06.07.2009

Yvan LACHAUD, interviewé par les artisans de la CAPEB du Gard

1 / Yvan LACHAUD, vous êtes député du Gard depuis 2002. Pourriez-vous présenter pour nos lecteurs artisans qui ne vous connaissent pas en quelques mots et nous dire votre impression sur l’artisanat du bâtiment après avoir été reçu lors du dernier conseil d’administration de la CAPEB Gard du 26 Janvier dernier ?

 

Je suis député de la 1ère circonscription du Gard depuis 2002 et Adjoint au Maire de Nîmes en charge des finances. Par ailleurs, j’exerce toujours pour partie ma profession de Directeur d’un établissement scolaire privé sous contrat d’Etat, car pour moi, c’est essentiel de garder le contact avec les réalités socio-économiques en face…

Cela dit, pour cela, une autre façon de faire est de rencontrer aussi fréquemment que possible les acteurs économiques de notre pays. C’est ce que je fais régulièrement avec les responsables de la CAPEB, qui assurent un relais essentiel entre les artisans et les élus que nous sommes.

Leur dynamisme et leur pugnacité font d’eux, non seulement un partenaire incontournable du monde de l’artisanat, mais aussi une source d’inspiration et un laboratoire d’idées que l’on essaie, à notre tour de relayer auprès du gouvernement.

 

 

2 / Les 7 000 entreprises artisanales du bâtiment ( 2 900 sur NIMES METROPOLE ) traversent une crise économique sans précédent ( licenciements, pertes de marchés, ; problèmes de trésorerie…), quelles réponses pouvez-vous préconiser notamment en tant que député de la majorité présidentielle face à la détresse d’un des secteurs économiques les plus dynamiques de NIMES et du Gard ?

 

Personnellement, en tant que député, je me dois d’être un relais et un facilitateur de règlement des situations « a-normales ». Un relais pour exprimer les difficultés des artisans au gouvernement, faire émerger des idées concrètes et novatrices, et faire en sorte que tout cela soit pris en compte au plus haut niveau. Un facilitateur pour s’assurer que les décisions gouvernementales soient appliquées comme il se doit sur le terrain, et faire remonter les anomalies, le cas échéant, au niveau supérieur afin que tout cela se règle.

Concrètement, le gouvernement a préconisé aux banques de faciliter l’accès au crédit des PME, et les a aidées en ce sens. Si sur le terrain, on constate des dysfonctionnements ou si les banques ne jouent pas le jeu : c’est directement le cabinet de la Ministre de l’Economie que je contacte pour régler le problème.

 

3 / Le gouvernement de N.SARKOZY a créé un choc culturel par le Grenelle de l’Environnement, les artisans vont aborder les nouveaux marchés de l’éco-construction notamment par le label ECO ARTISANS. Que pensez-vous de cette nouvelle démarche de l’artisanat du bâtiment impulsée par son syndicat représentatif la CAPEB Gard ?    

 

La crise économique que l’on connaît aujourd’hui n’est pas une crise conjoncturelle : c’est une véritable crise structurelle, le préambule à un manque de ressources qui va entraîner des bouleversements majeurs dans notre mode de vie.

En ce sens, toutes les démarches qui visent à anticiper et à préserver les ressources énergétiques sont nécessaires, et plus tôt, elles seront prises, mieux elles seront réalisées.

L’éco-construction doit donc être une vraie priorité pour les particuliers, car elle sera source, demain, d’économies considérables pour leur pouvoir d’achat. Il est du rôle du gouvernement, de permettre aux entreprises et aux artisans de proposer aux particuliers cette démarche d’éco-construction au coût le plus abordable, et de les inciter à investir pour l’avenir.

 

 

 

4 / Connaissez-vous les missions et l’action de la CAPEB Gard au service des artisans du bâtiment depuis près de 50 ans ?  Quel doit être le des organisations professionnelles au profit des socio-professionnels qu’elles représentent notamment des élus politiques dont vous êtes?  En tant que parlementaire, qu’attendez-vous de ces organisations ?  

 

Je travaille avec la CAPEB depuis de nombreuses années. En ce moment, sur les mesures anti-crises ou pour réfléchir au statut de l’auto-entrepreneur qu’il faut améliorer. Mais nous avons, par le passé, fait avancer des dossiers importants comme le statut de conjoint collaborateur, la création d’un Small Business Act à l’Européenne, ou plus localement développer le partenariat Inspection d’Académie – CAPEB pour développer l’attrait des formations du bâtiment auprès des jeunes.

Ce travail, je ne peux le réaliser qu’en partenariat étroit avec les organisations professionnelles.

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