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19.07.2007

L'Arboriculture régionale en alerte!

YVAN LACHAUD ALERTE LE MINISTRE DE L’AGRICULTURE SUR LA SITUATION DES PRODUCTEURS DE PÊCHES ET DE NECTARINES

Alors que la saison des pêches et nectarines bat son plein, les producteurs du Gard et de notre région, se trouvent aujourd’hui dans une situation particulièrement grave.

Le député du Gard, Yvan LACHAUD a tenu à alerter dès ce matin, Michel BARNIER, Ministre de l’Agriculture et de la pêche sur la dégradation rapide de la situation. : « les prix payés par la grande distribution sont de l'ordre de 1 euro le kilogramme alors que le prix de revient est de 1,25 euros. Il reste environ deux tiers de récolte « à rentrer » d'ici septembre et si des mesures en faveur de la profession ne sont pas prises rapidement, c'est tout le secteur d'activité qui s'effondre, avec la perte de milliers d'emplois. Ce qui serait particulièrement dommageable pour notre département ».

15.07.2007

Retrouvons la grandeur de l’Université française

L’indispensable réforme des universités

La réforme des universités est à l’ordre du jour du gouvernement. Enfin ! depuis plus de vingt ans, il était quasiment interdit de toucher aux règles de fonctionnement de nos facultés, pourtant devenues inadaptées à la massification de l’enseignement et à la mondialisation.

Réformer nos universités est aujourd’hui une nécessité, une urgence même. Le nombre de jeunes qui accèdent à l’enseignement supérieur a considérablement augmenté — il faut s’en féliciter — ; 80 % d’une classe d’âge sont désormais bacheliers. Or, si le lycée s’est adapté à cette massification de l’enseignement, notamment concernant la pédagogie et les formations proposées, nos universités n’ont pas réalisé l’indispensable « aggiornamento ». La mise en place de la réforme Licence-Master-Doctorat, qui réorganise les parcours universitaires, nous pousse également à la réforme ; en particulier, les étudiants en BTS ou DUT, diplômés à bac+2, attendent avec impatience de trouver leur place dans ce nouveau système.

Ne nous trompons pas de débat : il ne s’agit pas de choisir entre la sélection au mérite et la promotion sociale, l’égalité républicaine et un système d’excellence-concurrence.

L’autonomie des universités ne doit pas se faire au prix du désengagement de l’Etat, mais au contraire s’accompagner de la création de postes. Dès lors, la querelle sur la nature de ces créations de postes — fonctionnaires titulaires ou contractuels — n’a guère de sens. Il est ridicule de s’inquiéter d’une éventuelle précarisation des emplois universitaires, quand tant de jeunes chercheurs vivotent avec un demi-poste d’assistant pour un an ou tentent une carrière différente, en attendant un emploi définitif. Des postes de trois ou six ans assureraient l’avenir des jeunes chercheurs davantage que les contrats annuels d’aujourd’hui.

Le projet de loi du gouvernement va dans le bon sens, en particulier parce que les sujets qui faisaient débat ont été résolus. Une analyse lucide et raisonnable du projet de loi le confirme à l’évidence, et seule une mauvaise foi, voire une vision idéologiquement bornée voudraient nous faire croire le contraire. D’abord, le report de la discussion du projet de loi a coupé l’herbe sous le pied à ceux qui dénonçaient un passage en force : la place a bel et bien été faite à la concertation avec les syndicats étudiants et enseignants, les présidents d’université… Les principes qui ont présidé à la fondation et au fonctionnement de nos universités depuis plusieurs décennies sont intacts : pas de sélection à l'entrée des études supérieures ni d’augmentation des frais d'inscription. Il n’y aura pas non plus d’autonomie « à la carte », puisque les universités avanceront d’un même pas vers l'acquisition de nouvelles compétences dans la gestion de leur budget, de leurs personnels et de leur patrimoine immobilier. L’égalité de traitement entre étudiants sera donc assurée. Troisièmement, la représentation des étudiants sera préservée ; il ne s’agit pas de faire des présidents les « nouveaux propriétaires de l’université », comme le craignent certains. Enfin, il n’y aura pas de sélection dès l'entrée en première année de master (bac+4), au lieu de l'entrée en deuxième année actuellement.

Nous devons avoir conscience que la bataille du XXIe siècle sera celle de l’intelligence : nous sommes entrés dans une société de la connaissance, où la puissance dépend de la maîtrise du savoir. Quand on sait qu’il y a plus d’informaticiens à Bangalore que dans la Silicon Valley, on mesure l’enjeu pour nos pays occidentaux : pour ne pas perdre la maîtrise de la conception comme nous avons perdu celle de la production, il nous faut miser sur l’enseignement supérieur et la recherche. C’est l’avenir du pays et de nos enfants qui est en jeu.