joan-Francés Blanc qui censure les félibres mistraliens sur l'encyclopédie d'extreme-droite Wikipédia en français mais qui feint de réclamer un débat là où il ne peut pas organiser la censure.

Il se prétend mistralien sous le pseudonyme de Doutes mais sur Wikipédia il écrit sous son vrai nom que:

"Mistral était nul en linguistique".


Curieux mistralisme !

Curieux mistralisme que de faire de Mistral un auteur "occitan" sur cette pseudo-encyclopédie d'extrême droite, de prétendre qu'il aurait écrit "Mirelha" et que Vermenouze aurait écrit sous le pseudonyme occitan de "Vermenosa"

comme si ces deux républicains et patriotes sans faiblesse à une époque où ce n'était pourtant pas la mode,

avaient adopté la "graphie" d'un camelot du roi devenu supplétif de la Gestapo pendant la guerre !

Écrit par : Alan Broc | 04/03/2010

Je ne sais pas si "doutes" est JF Blanc (mais celui-ci pourra toujours démentir, si ce n'est pas vrai...)
Ce que je sais, c'est que nous sommes ici sur le blog d'un Député de la République et que ceux qui remercient Mr le Député le font tout naturellement sous leur nom.
Et ceux qui le critiquent le font sous le masque de l'anonymat, et que RIEN ne peut justifier cet anonymat dans un débat démocratique et dans un régime démocratique.
Rien sauf les trois raisons déjà données: la lâcheté, la paranoïa, la subversion.
Les démocrates que nous sommes peuvent-ils échanger des idées avec des ennemis de la démocratie ou des malades mentaux? On peut en douter sérieusement, puisque ces occitanistes persistent dans leur lâcheté anonyme.
C'est dommage pour la démocratie. C'est surtout dommage pour leur idéologie, qu'ils ne peuvent défendre que voilés!
A bas les intégristes! A bas les voiles occitanistes!

Écrit par : gourgaud | 05/03/2010

L'oxxitanisme persiste & signe dans son infiltration, jouant la stratégie du Bernard-ermite! Il se sont fixés dans la coquille vide intellectuelle & activiste gauchisante de l'écologie...
Avec l'ex-pédophile Cohen-Bendit & d'autres anciens gauchistes de poils & de plumes, les microbes politiques du POC se sont insérés dans les liste velléitaires écologistes. Voudront ils imposer l'oxxitan à Paris, dans tous les cas il faudra voter contre eux les autres courants fachisants & être dans la démocratie & pas dans la magouille stalino-éologiste, où un petit nombre règne sur la multitude qui végète...

Sèrgi G

Écrit par : S. Goudard de Bouzigas | 07/03/2010

Je crois que grâce à cette discussion chacun aura vu que la peur a changé de camp: pendant des décennies, l'occitanisme a pu imposer à tout un chacun son idéologie "jacobine et anti-scientifique" (déjà dénoncée comme telle au XIXe siècle!). Mais cette période est finie, les élus ne s'en laissent plus compter et les peuples se réveillent pour donner leur avis sur leurs langues et leurs cultures. Fin des mandarins et du mépris. FIn donc de l'occitanisme, cette idéologie totalitaire du XXe siècle qui, selon l'expression de Brel, est "gauchiste entre les guerres et fasciste pendant".
Quand on n'ose même plus donner son nom pour défendre ses idées, c'est qu'on n'a plus rien à faire dans le débat démocratique.
Merci au Député Yvan Lachaud de nous voir donné l'occasion d'en faire la démonstration dans son blog.

Écrit par : gourgaud | 07/03/2010

(correction du message ci-dessus)
Au lieu de "ne s'en laissent plus compter" il faut lire "ne s'en laissent plus conter": la défense des langues régionales n'empêche pas de faire attention à la langue nationale, au contraire!

Écrit par : gourgaud | 08/03/2010

Je suis volontairement resté à l'écart d'un débat qui tourne à l'invective.

Je voudrai simplement rappelé des faits:

En 2007 le Collectif a rassemblé 5000 personnes à Arles
En 2009 le Collectif a rassemblé 2000 personnes à Beaucaire

Dans le même temps et nous pourrions citer différentes sources la manifestation de Carcassonne à rassemblé 10000 personnes, lorsque l'on s"est aperçu de l'erreur de communication les chiffres ont été plus que doublés. Mais on peut compter de façon objective 10000 pour 32 départements cela fait la même proportion que 2000 pour 5 départements.

Mais au delà d'une querelle de chiffres je ne vois pas trace du forum de Châteaurenard qui a rassemblé plus de 300 personnes, 80 présidents d'association, 40 maires ou représentants, les élus de toutes tendances autour de la même table pour arriver à une motion commune, je cite les principaux élus et leur représentation:
Michel Vauzelle Président de la Région, député (PS)
Christian Kert député (UMP)
Jean-Claude Bouchet, député maire de Cavaillon (UMP)
Yves Vidal, maire et Conseiller régiona de Grans (Radical de gauche)
Nicette Aubert, vice-présidente du Conseil Régional (PCF)

Je ne citerai pas tous ces élus qui se sont retrouvés pour cette motion, notre site www.collectifprovence.com donne tous les détails sur le sujet.

J'ai remis au ministre Frédéric Mitterand cette motion lors du salon expolangues.

Nous sommes en train de vivre un changement important, la prise de conscience de tous les élus que cela suffit et qu'il appartient à chaque région de décider de la politique linguistique de sa région sans supra régionalisme, sans main mise par quelques excités en mal d'idéologie sur les cultures régionales des Pays d'oc. Il est temps d'apprendre la démocratie. En Provence l'immense majorité veut cela avec ses élus, tous ses élus, à l'exception de quelques uns qui milite ouvertement pour l'occitanisation de la Provence et qui se retrouve à l'abri de Parti foure-tout.

Le Collectif Prouvènço est prêt pour assumer et contruire une nouvelle ère de la langue provençale, il le fera avec tous ceux qui respectent pluralité et diversité des langues d'oc.

C'est la raison de remercier le député Yvan Lachaud qui applique avec raison et volonté le respect de la démocratie linguistique.

Jean-Pierre Richard
Président du Collectif Prouvènço

Écrit par : jean-pierre Richard | 08/03/2010

Yves Gourgaud a fait allusion de cette manière à la citation de Brel:

"gauchiste entre les guerres et fasciste pendant".

La citation exacte était:

"nazis pendant les guerres et catholiques entre elles"

Elles était d'ailleurs un peu injuste. Si de nombreux flamigants ont collaboré avec les nazis, ils ont été plus nombreux encore à leur résister, et
Léon Degrelle "le fils que j'aurais voulu avoir" comme disait Hitler, était bien Wallon.

Peu importe: Brel disait NAZI pas fasciste et Louis Alibert, "lo Mèstre" de l'IEO était bien NAZI, pas fasciste.

Il écrivait pas exemple que "les Auvergnats ont été contaminés RACIALEMENT par les Celtes" (Il croyait que les "Occitans" étaient Ibères! ce qui explique sa catalanomanie).

Evidemment des gens de race inférieure "contaminée" ne peuvent utiliser que "des formes aberrantes".


On le voit, le terme "fasciste" est bien trop doux à propos des occitans pendant l'Occupation.

Mais plus important encore est ce qu'a écrit M. Richard.

J'avais moi-même sur Info d'oc (groupe Google) fait le rapport entre la mobilisation des Provençaux sur une région, et la mobilisation des Occitans sur sept régions plus un important contigent de Catalans espagnols.

J'avais aussi souligné la mobilisation importante des élus provençaux alors qu'aucun élu n'était à Carcassone - sauf quelques élus espagnols.

Écrit par : Alan Broc | 08/03/2010

J'ai oublié de préciser à quel point nous avons reçu l'aide du député maire de Châteaurenard et de son équipe.

Bernard Reynès était absent pour cause de décés dans sa famille mais largement représenté par son conseil municipal.

Je reprendrai une parole d'un de ses proches collaborateurs: " ce n'est que la première expérience d'une longue collaboration."

Je profite de cette tribune pour dire que le Collectif Prouvènço a apprécié ce partenariat comme extrémement positif.

Jean-Pierre Richard

Écrit par : jean-pierre Richard | 08/03/2010

E Mistral dins tou acò ?

Me permetrès d’adure aqui, quàuqui precisioun sus l’apelacioun de Lengo Prouvençalo e Lengo d’O. Ramentarai simplamen que, dins lou Tresor dóu Felibrige, Frederi Mistral nous dis: Lengo prouvençalo, lengo dóu miejour de la Franço noumado tambèn Lengo d’o. Dins lou proujèt di proumies estatut dóu Felibrige, Mistral escrieu «Pèr Prouvènço entenden lou miejour tout entié coume l’entendien i siècle de nosto independènçi».
Vaqui perque lou Felibrige, gardian de la pensado mistralenco, obro pèr l'aparamen de la Lengo Prouvençalo o Lengo d'O que s'espandis dis Aup i Pirenèu. Em'acò basto !

Tout acò, pèr dire que fau lèu apasima aquèsti poulemico e nous fau recampa à l’entour d’aquelo lengo d’O que ligo tóuti li pople dóu miejour fin qu’uno crido unitàri apiele nósti revendicacioun toucant l’ensignamen de la lengo, de l’escolo meiralo fin qu’à l’universita e soun espandimen dins la vido-vidanto.

Lucian Felibre Majourau

Écrit par : Lucien DURAND | 13/03/2010

Il faut remercier le Majoral Durand qui nous donne ici le "point de vue officiel" d'un Félibrige qui était resté bien silencieux ici...
Quelques remarques pour compléter son point de vue : d'abord personne ne doute de la capacité d'un Majoral du Félibrige à maîtriser la langue provençale, mais il serait bon de considérer que sur le blog du Député Y. Lachaud on s'adresse à tout le monde, donc à des gens qui peuvent ne pas comprendre le provençal: voila pourquoi j'écris ici en français et non en cévenol ou en provençal (ou en vellave).
Que le Félibrige se veuille "le gardien de la pensée mistralienne", fort bien! Félicitations! le problème ici c'est de savoir ce qu'est au juste la "pensée mistralienne" en guise de "langue provençale": je crois comprendre que le "mistralisme historique" ici défendu par le Majoral serait qu'il n'existe qu'une seule langue d'oc, et qu'elle s'appelle "provençal" (c'est bien ce que dit le titre du Dictionnaire de Mistral). Donc les Félibres sont prêts à dire à des Gascons, des Limousins, des Auvergnats, des Catalans pou des Languedociens... qu'ils parlent provençal??? J'aimerais bien que le Majoral me réponde ici par l'affirmative, et qu'il nous montre les documents du Félibrige qui vont dans ce sens...
La réalité est bien plus complexe que le rêve unitaire et volontariste de Mistral: d'abord, les Catalans parlent-ils, oui ou non, cette fameuse "langue d'oc / provençale" prônée par le Majoral? OUI ou NON? Première épine...
Il ne suffit pas de citer UNE FOIS Mistral pour décréter ensuite "em'aco basto!" (et cela suffit!) parce que justement cela ne suffit pas du tout!
La "pensée linguistique" de Mistral est un tissu (historique) de contradictions: pour la place du Catalan comme pour celle du Francoprovençal (qui est inclus dans le Trésor!): il faut commencer par clarifier ses propres positions pour donner un avis sur le problème que soulève la prise de position du Député Y. Lachaud.
Donc que le Félibrige officiel commence par donner son point de vue linguistique sur la place du Catalan et du Francoprovençal dans la "langue d'oc / provençale" avant de prétendre donner un avis sur quoi que ce soit d'autre.
Et cet avis, il y a bien longtemps que nous le demandons (en vain) au Félibrige... à tel point, Monsieur le Majoral, que nous avons un peu perdu l'espoir d'avoir une discussion sérieuse sur la "pensée lingusitique" de Mistral avec vous.
ET c'est dommage, parce que nous aussi, partisans de la pluralité démocratique DES langues d'oc, nous nous réclamons de la pensée mistralienne. Mais sans oser prétendre que nous détenons "la vérité" en la matière.
Si le Félibrige voulait bien admettre qu'on peut défendre Mistral ET la pluralité CONCRETE des langues d'oc, on ferait un grand pas en avant. La position théorique, en la matière, nous intéresse fort peu, parce que nous sommes engagé, comme le Député Yvan Lachaud, dans des demandes fort concrètes -et au demeurant fort raisonnables: relisez la grande lettre de 1913 que Mistral adressait, de façon coinglante, aux occitanistes languedociens de son époque qui déjà voulaient "corriger" le Maître...

Écrit par : gourgaud | 13/03/2010

Mistral est-il défendable ? Ou est-ce un mythe que vous défendez ? Mistral était déconnecté du peuple d'oc : rentier retiré dans son domaine, auteur épique consacré par Paris, rassembleur de poètes de sous-préfecture (la sociologie du félibrige a déjà été longuement étudiée), il consacra l'argent de son prix Nobel à un musée à sa gloire.

Écrit par : Doutes | 15/03/2010

"Doutes" est toujours anonyme, toujours parano, toujours subversif et/ou toujours lâche.
Messieurs du Félibrige officiel, relisez le message de ce triste individu et tirez-en les conséquences: vous qui vous prétendez défenseurs de LA ligne mistralienne, demandez-vous un peu quels alliés vous avez trouvés avec ces occitanistes qui puent la haine et le mépris du mistralisme et de Mistral.
Vous êtes contents d'avoir défilé main dans la main avec de tels individus? Et vous continuez à prétendre incarner le "seul chemin de vérité" pour la défense du mistralisme?
Que les occitanistes anonymes, lâches, paranos et subversifs se déshonorent ici, c'est une bénédiction pour ceux qui les combattent sans aucune faiblesse, à savoir les partisans de la pluralité DES langues d'oc ou comme Alain Broc qui vit l'unité d'oc au niveau des réalités du terrain, comme nous et comme M. le Député.
Mais vous, Messieurs du Félibrige officiel, qu'avez-vous à répondre à ces tristes sires?
J'ai déjà dit que je ne répondrai plus à ces anonymes: c'est le travail du Félibrige de clarifier ses positions (s'il en a) et sa morale (s'il lui en reste une)
IL reste que le Député Yvan Lachaud a pris une position claire: si le Félibrige pense qu'il suffit de citer Mistral en passant pour s'en tirer avec les honneurs, il se trompe lourdement!

Écrit par : gourgaud | 15/03/2010

Merci au pseudo "Doutes", qui, enfin, lève le masque – si je puis dire…-, malgré l’emploi d’un faux nez!...
Ainsi que je l'avais écrit ici il y a quelques temps, les occitanistes ont toujours méprisé la Provence, les Provençaux et Mistral en particulier. Ils n’ont essayé de le récupérer que pour faire tomber dans leur escarcelle un Félibrige vieilli, exsangue, moribond et faible idéologiquement - cf. la contribution supra d'un dignitaire actuel du Félibrige... Il suffaisait de dire aux dignitaires du Félibrige; "Si vous n'êtes pas pour la langue d'oc unique, vous n'êtes pas mistraliens", et tous se sont couchés !... Alors que "LA" langue d'oc de Mistral - le Provençal rhodanien en graphie moderne - n'a rien à voir avec l'occitan standard alibertien !... D'où la proposition dévolution, comme cela s'est fait pour le Corse...
Mais chassez le naturel, il revient au galop !… Mistral est certes revendiqué comme un « poète occitan »… Mais il est toujours aussi "nul" par rapports aux « Danubes de la pensée » que sont Perbosc, Estieu, Alibert ou le Papet Lafont… Sans commentaire !...
Je suis d'autant plus solidaire de Mistral, "poète de sous-préfecture", que je ne suis moi même - Majoral Durand dixit...- qu'un "bibliothécaire de chef lieu de canton" !...ce dont je suis fier !... Que voulez-vous, cela crée des liens !...
Et la Provence avance et contiunera de le faire !...

Écrit par : remi venture | 15/03/2010

M. Venture, vous n'avez pas le monopole de la paranoïa ! D'autres en ont complaisamment étalé les preuves ici !

Et surtout, comme M. Gourgaud, vous vous acharnez à écrire en français, rien qu'en français, pour dénoncer vos fantasmes occitanistes. Le majoral Durand lui rappelle le but du Félibrige : promouvoir la langue d'oc. Ne jamais avoir honte de l'exposer, SANS LA TRADUCTION EN REGARD.

Je n'ai pas écrit que Mistral était poète de sous-préfecture, mais comme à votre habitude vous déformez la réalité pour la faire coller à vos délires...

Écrit par : Doutes | 15/03/2010

Nous DEVONS écrire ici en français, par égard aux lecteurs qui ne sont pas tous provençalophones, et par égard au Député qui tient un blog en français, pas en provençal.
Que des mal-appris veuillent ici faire les malins ou les intéressants en écrivant qui en provençal, qui en occitan, qui en tchèque (mais si! l'imbécillité de l' occitaniste JF Blanc est allée jusque là), cela prouve une simple chose: qu'on peut être un dignitaire universitaire ou félibréen et manquer de savoir-vivre (je reste mesuré)
Mais nous n'avions nul besoin de cette démonstration, nous le savions depuis longtemps que certains, lâches, paranoiaques et subversifs, se cachent volontiers: soit derrière un pseudonyme, soit derrière une langue qu'ils prétendent promouvoir alors qu'ils ne la rendent qu'odieuse ou ridicule.
Savoir à qui on s'adresse pour déterminer sa communication orale ou écrite, c'est le B.A.BA de la linguistique, pourtant...
Mais la science ni la conscience ne s'allient guère avec la lâcheté, la paranoia et la subversion.
Je demande aux intervenants démocrates de ce blog de ne pas répondre au lâche "doutes" sans avoir dénoncé au préalable son voile de Trissotin.
A bas l'intégrisme voilé de l'occitanisme!

Écrit par : gourgaud | 15/03/2010

Vous n'avez pas le monopole des réponses !

Écrit par : Doutes | 15/03/2010

Je constate que:

-le séparatiste occitan Jean-François Blanc, qui habite à Vert Saint-Denis (un peu loin du pays qu'il prétend "délivrer de l'occupation française") continue à se cacher sous le pseudonyme de Doutes, et continue à cracher sur Mistral,

- que Yves Gourgaud est passé de son côté et crache sur le Félibrige et sur Mistral

- que tous deux font semblant de ne pas avoir compris que pour Mistral et pour le Felibrige, provençal veut dire langue d'oc.

Après, on différencie le "provençal mistralien" qui est la langue écrite, littéraire, de Provence, des "parlers" ou "patois" provençaux: marseillais, varois, niçois...

et on différencie le provençal dans son ensemble des autres formes littéraires du pays d'oc: haut-auvergnat, gascon...

étant entendu que pour le moment ces formes littéraires n'ont pas donné une oeuvre comparable à celle de Mistral.

- Le majoral Durand a été très clair sur la forme de cette langue une dans sa variété puisqu'il a écrit en provençal littéraire, donc en orthographe mistralienne.

Pour ma part, en tant qu'Auvergnat, je considère comme Vermenouze notre grand poète, que l'auvergnat fait partie du provençal, de la langue provençale.

Langue d'oc n'est qu'une définition historico-géographique, ce n'est pas un nom.

(occitan a toujours voulu dire languedocien, et plus récemment "kollabo" des Boches)

Léopold Constans, quand il a écrit sur son parler de l'est du Rouergue l'a intitulé:

"Etude d'un sous-dialecte provençal"

C'est la tradition félibréenne, tout le monde le sait sauf Yves Gourgaud et Jean-François Blanc.

La seule chose qui a changé depuis Mistral c'est qu'on connaît plus clairement les limites de la langue d'oc et que le parler franco-provençal de Grenoble n'en fait pas partie, pas plus que le forézien ou le bourbonnais.

Quand au catalan, Mistral disait déja qu'il ne faisait pas partie de la langue d'oc. Il suffit d'ouvrir le Tresor dou Felibrige à l'article "catalan" pour s'en convaincre.

Qu'il ait voulu faire une sorte de jumelage avec les Catalans, comme il en a fait un plus tard avec les Italiens puis avec les Roumains est une autre question. Mais il n'a pas mis de mots catalans dans son Tresor dou Felibrige.

Donc les choses sont claires pour les gens de bonne volonté et de tempérament honnête.

Il est vrai que les occitans brouillent tout et que le Capoulié en fin de mandat n'a guère plus d'énergie qu'une vieille éponge.

Il est désolant de voir Yves Gourgaud prêter main-forte aux ennemis du provençal.

Écrit par : Alan Broc | 16/03/2010

Il se trouve que je suis d'accord avec l'ensemble de l'analyse d'Alain Broc!
Mais je ne vois pas trop où j'ai pu "cracher sur Mistral"? Si c'est l'impression laissée par certaines de mes interventions ici, je m'empresse de dire et d'affirmer les faits suivants:
1. Mistral est, selon la belle expression du Capoulié du Félibrige Dévoluy, le "rédempteur de la langue": sans son oeuvre, et selon le jugement d'un occitaniste, "nous n'existerions pas": ne jamais oublier qu'on doit la vitalité actuelle de la langue à cet homme.
2. La graphie dite mistralienne est infiniment mieux adaptée aux parladures d'oc que la détestable graphie "occitane" qui a pour unique but d'effacer, de raboter et limer les différences qui font le charme et l'intérêt de ces parladures, afin de leur ôter toute personnalité et de les fondre dans une mixture catalano-languedocienne. Donc le mistralisme est essentiel si l'on veut laisser à nos parlers leur dignité et leur personnalité.
3. C'est Mistral qui a, tout jeune, compris et affirmé que: c'est par la langue qu'on sauve un peuple
c'est par la littérature qu'on sauve une langue,
ces deux formules méritant d'être largement méditées pour ne pas en faire un usage abusif (un excès de médicament peut tuer le malade): la langue n'est pas que la littérature, et un peuple n'est pas que sa langue.
4. Mistral a été, selon une autre belle expression, d'une mistralienne cette fois, le "conservateur de notre avenir": il a compris, bien avant nos excités "Verts", le poids de la Nature dans la vie de l'homme, et le poids du Passé dans la construction de l'Avenir.
Il y a bien d'autres aspects de l'oeuvre mistralienne qui mériteraient un hommage, mais ces quatre points suffisent pour affirmer que Mistral et le mistralisme sont l'élément central (et fondateur) de notre réflexion et de notre action en faveur des langues régionales en Provence bien sûr mais aussi en Cévennes, en Auvergne et ailleurs dans ce Miejour qui nous est cher.
Voila mon credo : si certains de mes écrits ont pu lui paraitre étranger, j'en suis sincèrement désolé car alors ils ne reflétaient pas ma pensée profonde.

Écrit par : gourgaud | 16/03/2010

Juste pour signaler, que la même question a été agitée, bien qu'elle n'était guère le sujet du post qui en fut l'occasion sur le blog que je consacre aux langues minorées

http://taban.canalblog.com/archives/2010/02/23/17013641.html

jouer le provençal contre l'occitan est évidemment la plus grande des absurdités linguistiques, sociales et culturelles. Si c'est le nom qui vous importe tant, alors appelons l'ensemble des parlers d'oc "provençal", comme cela fut déjà le cas dans l'histoire, mais l'idée que le provençal est une langue à part entière distincte des autres parlers d'oc ne tient évidemment pas debout :
je suis né à Albi, j'ai habité à Toulon, je réside à Limoges et je communique, sans aucun problème avec les locuteurs du crû et je suis très très favorables à la conservation de toutes les différences dialectales.

Tavan

Écrit par : tavan | 14/04/2010

Le seul problème, dans votre argumentation, c'est que sous le titre de "langue d'oc" unique", puis "d'occitan", certains veulent imposer une unification linguistique en "languedocisant" tout le Midi - "Occitanie" et "occitan" ne sont que les versions archaïsantes de "Languedoc" et "Languedocien"...
On parle bien de "langue corse" et de "langue galicienne", respectivement reconnues comme différentes de l'italien et du portuguais alors qu'il existe, dans les deux cas, une évidente intercompréhension !... On demande la même chose !...

Écrit par : Remi VENTURE | 14/04/2010

Le seul problème, dans votre argumentation, c'est que sous le titre de "langue d'oc" unique", puis "d'occitan", certains veulent imposer une unification linguistique en "languedocisant" tout le Midi - "Occitanie" et "occitan" ne sont que les versions archaïsantes de "Languedoc" et "Languedocien"...
On parle bien de "langue corse" et de "langue galicienne", respectivement reconnues comme différentes de l'italien et du portuguais alors qu'il existe, dans les deux cas, une évidente intercompréhension !... On demande la même chose !...

Écrit par : Remi VENTURE | 14/04/2010

Le seul problème, dans votre argumentation, c'est que sous le titre de "langue d'oc" unique", puis "d'occitan", certains veulent imposer une unification linguistique en "languedocisant" tout le Midi - "Occitanie" et "occitan" ne sont que les versions archaïsantes de "Languedoc" et "Languedocien"...
On parle bien de "langue corse" et de "langue galicienne", respectivement reconnues comme différentes de l'italien et du portuguais alors qu'il existe, dans les deux cas, une évidente intercompréhension !... On demande la même chose !...

Écrit par : Remi VENTURE | 14/04/2010

Le seul problème, dans votre argumentation, c'est que sous le titre de "langue d'oc" unique", puis "d'occitan", certains veulent imposer une unification linguistique en "languedocisant" tout le Midi - "Occitanie" et "occitan" ne sont que les versions archaïsantes de "Languedoc" et "Languedocien"...
On parle bien de "langue corse" et de "langue galicienne", respectivement reconnues comme différentes de l'italien et du portuguais alors qu'il existe, dans les deux cas, une évidente intercompréhension !... On demande la même chose !...

Écrit par : Remi VENTURE | 14/04/2010

Je viens de lire avec intérêt ici ( http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-868QOSD.htm ) le compte-rendu du débat provoqué par la question de M. le Député.

M. le Député Lachaud termine son intervention par ces mots :

'Je comprends que vous soyez honorée, tout comme le
président Le Fur d'ailleurs, que le breton soit sauvé. Tel n'étant pas le cas pour le provençal, je reviendrai sur le sujet avec M. le ministre de la culture afin de voir comment, avec les
linguistes, il est possible d'avancer. Dans la linguistique romane, le provençal et l'occitan sont, en effet,
synonymes et jusqu'au début du XXe siècle, on rencontre fréquemment le terme de provençal pour désigner l'occitan. Je relancerai donc M. le ministre de la culture sur ce débat."

Écrit par : Doutes | 04/06/2010

Il me semble que le respect de chacun, de sa culture et de sa langue, est un minimum. Il existe une pluralité des langues d'Oil que l'on ne songerait même pas à regrouper sous le terme d'Oilitanie, n'est ce pas? En quoi, alors, trouvez-vous dérangeant qu'il existe une pluralité des langues d'Oc?

Les langues d'Oc sont des langues romanes, et c'est en cela qu'il y a entre elles un terreau commun ! Ce qui nous rassemble est bien plus la romanité que "l'occitan", terme inventé, pour mieux refléter une grande "occitanie", pays inventé de toutes pièces, sans réalité historique.

La langue unique, d'autorité, nous ramène à la pensée unique et à ses dérives nauséabondes... Force est de reconnaître, que vous, occitanistes, êtes les champions en la matière : gouvernement provisoire autoproclamé, carte d'identité "nationale", etc. Et inutile de dire ici que le PNO n'est pas représentatif de l'occitanie quand justement, rien de ce que vous organisez ne peut se faire sans lui !

Écrit par : Laurence RAOUX | 05/06/2010

Laurença, la pensada unenca correspònd puslèu a l'actitud dei sòcis de ton Collectiu, bòrd que totei semblatz d'èsser animats non pas per una pensada dubèrta au dialògue (lo dialògue es impossible amb vosautres, o ai ja remarcat), mai per una mesma ideologia sectària d'òdi sistematic de l'occitanisme que vos rend absoludament sords a tota argumentacion.

Et ainsi, de forum en forum, toujours les mêmes, vous répétez, avec une argumentation formatée comme à la plus belle époque de l'URSS, exactement les mêmes contrevérités sur l'occitanisme et la langue d'oc. Assimiler l'occitanisme au PNO ! C'est à mourir de rire : je ne connais pas deux occitanistes qui pensent la même chose sur cette bien fantasmatique "grande Occitanie" qui ne veut pas dire grand-chose. Nous n'avons qu'un point commun : le respect de notre langue d'oc dans toute la diversité de ses parlers, et qui est notre trait d'union - et qui serait aussi le vôtre si vous n'aviez pas décidé de vous lancer dans cette croisade irrationnelle contre "l'occitan", c'est-à-dire, logiquement, contre le provençal lui-même - puisque, comme le député Lachaud le souligne avec bon sens, les deux termes sont encore synonymes en linguistique romane. Pendant ce temps, le provençal est en train de mourir sur son propre territoire (qui d'ailleurs ne se confond pas exactement avec la région Provence, puisque les Hautes-Alpes sont de parler vivaro-alpin et que l'on parle provençal à Nîmes) parce que tout simplement la transmission de la langue s'est considérablement réduite en l'absence de politique linguistique. Est-ce que le provençal disparaît au profit de "l'occitan" ? Non, c'est au profit du français, tout le monde le sait.

Quant au parallèle entre les langues d'oïl et "les" langues d'oc, que j'ai dû lire mille fois, si ce n'est pas mille et une, la notion de symétrie est belle en art mais elle ne saurait se substituer en linguistique à l'analyse scientifique. Je ne connais pas suffisamment les langues doïl (ou "de oui", devrait-on dire) pour t'en parler avec certitude, mais bien sûr que l'Ouitanie existe : c'est la France ! Des différents dialectes d'oïl a émergé une langue standardisée, et cette langue, c'est tout simplement le français. D'où la nécessité de reconnaître les parlers descendant des dialectes médiévaux d'oïl comme "langues" afin d'en faciliter l'enseignement, car comment le justifier si on ne les définit que comme des dialectes du français ? Première hypothèse. La seconde hypothèse serait que, du fait de ce qui caractérise le français parmi les langues romanes, son évolution profonde depuis le Moyen Âge, les dialectes d'oïl non standardisés auraient eu une évolution différente qui justifierait de les considérer comme langues.

Pour la langue d'oc ( = l'occitan, le provençal), cela n'a rien à voir. Après la croisade contre les Albigeois, l'émergence d'une langue commune produite par la littérature a été contrecarrée. Ce qui fait qu'aujourd'hui quand on dit enseigner l'occitan, on enseigne en réalité le languedocien, le provençal maritime ou rhodanien, le niçois, le gascon, etc. D'où le peu d'intérêt, à mon avis, de reconnaire le provençal comme langue régionale, car cela ne changerait pas grand-chose à son enseignement. Quant à la question de l'évolution linguistique depuis le Moyen Âge, force est de constater qu'elle a été plus faible pour la langue d'oc que pour la langue d'oïl, ce qui fait que ses parlers se sont relativement peu différenciés. Même le provençal, qui s'est distingué du languedocien avec lequel il se confondait à l'origine, demeure compréhensible pour un Languedocien, et vice-versa. Là encore, cette situation ne justifie guère une reconnaissance du provençal comme langue autonome.

Je ne prétends pas te convaincre, Laurence, mais j'aimerais seulement obtenir du collectif Provence la même tolérance de pensée qu'il réclame de nous. Mais pour cela, il faudrait qu'il cesse de faire de l'anti-occitanisme fanatique (je pèse mes mots) son fonds de commerce, et s'occupe enfin de la Provence et du provençal plutôt que de "la grande Occitanie" et d'un "occitan" dont on ne sait plus ce qu'il veut dire. La graphie "occitaniste" ? Le languedocien d'Alibert ? Le provençal de Lafont ?

Amistats a tu, pasmens, que sabi que fas l'esfòrç de transmetre ta lenga ais enfants, çò qu'es essenciau per lo provençau e la cultura de Provença que respècti prefondament. Òsca per ta practica quotidiana dau provençau !

Écrit par : Gerard-Joan Barceló | 05/06/2010

Joan,

Je connais ton engagement, tu connais le mien.

Je parle ici en mon nom et non au nom du Collectif Prouvènço et je te saurai gré d'en tenir compte dans les réponses que tu peux m'adresser.

Je te remercie pour tes encouragements, et tes amitiés, mais en effet, tu ne me convaincs pas. Tu n'es pas ici, sur le terrain. Que peux-tu dire de ce qui se passe réellement en Provence, au delà de ton idéologie (moi aussi, je pèse mes mots)?...

Je connais ton désengagement envers le PNO, et je n'y reviendrai pas mais tu n'es pas le seul occitaniste sur la place... Pourtant, là où je te rejoins, c'est qu'au-delà du pourquoi, et des désirs de pouvoir qui animent certains de tes amis, c'est la situation qui prime...

Je ne te donne qu'un simple exemple, qui me touche de près et me révolte au plus haut point. J'habite un village où l'on parle, historiquement, le provençal mistralien. Or, au collège de ce même village, on enseigne l'occitan. Selon ce que tu viens de nous expliquer, l'occitan, dans ce cas précis, ça devrait être du provençal, non? Eh bien je te le donne en mille, pas du tout ! c'est bien de l'occitan, c'est à dire du languedocien. Ce qui est pire c'est que lorsqu'un enfant s'exprime en mistralien, sa graphie n'est pas respectée. L'enfant qui parle d'une sorte à la maison et à qui l'on apprend que ce "n'est pas ainsi que se parle sa langue" est forcément perdu et démotivé. Saches que jamais je ne permettrai que mes enfants apprennent l'occitan en lieu et place du provençal et que sur le terrain, les deux sont bien distincts, malgré le discours formaté des idéologues occitanistes...

Tu m'as toujours trouvée passionnée dans nos débats. Tu penses que je suis aveuglée par ce que tu nommes "l'anti-occitanisme fanatique" du Collectif... Mais tu te trompes, Joan. Je suis passionnée parce que je suis provençale, et justement pas occitane. Et si je suis passionnée c'est uniquement en réaction à ce genre de comportements qui me choquent et qui choquent bien d'autres personnes avec moi. Dans les rangs du Collectif - et je te rappelle que je parle ici en mon nom - je ne vois que des gens semblables à moi. Pas des monstres et moins encore des fanatiques.

Tu devrais relire les commentaires de Jean-Pierre Richard et de Rémi Venture, à la lumière de ce que je t'écris là. Demander à être respecté, et à ce que l'on se respecte les uns les autres, ce n'est pas du fanatisme...

à bèn lèu.

Écrit par : Laurence RAOUX | 06/06/2010

Laurença,

Te regràcii per ta respònsa cortesa e mesurada, maugrat nòstrei desacòrdis.

J'utilise Internet parce que je suis, en effet, loin de la Provence pour le moment - j'espère cependant une bonne nouvelle bientôt... Mais il est clair aussi que cet outil ne sert pas toujours à la vraie communication : il a tendance, je trouve, à exacerber des conflits qui seraient bien moins violents avec des éléments aussi essentiels que les voix, les gestes ou les sourires. J'espère donc, si tu veux bien, que nous aurons l'occasion de discuter de cela plus posément que par claviers interposés.

Je ne vois pas non plus pourquoi on devrait enseigner le languedocien (plutôt que "l'occitan", qui n'a pas pour moi le même sens - tout dialogue implique à mon avis que l'on adopte un vocabulaire commun) dans un village provençal ! Est-ce un problème de compétence (socio)linguistique de la part de l'enseignant ? Est-ce un problème de recrutement : la difficulté de trouver un enseignant compétent en provençal ? Je pencherais pour la seconde hypothèse car il est clair qu'il y a un manque de moyens pour enseigner la langue d'oc. Pour le second degré de l'enseignement public, le CAPES de langue d'oc ne recrute plus que 3 ou 4 enseignants par an ! Comment dans ces conditions couvrir les besoins d'un territoire énorme qui va du Béarn au Dauphiné et du Limousin à Nice ?

Pour ma part, je pense que la pénurie et l'urgence sont telles qu'il faut faire feu de tout bois : enseignement public, enseignement privé, politique linguistique de l'Etat, politique linguistique des régions, voire des municipalités (mise en place de signalétiques bilingues dans les transports communs et sur des panneaux, par exemple). Et la question de la norme ? Pour moi qui suis conscient de l'unité de la langue d'oc, je n'ai rien contre la norme mistralienne, car elle est historiquement tout à fait légitime en Provence, et du point de vue occitaniste qui est le mien, je préfère mille fois le provençal écrit à la manière de Mistral (d'ailleurs, je n'ai jamais caché que je le lisais aussi bien que l'occitan de norme "classique") à la disparition de la langue au profit d'un unilinguisme français.

Quant au PNO, ce n'est pas de "désengagement" dont il faudrait parler en ce qui me concerne, mais plutôt de "non-engagement". Je n'ai jamais été membre de ce parti. Dernièrement, il semble s'être fait de nouveaux ennemis parmi les occitanistes car il a publié un communiqué à propos de la tragédie de la flottille humanitaire de Gaza désignant comme seul responsable l'activisme pro-palestinien, et dégageant de toute responsabilité le gouvernement israëlien. En vertu de l'idéologie du PNO inspirée de François Fontan, "une langue = une nation = une terre", les Palestiniens ne mériteraient pas d'être soutenus dans leur demande d'obtention d'un Etat indépendant parce que, parlant arabe, leur seule nation serait la nation arabe! En revanche, les Israëliens, parlant hébreu, appartiendraient de ce fait à une nation, la nation israëlienne, légitime pour avoir un Etat ! Franchement, je ne suis pas du tout d'accord avec cette idéologie qui me semble tout à fait simpliste, et je suis pour la dépolitisation des questions linguistiques : ne mélangeons pas tout. La seule chose que je demande, c'est qu'enfin il soit possible d'établir de véritables politiques linguistiques pour empêcher la disparition des langues minoritaires.

Amistats e a ben lèu !

Écrit par : Gerard-Joan Barceló | 06/06/2010

Joan,

Tu vois bien que lorsqu'on dépassionne le débat, on arrive à trouver des points communs. Je partage ton avis concernant internet. Je pense, vraiment, que tu n'es pas un occitaniste comme ceux que je croise en Provence, ce qui fait que j'accepte le dialogue avec toi, malgré nos batailles virtuelles d'il y a quelques mois. Je pense - ne le prends pas mal- que ton idéologie t'aveugle. L'idée, en tous cas telle que tu la décris, est belle, en effet. Mais dans la réalité, les choses sont différentes et là où tu sépares totalement politique et langue, bien des occitanistes, au contraire, utilisent la langue comme outil de pouvoir.

A te relire, je trouve dommage que tu focalises ta rage sur Rémi Venture, comme autrefois sur moi. J'imagine aisément que son sens de l'humour et de la dérision te dérange. Pourtant, si tu fais le même effort qu'avec moi, si tu lis ses textes deux fois avant de partir en guerre, tu y verras des propos qui ne peuvent être taxés de sectaires ou de fanatiques. En aucune façon.

C'est ce que je te reproche principalement, et c'est aussi pourquoi nous nous sommes tant heurtés. Tu es aveuglé par ta colère, car tu vois ta cause comme juste et belle, dénuée d'aspects politiques et de désirs de pouvoir... Rémi n'est pas autre que toi. Il défend sa propre cause, et elle lui importe d'autant plus qu'elle est liée à son histoire, à sa terre natale, à son ascendance...

Tu uses aussi, souvent de dérision. Comment alors la reprocher aux autres? Nous avons réussi à ôter cette dérision dans nos échanges et je vois bien, dans chacun de tes commentaires, que tu essayes, désormais, de ne pas me heurter, malgré notre désaccord. Je te demande d'accorder le même crédit aux autres provençaux qui ne veulent pas se voir imposer une langue, un drapeau et une idéologie qui n'est pas la leur...

Je te remercie par ailleurs de ta prise de position ferme contre le PNO. Je partage totalement ton dégoût.

Tu souhaites plus que tout que les langues minoritaires ne disparaissent pas : sais-tu que tu partages ce souhait avec Jean-Pierre Richard et Rémi Venture? Que vous ne vous accordiez pas sur les solutions est un fait. Mais votre but est-il différent?

Pour finir, je souhaite que tu puisses accéder au poste que tu brigues et j'espère que tu auras toujours le courage de tes opinions quand tu verras que sur le terrain, les choses sont à mille lieues de se passer comme tu le dis.

Couralamen,

Laurènço.

Écrit par : Laurence RAOUX | 06/06/2010

Laurença, ai gaire de temps uei, mai te regràcii per ton messatge amistadós !

Je l'apprécie particulièrement parce qu'en effet, nous avons il y a quelques mois échangé des messages très durs, et je trouve toujours positif que les échanges virulents fassent place à des propos plus apaisés et plus amicaux. Quels que soient nos différends, nous n'en restons pas moins des personnes, ce que l'écran de l'ordinateur a tendance à faire oublier, je trouve.

Je n'ai pas l'impression d'être si exceptionnel parmi les occitanistes, d'autant plus que, comme je l'ai déjà écrit, nos opinions sont plus diverses qu'il n'y paraît, mais j'admets accorder beaucoup d'importance au dialogue, qui me semble particulièrement crucial quand il s'agit d'empêcher la disparition d'une langue et d'une culture.

Per galejar un pauc, siáu pas segur que Romieg Ventura, après nòstreis vius escambis, prèse de verai d'èsser comparat a ieu ! Mais je n'ai pas de rage ni de colère particulières contre lui ni contre personne, quoi que le registre polémique puisse laisser paraître et même si je suis comme toi passionné quand je défends ce qui me paraît juste ! :-)

Coralament / couralamen

Joan

Écrit par : Gerard-Joan Barceló | 07/06/2010

Notre chorale, The Sunshine Singers, en Normandie prépare un chant de Noêl Provençal pour chanter en concert début Décembre à Caen. DINDOULETTO . Ayant la music et les paroles, nous souhaiterons un peu de l'aide pour les prononcer. Est-ce que vous connaissez quelqu'un qui acceptera de les lire lentement et nous l'envoyer en dossier audio par émail. Nous avons beaucoup de linguistes dans notre chorale, mais personne parle le provençal donc nous sommes obligé de déviner la pronunciation. Aidez-nous svp.
Sarah Lenoir
Dindouleto ma mio Volo volo fai lèu Vai parla dou Messio Val counta como ei bèu......

Écrit par : Sarah Lenoir | 02/10/2010

Notre chorale, The Sunshine Singers, en Normandie prépare un chant de Noêl Provençal pour chanter en concert début Décembre à Caen. DINDOULETTO . Ayant la music et les paroles, nous souhaiterons un peu de l'aide pour les prononcer. Est-ce que vous connaissez quelqu'un qui acceptera de les lire lentement et nous l'envoyer en dossier audio par émail. Nous avons beaucoup de linguistes dans notre chorale, mais personne parle le provençal donc nous sommes obligé de déviner la pronunciation. Aidez-nous svp.
Sarah Lenoir
Dindouleto ma mio Volo volo fai lèu Vai parla dou Messio Val counta como ei bèu......

Écrit par : Sarah Lenoir | 02/10/2010

Réponse à Sarah Lenoir.

Je vous félicite de chanter en provençal, merci très chaleureusement.

- le O final est l'équivalent du -E muet français. Il n'est pas muet mais plus léger que les autres voyelles. Attention, c'est un O très ouvert comme dans "porte". (C'est pas dindoul'étau)

- ma mìo, en deux syllabe accentué sur I. /miyo/

- fai lèu, comme s'il y avait "fay lèou" en français /fay lèw/, en phonétique romane.

- Vai parla dóu Messìo = /vay parla duw messiyo/

- Vai counta coumo ei bèu = /vay kunta cum' ey bèw/

Si vous n'avez pas la traduction:

"Hirondelle ma mie, vole, vole, fais vite, Va parler du Messie. Va raconter comme il est beau."

Attention. Il y a eu une erreur de typographie. C'est "Vai counta coumo ei bèu" (pas "Val")

Écrit par : Alan Broc | 02/10/2010

Salut à tous les participants de ce site web ,

Premièrement, permettez-moi de vous démontrer ma gratitude pour toutes les très "à propos" infos que j'ai trouvées sur cet formidable site.

Je ne suis pas sure d'être au bon endroit mais je n'en ai pas vu de meilleure .

Je viens de New lake, États-Unis. J'ai 46 années et j'élève 3 agréables enfants qui sont tous âgés entre 6 ou 12 ans (1 est adoptée ). J'aime beaucoup les animaux domestiques et je fais de mon mieux de leur donner les accessoires qui leur rendent la vie plus agréable.

Merci à l'avance pour toutes les très "à propos" discussions dans le futur et je vous remercie de votre compassion pour mon français moins que parfait: ma langue de naissance est le mandarin et j'essaie de m'enseigner mais c'est très difficile!

Arrividerchi

Arthru

Écrit par : oratarrtli6 | 28/03/2011

Sie Sie !

Per legi de lengo d'o:

http://mistralenc.over-blog.com/

Écrit par : Alan Broc | 28/03/2011

En résumé, on va affirmer que je n'ai vraiment pas lu un aussi bien mené billet depuis longtemps!
Pour discuter de ce sujet, contacte moi par e-mail !
En tout cas, très bonne continuation.
Martine.

Écrit par : Lien | 10/02/2012

J'ai lu votre blog pendant un mois ou plus et j'ai collecté une tonne de bonnes informations et j'ai beaucoup apprécié la façon dont vous avez structuré votre site.

Écrit par : Elodie | 13/06/2012

Hello. Je souhaitais débuter en disant que j'apprécie ton site !
En revanche je crois avoir un lèger soucis car le menu semble déplacé vers la gauche sur mon pc !
Au revoir ! :D

Écrit par : Panneau solaire | 13/10/2012

Alors un superbe billet.
C'est la toute première fois que je découvre ce petit blog : je suis déjà une de tes lectrices !!


Encore félicitations !!
A très bientôt !

Écrit par : Cma Avocats | 13/05/2013

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