06.10.2009
Réforme de la Poste: la position d'Yvan Lachaud
le Nouveau Centre est conscient des inquiétudes et des interrogations que ce projet de réforme a pu faire naître, tant chez les postiers que chez les Français, légitimement attachés à une entreprise ancienne qui fait partie de leur quotidien.
C’est précisément parce que nous sommes attachés à La Poste, que nous souhaitons lui donner les moyens d’assurer son adaptation, sa modernisation et sa compétitivité, qui sont les conditions de sa pérennité pour faire face à l'ouverture totale à la concurrence à compter du 1er janvier 2011. Ainsi La Poste, devenue le 1er janvier 2010 une société anonyme à capitaux publics, aura une année pour bien se préparer, avec son nouveau statut et une augmentation de capital, à l'ouverture du marché en 2011.
Nous sommes convaincus en effet que La Poste, confrontée, à l’heure d’internet, à une diminution des échanges par courrier, mais aussi à une baisse des volumes transportés et à la crise qui touche la plupart des entreprises françaises, doit évoluer pour maintenir sa compétitivité face à la future concurrence. Aussi la décision des pouvoirs publics d’accorder une augmentation de capital de 2,7 milliards d'euros, souscrite par l'Etat et la Caisse des Dépôts, va dans le bon sens.
Sachez que le groupe Nouveau Centre est particulièrement attaché à la pérennité de l’engagement de l’Etat dans le capital de La Poste, et nous veillerons à ce que le projet de loi nous apporte la garantie que les capitaux seront totalement publics. L’Etat s’y est engagé, et nous serons garants du respect de cet engagement : à aucun moment, nous ne laisserons place à l'intérieur du capital à un acteur privé.
Nous serons également particulièrement vigilants pour que les missions publiques de La Poste, qu’il s’agisse du service universel du courrier, de l’aménagement du territoire, de l’accessibilité bancaire et de la distribution de la presse, soient confortées par la loi et dotées d'un financement pérenne et transparent. Sur ce point, le projet de loi prévoit justement que La Poste sera chargée pendant quinze ans du service universel postal pour l'ensemble du territoire, avec comme garantie supplémentaire le maintien d'un prix unique du timbre sur tout le territoire.
Nous veillerons aussi à ce que les salariés de La Poste voient leurs conditions de travail préservées et à ce que la situation des personnels ne soit nullement affectée par cette réforme, les fonctionnaires conservant notamment leur statut.
Ainsi, la densité des points-poste, la pérennité du prix unique du timbre, les obligations concernant la levée et la distribution 6 jours sur 7, les garanties pour les postiers seront les points que je défendrai, au nom du groupe Nouveau Centre, lors du débat à l’Assemblée nationale.
Enfin, nous considérons que La Poste n'est pas une entreprise comme les autres : entretenant un lien très fort avec ses usagers, elle a un important rôle de lien social, mais aussi un rôle central dans l’aménagement du territoire et le maintien de la vitalité des territoires ruraux. En effet, la présence de La Poste, au même titre que celle de l’école, constitue une garantie de vitalité économique et sociale pour tous les territoires, mais aussi un facteur indispensable d’attractivité et d’ancrage de la population. En zone rurale, le service postal revêt des réalités importantes : l’accessibilité des guichets et des prestations, mais aussi une dimension sociale, puisque le facteur remplit encore d’autres fonctions que la simple distribution du courrier (portage de médicaments, de repas, d’achats divers, voire opérations bancaires à domicile).
Le groupe Nouveau Centre veillera à ce que l’évolution de La Poste s’accompagne du maintien de cette dimension sociale et d’aménagement du territoire, car l’égalité d’accès de tous les Français, urbains ou ruraux, au service public, constitue une exigence de solidarité nationale.
15:39 Publié dans Assemblée Nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : la poste, réforme










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